Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 404 artistes • 746 auteurs
publiés dans Amavero

  • la vie la mer

    les nuages bas
    l’océan moutonne
    dans ses plis
    abolis
    pesant une tonne
    sous un ciel de glas

    plus envie de rien
    se laisser porter
    par le vent 
    le courant
    pour tout oublier
    sa vie son dessein

    c’est l’esprit éteint
    par la rêverie
    du remous
    qu’un corps mou
    dans l’obscure nuit
    dérive au matin

    mais toujours vivant
    le marin secoue
    son bateau
    sans un mot
    il reprend sa roue
    et son cap au vent

    ainsi va sa vie
    sillage de mer
    non tracé
    cœur lassé
    par le goût amer
    du temps asservi

    Charles-François Daubigny – Pleine mer, temps gris (1874)


    Texte de Luc Fayard inspiré de Pleine mer, temps gris de Charles-François Daubigny


  • pommiers

    Nathalie Bodet – J’irai revoir ma Normandie

    ici l’herbe est grasse
    et le vert plus vert
    qu’ailleurs
    dans l’air se répand
    l’odeur sucrée
    de pommiers en fleurs
    le ciel se décline
    en nuances spéciales
    penchées vers la terre
    au bout de la plaine
    il y a toujours une haie
    qui t’invite à rêver
    et oublier ta peine

    Texte de Luc Fayard inspiré par J’irai revoir ma Normandie, de Nathalie Bodet


  • noires visions

    Faz Fazou – Ballade nocturne

    hirondelles sur trois fils oppressées
    notes de musique en croches serrées
    lignes d’écriture ancienne inconnue
    collier sans fin de cailloux sculptés nus
    mystérieux message cryptographié
    feuilles mortes tout en noir épinglées
    enfantins dessins de maisons bancales
    purs fantômes alignés gris et sales
    traits denses brisés en haut et en bas
    l’incessant ballet ne finira pas


    Texte de Luc Fayard inspiré de Ballade nocturne, de Faz Fazou.


  • Traverser et être traversé

    Pour dire ce que m’inspirent les œuvres de Chantal Fontvieille réunies sous le titre « À travers », j’emprunterai un détour : celui du mot traverser lui-même. Chantal connaît ma passion pour les mots. À vrai dire, plonger dans leur épaisseur sensible, me laisser traverser par eux, écouter ce qu’ils ont à m’apprendre, c’est bien plus pour moi qu’un détour, c’est ma voie d’approche vers le monde.

    Chantal Fontvieille – À travers 111 (verso) – Cible de tir à l’arc, rouille, encre de Chine
    (suite…)

  • chantier

    Sandrine Hartmann – Obstacle

    pas d’obstacle à la création
    tout est chantier
    mortier
    cœur idée
    l’âme expose ses visions
    blocs et lignes s’épaulent
    traits et couleurs s’enrichissent
    d’un même élan
    tout s’élève
    tout s’en va
    ailleurs
    et s’imprègne


    Texte de Luc Fayard inspiré du tableau Obstacle, de Sandrine Hartmann


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    L’homme moderne a perdu contact avec lui-même, avec autrui et avec la nature. Transformé en marchandise, il éprouve ses forces vitales comme un investissement dont il doit tirer le maximum du profit possible en rapport avec les conditions du marché. Les rapports humains sont essentiellement des rapports entre automates aliénés, chacun assurant sa sécurité en s’efforçant de rester proche de la foule et de ne pas s’en distinguer en pensée, sentiment ou action. Dès lors, chacun reste absolument seul, en proie à l’insécurité, l’angoisse et la culpabilité, tous sentiments inéluctables lorsque l’on ne parvient pas à surmonter la solitude humaine…
    …Dans la société capitaliste contemporaine, la signification de l’égalité s’est transformée. Par égalité on se réfère à une égalité d’automates ; d’hommes qui ont perdu leur individualité. Aujourd’hui, égalité signifie « similitude » plutôt que « singularité ». C’est une similitude d’abstractions, d’hommes qui exécutent les mêmes travaux, qui s’adonnent aux mêmes loisirs, qui lisent les mêmes journaux, qui nourrissent les mêmes sentiments et les mêmes idées.

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025