Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 404 artistes • 746 auteurs
publiés dans Amavero

  • Camus (Albert) : la scène du cimetière

    C’est à ce moment qu’il lut sur la tombe la date de naissance de son père, dont il découvrit à cette occasion qu’il l’ignorait. Puis il lut les deux dates, « 1885-1914 » et fit un calcul machinal : vingt-neuf ans. Soudain une idée le frappa qui l’ébranla jusque dans son corps. Il avait quarante ans. L’homme enterré sous cette dalle, et qui avait été son père, était plus jeune que lui.
    (suite…)


  • Baudelaire (Charles) : Enivrez-vous

    Il faut être toujours ivre, tout est là ; c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
    Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!
    (suite…)


  • Aragon (Louis) : Cest une chose étrange

    C’est une chose étrange à la fin que le monde
    Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit
    Ces moments de bonheur ces midis d’incendie
    La nuit immense et noire aux déchirures blondes

    (suite…)

  • MacColl (Ewan) : Dirty Old Town (Vieille ville sale)

    I met my love by the gas works wall
    Dreamed a dream by the old canal
    Kissed a girl by the factory wall
    Dirty old town
    Dirty old town

    J’ai rencontré mon amour près du mur de l’usine à gaz
    J’ai fait un rêve près du vieux canal
    Embrassé une fille près du mur de l’usine
    Vielle ville sale
    Vielle ville sale

    (suite…)

  • ode à tarutao

    cri animal dans la moiteur verte de l’île
    macaques gris nounous de grands yeux apeurés
    nœuds de mangroves serpentines inviolées
    rivière tordue vers la grotte aux crocodiles

    comme l’eau le temps a repris son cours originel
    à l’écart des bruits inutiles irréels
    les hommes sont calmes et souriants
    les enfants s’ennuient mollement
    les chats miaulent pour le décor
    des marcassins grognons traversent le parc d’or

    jour et nuit soleil et pluie jouent à cache cache
    et à chaque fois c’est la nature qui gagne
    les arbres si hauts la lumière et la couleur
    sont plus forts et plus éclatants ici qu’ailleurs

    déserte la plage la plus longue sur terre
    laisse s’échouer quelques rouleaux nonchalants
    au large un phare breton protège la baie
    où mouille un sloop rouillé de gangsta solitaire

    l’île halte invite au repos
    comme si l’écriteau du débarcadère
    te prévenait attention voyageur délétère
    sur le sable de l’îlot
    tu ne poses pas que ton bagage
    tu poses aussi ton rêve ta vie tes gages
    et quant tu repartiras vers le vacarme
    ici à Tarutao l’oubliée
    toi le voyageur pressé
    tu auras laissé un bout de ton âme


Dernières publications d’art et de poésie

  • Ajouts d’œuvres d’art moderne et contemporain

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  • Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

    L’homme moderne a perdu contact avec lui-même, avec autrui et avec la nature. Transformé en marchandise, il éprouve ses forces vitales comme un investissement dont il doit tirer le maximum du profit possible en rapport avec les conditions du marché. Les rapports humains sont essentiellement des rapports entre automates aliénés, chacun assurant sa sécurité en s’efforçant de rester proche de la foule et de ne pas s’en distinguer en pensée, sentiment ou action. Dès lors, chacun reste absolument seul, en proie à l’insécurité, l’angoisse et la culpabilité, tous sentiments inéluctables lorsque l’on ne parvient pas à surmonter la solitude humaine…
    …Dans la société capitaliste contemporaine, la signification de l’égalité s’est transformée. Par égalité on se réfère à une égalité d’automates ; d’hommes qui ont perdu leur individualité. Aujourd’hui, égalité signifie « similitude » plutôt que « singularité ». C’est une similitude d’abstractions, d’hommes qui exécutent les mêmes travaux, qui s’adonnent aux mêmes loisirs, qui lisent les mêmes journaux, qui nourrissent les mêmes sentiments et les mêmes idées.

    Erich Fromm – Extraits de « L’art d’aimer »

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  • Wang (Wei) : A Monsieur le magistrat Chang

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025