Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 404 artistes • 746 auteurs
publiés dans Amavero

  • offerte ta bouche douce

    offerte
    ta bouche douce
    pour moi qui pleure

    tes jambes longues
    ton ventre rond
    offerts

    douce ma belle tu souris
    et l’odeur de toi
    rose close ton parfum

    à genoux je caresse
    ta peau offerte
    tu m’enveloppes

    ton souffle chaud sur moi
    s’envole
    comme toi et moi

  • couple qui lit

    8 heures d’un matin gris
    Derrière la vitre embuée d’un MacDo, un couple prend son petit-déjeuner sous la lumière néon.
    Assis l’un en face de l’autre, chacun la tête penchée, l’homme est plongé dans un hebdo télé pas cher, la femme lit attentivement Le Parisien.
    D’habitude, c’est l’inverse, la femme scrute les programmes télé et l’homme les pages PMU.
    Il est resté quelques secondes dehors à les regarder.
    Ils n’ont pas levé la tête.
    Ils ne se parlent pas, ils lisent, chacun la main posée distraitement sur sa tasse de café.
    Tiens, c’est drôle, une main gauche et une main droite.
    Quelques centimètres seulement séparent ces deux mains sur la table.
    Il suffirait d’un rien, un geste instinctif, une envie de se décrisper, pour qu’elles se touchent.
    Alors, ils se regarderaient sans doute une seconde, peut-être même en s’excusant.
    Puis ils reprendraient leur lecture attentive.


  • soir pur et blême

    j’aimerais que tu m’aimes
    quand le soir pur et blême
    peint tes yeux de mystère
    la nuit où sans fin j’erre

    l’ombre de la nuit mêle
    au cœur de son sommeil
    nos corps nus enfiévrés
    plus rien n’est faux ni vrai

    j’aimerais que tu aimes
    cette nuit pure et blême
    ou nos coeurs emmêlées
    tentent de s’arrimer

    l’ombre de l’ombre rit
    qui de la nuit surgit
    l’aube nous chérira
    mon amour mon aura

    quand le ciel blanchira
    quand tu t’évanouiras
    je voudrais que tu m’aimes
    dans le nouveau jour blême


  • gitane et paysanne

    Jeune fille d’autre part au creux de mon âme
    Gitane et paysanne en robe bariolée
    Tu me fais vibrer d’être pauvre mélomane
    Je goûte en harmonies violentes ta beauté
    Et je dérive en toi comme un torrent sans larmes

    Un épi d’arc-en-ciel a transpercé ma vie
    En forme dérivée de plaisir inconnu
    Envol de colombes d’un matin qui sourit
    Au jour de renaissance où je t’ai reconnu
    Mon cœur horloge disparate est reparti

    Le temps mauvais qui passe est un fond de peinture
    Impressionniste lignes de points sans arêtes
    Comme ces photos jaunies de vieilles voitures
    Où le sourire de jeunes filles nu-tête
    Semble façonner l’harmonie de la nature

    Tout doux mon silence d’un creux de nostalgie
    Je rêvais un peu trop et ma voix te parlait
    Des mots nouveaux d’autres mots verbes de vie
    Que je donnais à prendre comme tu cueillais
    En te penchant quelques fleurs de rose et d’ortie

    Dans le ciel entrouvert une larme a gelé
    Sur ton regard qui interroge tendre et noir
    Tes yeux flambée d’un soir d’automne dénudés
    Comme au jour débutant au j’ai levé ton voile
    Mon ange recommencé mer où j’ai plongé

    J’ai marché dans tes pas voie soufflée sur le sable
    De tes mains tendues l’eau recueillie s’échappait
    Je me suis emmitouflé dans tes cheveux d’algue
    Tandis que paré de l’air du temps des marées
    Le cri des mouettes sculptait un ciel à la plage

    Quatre cailloux d’agate et quelques faux cristaux
    Que tu ramassais nous faisaient un long tapis
    Éphémère l’eau les recouvrait aussitôt
    Mouillés et brillants comme après une lourde pluie
    Le sourire grave tu m’en faisais cadeau

    Rares balbutiements ces rimes au passé
    C’était un hiver froid quelque part en Bretagne
    Des pédalos rangés y attendaient l’été
    Souffrant tristement dans un coin de paysage
    Et Bach était Mozart ou Strauss et je t’aimais

    La vie de tes yeux est un air de violon
    Au rythme lent d’un concerto que tu aimais
    Sa plainte donnait à l’aube son émotion
    Recréant le matin silence entrecoupé
    D’admirables pauses instants où nous rêvions

    J’ai pour nom de baptême ta voix ton sourire
    Tes mots m’emportent en créant le monde où tu ris
    Je pourrai sans regrets voir le passé jaunir
    Ou l’amour se noircir car je sais que la vie
    Effacera mon âme hormis ton souvenir


  • plonge en moi

    agrippe-toi à moi je suis ta montagne
    plonge en moi je suis ton océan
    regarde-moi je suis ta lumière
    respire-moi je suis ton souffle
    suis-moi je suis ton sentier
    habite-moi je suis ton île
    vis-moi je suis ton âme
    aime-moi je suis là
    je suis l’amour


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  • Où suis-je donc là ?

    Où suis-je donc là ?
    Happée, repoussée, je vacille
    Lumière du dedans
    Je fascine la lumière
    L’envers me retourne
    Je me fonds, je me cogne
    Je visite les espaces
    Je m’abime dans la couleur
    L’espace immobile se craquèle
    Je rencontre le formel
    Je glisse sur le noir,
    Retourne le rouge
    Flaque incertaine.
    Échappée mensongère
    Complice du regard.
    Le dur verrouille la sortie
    Le corps rebondit eans l’espace
    Clôture.

    Texte de Do F., inspiré par le vitrail de Geneviève Fourgnaud, église de Via; texte écrit en Atelier de Poésie

    Où suis-je donc là ?

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025