maison secrète

il était une fois
sous un ciel gris
une triste allée d’arbres
aux feuilles d’étendards

de chaque côté
la haie touffue

la serrait en pressoir
à l’abri du vent
sur le lac gelé par les ans
le sentier menait 
en se rétrécissant
à un manoir secret
jamais personne n’y entra
moi seul connut celle qui l’habita
belle comme un fantôme glacé

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