Un brin de soleil
Dans les cheveux du matin
C’est ton âme qui murmure
Quand tu vogues dans les rêves
De la grande vague du monde
Texte d’Emmanuelle de Dardel, inspirée par la photo La Jeune fille du bain d’Aline Kurth
Blog « Fleureter »
Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.
Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
Un brin de soleil
Dans les cheveux du matin
C’est ton âme qui murmure
Quand tu vogues dans les rêves
De la grande vague du monde
Texte d’Emmanuelle de Dardel, inspirée par la photo La Jeune fille du bain d’Aline Kurth
couleur de la vie
d’âme dolente
teinte graduelle
voleuse d’heures
poussière de larmes
et d’espoirs rancis
palette enrichie
de strates sensibles
lente alchimie
de la destruction
destinée inexorable
des abandons fatals
comme si par avance
la trace fardée du temps
vouait tout à disparaître
mais parfois
de cette carnation
rubigineuse
de cette liane
ensorcelée
surgit le rouge sang
d’un cœur qui bat
comme une fleur
plus belle qu’elle
Texte de Luc Fayard inspiré du tableau Accroche-toi de Benoît de Senneville – techniques mixtes, acrylique, collage, crayon
il faut marcher
sous ces arbres
sentir les parfums voler
voir les couleurs s’épauler
vibrer de cette vie
multiple
cette énergie pure
faire le silence en soi
ne plus être
qu’un réceptacle calme
des sons de la forêt
ses bruissements légers
comme du feutre à l’âme
Texte de Luc Fayard inspiré par le tableau Sous Bois à Berville de Sylvie Verkos .
circulez y’a rien à voir
balayez-moi tout ça
notes futiles grinçantes
phrases inutiles trébuchantes
à quoi ça sert tout ça hein
rien que du temps perdu
taisez-vous
pas de sons pas de mots
ne parlons même pas des dessins
n’y pensez plus
et d’ailleurs
ne pensez plus
ou plutôt
ne pensez rien
qu’on ne vous dise de penser
c’est à peine
si vous avez le droit
de respirer
allez houste
les mots les notes
les dessins les croquis
les pensées
à la poubelle
et qu’on retrouve enfin
de belles pages blanches
comme des plages sans touristes
et sans parasols
et surtout vides vides
débarrassées des parasites
venus d’on ne sait où
de derrière les mesures
et les points d’exclamation
armés de bécarres
ou d’allégories les gueux
mais la nuit
dans le noir
ils viendront
les parasites
comme des rats affamés
des serpents à sonnettes
les sans papier
les sans notes les sans mot
ils se glisseront dans vos rues
et pendant que vous dormirez
ils fouilleront dans vos poubelles
derrière vos murs et vos maisons
pour repartir avec des trésors
de sens et de beauté
dont ils feront des étendards
de toutes les couleurs
armes de la victoire finale
sur la fatalité
aux pages citoyens
noircissez-les
Texte de Luc Fayard inspiré par l’actualité permanente de ce fabuleux dessin des balayeurs de notes , probablement sur une partition d’Eugène Ketterer, dessin dont je n’ai pu retrouver la source ; si vous l’avez, donnez-la moi s’il vous plait, J’ai horreur de publier sans sourcer. Merci.
To see a World in a Grain of Sand
And a Heaven in a Wild Flower,
Hold Infinity in the palm of your hand
And Eternity in an hour.
Voir un monde dans un grain de sable
Et un paradis dans une fleur des champs,
Tenir l’infini dans la paume de ta main
Et l’éternité dans l’heure présente
William Blake. Auguries of Innocence (Augures de l’innocence) écrit en 1803 mais publié posthume en 1863







Où suis-je donc là ?
Happée, repoussée, je vacille
Lumière du dedans
Je fascine la lumière
L’envers me retourne
Je me fonds, je me cogne
Je visite les espaces
Je m’abime dans la couleur
L’espace immobile se craquèle
Je rencontre le formel
Je glisse sur le noir,
Retourne le rouge
Flaque incertaine.
Échappée mensongère
Complice du regard.
Le dur verrouille la sortie
Le corps rebondit eans l’espace
Clôture.
Texte de Do F., inspiré par le vitrail de Geneviève Fourgnaud, église de Via; texte écrit en Atelier de Poésie

