Gouffre de Padirac : la beauté sans l’homme

Malgré 3 000 visiteurs par jour six mois par an, le Gouffre de Padirac garde sa splendeur virginale. Le seul dégât collatéral connu est le déplacement des chauve-souris qui sont allés nicher plus loin, dérangées par les visiteurs. L’eau du lac et de la rivière, on sait où elle va (dans la Dordogne) mais on ne sait pas d’où elle vient. Un mur de calcaire impénétrable la laisse suinter goutte à goutte mais qu’y a-t-il derrière ? Aune présence humaine détectée dans les 42 km de couloirs défrichés, et les seuls autres animaux connus sont des petites crevettes aveugles. Sans parler du Diable bien sûr, obligé d’y élire domicile suite à un pari raté. C’est à cause de sa présence supposée qu’il a fallu attendre 1889 et le génial Edouard-Alfred Martel, premier à oser s’aventurer. Alors maintenant, petit devant la grandeur de la nautre et du temps, on se tait et on admire, image par image.