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Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.


  • liberté de la plume

    A close-up of a beautifully detailed bird feather with blue and black stripes against a light background.
    Luc Fayard – Plume de Geai des chênes (2025) – photo – 2 cm de haut

    cette plume appartenait
    à un geai des chênes
    qui l’a déposée une nuit
    devant chez moi
    pour que je la trouve au matin
    j’ai failli ne pas la voir
    avec ses deux centimètres de haut
    depuis que je l’ai prise
    entre mes mains
    elle est entrée
    dans mon âme
    et ma vie a changé
    ma vision de la beauté
    mon symbolisme
    mon attention aux détails
    j’ai découvert
    le minusculement magnifique
    porteur d’envol et de légèreté
    de tournoiement aussi
    mais il a fallu
    qu’un petit animal
    perde un attribut
    pour que je gagne en émotion
    j’espère que cette plume
    n’est qu’une mue
    et pas le résultat d’un combat
    un don pas une perte
    merci à l’oiseau
    qui m’a offert ce cadeau
    je lui promets
    qu’il portera ses fruits
    désormais mes mots
    seront ceux de sa liberté

    Texte de Luc Fayard inspiré par une plume de geai des chênes trouvée par Zélie


  • Galerie de la RÉVOLTE

    En feuilletant le fonds des images d’œuvres d’art d’Amavero, nous nous sommes dit qu’il manquait des thèmes autour de la douleur, la révolte, l’humeur. Et l’utilisation sans résultat probant de nos nouvelles et géniales ! 🙂 inventions Trouvez un tableau et Mosaïque nous l’a confirmé. D’où l’inauguration de cette Galerie de la Révolte, plutôt art contemporain mais en fait intemporelle. Comme d’habitude, le choix porte sur des évocations plutôt que sur des démonstrations. Et comme d’habitude, n’hésitez pas à nous faire des propositions, plutôt en art contemporain (mais tout est possible !).


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  • Un mot, neuf images : composez votre mosaïque d’œuvres d’art, la mot-saïque

    Mosaïques d’Oeuvres d’art crées par Amavero

    Mot-saïque : une innovation Amavero au coeur de l’art et de la poésie !
    Entrez un mot — rêve, regard, lumière, enfance… — et Amavero compose pour vous une mosaïque de neuf images issues de sa galerie.
    Queneau vous proposait mille milliard de poèmes avec 140 vers, Amavero vous propose deux milliards de milliards de mosaïques avec 1 400 images!…

    🎨 Un mot, neuf images…


  • partir

    barré par l’envol des oiseaux blancs
    le trait de lumière décoiffe l’horizon
    la mer désertée ne vibre plus du vent
    qui tourmentait le destin des passants

    il est temps
    de partir
    ailleurs
    où la peine
    serait douce
    à vivre

    je marcherai sur les sentiers embrumés
    respirant le souffle des frondaisons
    l’âme pleine de tableaux de rêves
    et de souvenirs aux reliefs embellis

    mais la pluie
    refroidira
    mon ardeur
    et mon cœur
    seul bruit
    de la nuit

    l’aube verra enfin palpiter la rosée
    et parvenu au seuil discret de la maison
    j’ouvrirai la porte sur l’espace sans fond
    et la refermerai sur mon ombre passée

    Une série de photographies rectangulaires avec des bords texturés, présentant des formes abstraites et légèrement floues sur fond clair.
    Doris Salcedo – Atrabilious (1992-1993) – cloisons sèches, chaussures, vessie de vache et fil chirurgical

    Texte de Luc Fayard illustré par 6 artistes contemporains : (de haut en bas) Toba Khedoori, Vija Celmins, Agnes Martin, Grant-Kenneth MacDonald, Hamish Fulton, Doris Salcedo


  • Galerie PEYRASSOL (collection permanente)

    Philippe Austruy a repris La Commanderie Peyrassol (à Flassans-sur-Issole, dans le Var) il y a quelques années pour en faire fructifier le domaine viticole, qui produit des vins intéressants, et y installer une collection permanente d’art contemporain très intéressante elle aussi, même si parfois certains des artistes préfèrent le visuel et l’assemblage à l’émotion. Mais le site est incroyable, vaste et il y règne une ambiance paisible propice à la méditation artistique.
    Voici une petite galerie pour vous (photos Luc Fayard)
    PS: petit jeu: deux œuvres sont non sourcées, aidez-moi !

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Dernières publications d’art et de poésie

  • Edward-Henry Potthast : At The Seaside (1905)

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  • Jean-Baptiste-Siméon Chardin : Le Gobelet d’argent (1768)

    Jean-Baptiste-Siméon Chardin : Le Gobelet d’argent (1768)

  • Maulpoix (Jean) : Adieu

    Maulpoix (Jean) : Adieu

  • Azzhara : J’écris à jeun

    J’écris à jeûn
    Soif et faim dans tout le corps
    Un lot de remords dans le cœur
    Je bois mes larmes
    Je mange mes pleurs
    J’avale le silence, il glisse dans la gorge sèche
    Du miel silencieux
    Derrière moi, je ressens la présence rassurante et généreuse
    Comme l’odeur du pain chaud qui me couvre
    Je le cherche
    Le froid gris de son absence me gifle
    J’ai mal
    J’ai soif
    J’ai faim
    J’écris à jeun
    Mes pensées troublées
    Ma main tremblante
    Mes ongles rongés
    Mes pieds attachés
    Je veux sentir le manque
    J’écris à jeun

    Azzhara. Nuit intranquille. 2021

    Azzhara : J’écris à jeun

  • Richter (Gerhard) : C’est le besoin de communiquer qui amène à peindre (1962)

    C’est le besoin de communiquer qui amène à peindre et vous pousse vers l’art en général. L’envie de fixer une vision, de maîtriser des manifestations extérieures (auxquelles il faut donner un nom et un sens). Sans elle, ce travail serait absurde, et, comme l’art pour l’art, il ne se justifierait pas.

