l'homme nu

les lumières jaillirent de la nuit
crépitant comme un feu d’artifice 
lanceur de fausses étoiles 
vers le dôme du monde
je vis la folie des hommes
le passé reconstruit le présent occulté
le futur antérieur non advenu
l’espace infini courbé par le temps
puis un long chant d’amour 
rivière tortueuse et lente
coula en déchirure aiguë
cicatrisant les champs de vie
à genoux l’humanité  priait 
ses totems qui lui psalmodiaient
peuple né de la pénitence
tu vivras dans la souffrance
une longue plainte naquit
mère de tous les cris
fil d’ariane reliant les cœurs
tiraillés entre désirs et pleurs
indifférent aux maux
je marchai jusqu’à l’aube
et quand le jour advint
j »étais le nouvel homme nu

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