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  • Triz, la méthode générale de résolution de tout problème

    📂 Sélection des archives Infotekart

    De temps en temps nous exhumons un vieil article du blog du numérique Infotekart quand il peut avoir une résonance aujourd’hui.
    Ci-dessous un article sur le génie russe de la résolution de problème, que Staline décida par précaution d’enfermer au Goulag et dont la méthode Triz ressort régulièrement ; c’est celle qui conseillait de faire rond si ça ne marchait pas carré

    Gros plan sur un homme avec un regard sérieux et une expression pensive.

    Triz est la fameuse méthode de résolution des problèmes inventée par le russe Genrikh (ou Genrich, ou encore Henrikh, voire Henrich) Altshuller. Certains tentent d’en faire un business et, apparemment, les héritiers ne sont pas d’accord: voir le site de la fondation.

    Altshuller est ce Russe impayable qui analysa des millions de brevets pour en déduire une sorte de méthodologie de l’invention industrielle.
    Il la présenta à Staline en 1948 qui , toujours aussi inspiré, l’envoya immédiatement au Goulag où il resta jusqu’en 1954.
    Pour se remettre de tout çà, il écrivit des livres de science-fiction sous le nom de Genrich Altov.
    Il existe je crois deux bouquins, sérieux, de lui traduits en français: voir le site de son traducteur
    Mais il y a aussi ceux qui aimeraient appliquer cette méthode au management alors qu’elle est adaptée à l’origine aux brevets industriels.
    Et là ça devient plus drôle.
    Comment adapter en effet au décisionnel humain quelques-uns de ses fameux 40 principes d’innovation, par exemple le principe 14 dit de la « sphéricité » et qui suggère de, je cite :

    • Remplacer les droites par des courbes, les plans par des hémisphères, les cubes par des sphères,
    • Utiliser des rouleaux, sphères, spirales, voûte
    • Remplacer les translations par des rotations, utiliser les forces centrifuges …

    Pas évident, n’est-ce pas? On imagine la perplexité des boards et autres comités directeurs chargés d’appliquer ces lois.
    Le principe 21 dit de « l’aléatoire », lui, est déjà communément employé en management:

    • Conduire le procédé ou certaines de ses étapes (celles néfastes, dangereuses, hasardeuses) à grande vitesse

    Et que dire du principe 24 de « l’insertion » qui sonne très particulièrement en management et relations sociales (voire en politique!):

    • Utiliser un objet ou procédé intermédiaire pour transmettre l’action
    • Combiner temporairement l’objet à un autre, lequel devra pouvoir être enlevé facilement (réversibilité) 

    Manifestement, la méthode Triz a de beaux jours devant elle en management! Et pourquoi pas en politique et même en art ou en littérature?

    Première publication de la première partie : 28 octobre 2007

    Mise à jour mai 2026 : que veut dire TRIZ?
    Voici l’explication de l’IA Gemini:

    « La méthode TRIZ (Teoriya Resheniya Izobretatelskikh Zadatch, Théorie de la Résolution des Problèmes Inventifs), a été développée par l’ingénieur soviétique Genrich Altshuller à partir de 1946.

    C’est une approche fascinante car elle ne repose pas sur la psychologie ou le brainstorming (souvent aléatoire), mais sur une étude logique des brevets. Altshuller a réalisé que l’évolution des systèmes techniques n’est pas fortuite : elle suit des lois objectives.

    Voici les piliers fondamentaux de la méthode :


    1. La notion de Contradiction

    C’est le cœur de TRIZ. Dans un problème classique, on cherche souvent un compromis. Dans TRIZ, on cherche à éliminer la contradiction :

    • Contradiction technique : Si j’améliore le paramètre A (ex: la puissance), le paramètre B se dégrade (ex: le poids).
    • Contradiction physique : Un objet doit avoir une caractéristique (ex: être chaud pour une réaction) et son opposé (ex: être froid pour être manipulé).

    2. L’Idéalité et le RFS (Résultat Idéal Final)

    TRIZ pousse à imaginer un système où la fonction est remplie, mais où le système lui-même n’existe plus (zéro poids, zéro coût, zéro maintenance). Le RFS sert de boussole pour orienter la réflexion vers la solution la plus efficace.

    3. Les 40 Principes Inventifs

    Altshuller a identifié 40 méthodes récurrentes utilisées par les inventeurs de génie pour résoudre les contradictions. Par exemple :

    • Segmentation : Diviser un objet en parties indépendantes.
    • Inversion : Faire l’inverse de ce que l’on attend.
    • Dynamisation : Rendre mobiles des parties fixes.

    4. La Matrice des Contradictions

    C’est l’outil le plus célèbre. On croise dans un tableau ce que l’on veut améliorer (ex: la force) et ce qui se dégrade (ex: la perte d’énergie). La matrice indique alors quels principes (parmi les 40) ont été statistiquement les plus utilisés pour résoudre ce problème précis.


    En quoi cela peut intéresser des domaines artistiques ou culturels?

    Bien que TRIZ soit née dans l’ingénierie, ses principes de résolution créative sont incroyablement puissants pour :

    1. L’écriture : Résoudre des blocages narratifs ou conceptuels.
    2. Le Design : Trouver des solutions élégantes à des contraintes techniques sans sacrifier l’esthétique.
    3. L’analyse d’art : Comprendre comment un artiste comme Matisse ou Monet a pu résoudre la contradiction entre la 2D de la toile et la profondeur ou le mouvement.