    Penser que l’art copie la nature est un sinistre malentendu. Car l’art a toujours œuvré contre la nature et pour la raison.

    Chaque mot, chaque trait nous est insufflé par notre époque et par les circonstances. Les liens, les aspirations relèvent du passé et du présent. Il est donc impossible d’agir, de penser arbitrairement et indépendamment d’eux. D’une certaine manière, ceci est réconfortant puisque chaque individu est en quelque sorte entouré, lié par la contemporanéité. Il y aura toujours un possible même dans le pire des malheurs.

    Vouloir rendre visible l’invisible, la chose connue, inconnue ou plausible, et même l’impensable est une revendication, une prétention absurde. Certes, nous pouvons déduire l’invisible, donc présupposer son existence avec une quasi-certitude, mais nous ne sommes pas en mesure de représenter cet invisible par un symbole qui le remplace et qui soit lui aussi invisible.

    Il n’y a aucune raison d’accepter sans réserve ce que la tradition nous a transmis. Rien n’est bien ou mal en soi, sauf dans certaines circonstances et à condition que nous le voulions. Cet état de fait annihile les conventions, les garanties et les inconditionnels et nous oblige, chaque jour, à prendre nos responsabilités et à décider du bien et du mal.

    S’imaginer une chose, se la représenter, fait de nous des hommes L’art, c’est donner du sens, générer du sens au même titre que la quête de Dieu ou la religion. Même sachant que tout sens donné ou tout tableau peint est un simulacre, une illusion, nous ne pouvons y renoncer. Car la foi (penser, réfléchir le présent et l’avenir) est notre trait de caractère essentiel.

    Les moyens de l’art (la manière de représenter une chose, le style, la technique et la chose représentée en soi) sont les conditions néces­saires à l’art tout comme les qualités de l’artiste (mode de vie, capacités, entourage). L’art peut naître autant de l’harmonie que de la contradic­tion avec les conditions qui le génèrent. Il n’est en soi, ni visible ni définissable, seules les conditions qui l’ont généré sont visibles et repro­ductibles ; on a tendance à les confondre avec l’art en soi.

    Dès que l’activité artistique est devenue un « isme », elle cesse d’en être une. Car seul ce qui lutte quotidiennement pour prendre forme et exister, est vivant. (À titre de comparaison : le social est une forme et une méthode juste qui correspond aux conceptions actuelles ; mais si en revanche, il se prétend socialisme, ordre social ou dogme, il renonce à ce qui lui est propre et risque de courir à sa perte.)

    Je ne suis pas venu ici pour fuir le matérialisme. Il règne ici d’une manière plus radicale et plus perfide encore, mais j’ai dû fuir l’idéa­lisme criminel des socialistes.

    La peinture na rien à voir avec la pensée. Quand on peint, la pensée est peinture. La pensée est un langage, un registre qui doit fonctionner avant et après. Einstein ne pensait pas quand il faisait ses calculs, il calculait, chaque équation réagissait à la précédente, tout comme en peignant, une forme répond à une autre et ainsi de suite.

    L’art sert à la socialisation. Il nous relie aux autres et à ce qui nous entoure au sein d’une même conception et d’une même quête.

    Pour moi, l’enjeu n’est jamais l’art, mais uniquement la chose pour laquelle l’art peut être utile.

    Comme il n’existe ni certitude, ni vérité absolue, nous aspirons toujours à une vérité artificielle faisant autorité, donc humaine. Nous avons des jugements de valeur et fabriquons une vérité qui en exclut d’autres. Dans la production de vérité, l’art est la composante qui met en forme.

    Les sciences de la nature ont assurément influencé les arts. Pour l’Aztèque, le coucher du soleil était un événement inintelligible auquel il ne survivait que grâce aux représentations divines. Depuis, ces manifestations évidentes ont trouvé une explication. Mais, au vu de l’immensité de l’inconcevable, de ce qui ne peut être expliqué, l’inex­plicable semble tellement gigantesque, que nous sommes pris de vertige et que les images d’antan éclatent comme des bulles de savon. Songer à l’absolu ineffable (par exemple en regardant le firmament), savoir qu’il est impossible de donner un sens à cette immensité nous touche à tel point que nous ne pouvons survivre qu’en ignorant.

    Aussi curieux que ceci puisse paraître, « ne pas savoir où vont les choses », l’impression de se perdre et d’avoir perdu, est source de foi et d’un immense optimisme, elle n’engendre ni certitude ni sécurité collective. Il faut avoir perdu Dieu pour croire, et l’art pour peindre.

    Richter (Gerhard) : C’est le besoin de communiquer qui amène à peindre (1962)

  • Uguay (Marie) : Tu m’apprends l’âge, mon amour

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  • Trois espaces

    Trois espaces

  • Elle était là dans le silence pluvieux

    Elle était là dans le silence pluvieux

  • Tu cours dans un espace fini

    Tu cours dans un espace fini
    Blanc fulgurant
    dans un océan de noirceur
    le feu a tout détruit
    mais toi tu portes l’espoir
    Franchiras-tu les limites
    de ce monde sinistre ?
    Détache-toi
    Envole-toi
    Brise le carcan
    Terrasse l’ombre
    et jette le fantôme
    qui veut t’enfermer

    Texte et calligramme de Baronne, inspiré par John Caple(2000) ;

    Tu cours dans un espace fini

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025