Fiche de lecture : 21 leçons pour le XXIe siècle, de Yuval Noah Harari

Re-publication de ma fiche de lecture de « 21 leçons pour le XXIe siècle », de Yuval Noah Harari. Ses leçons m’avaient passionné et j’en avais écrit une fiche de lecture de 65 pages. Certains de mes amis m’avaient alors demandé quelque chose de plus condensé et j’avait pondu une fiche de 6 pages. J’avais publié sans commentaire ces deux fiches. Le livre est toujours d’actualité même si l’historien l’a prolongé depuis par « Nexus », davantage centré sur les technologies, dont je vous ferai probablement aussi une fiche de lecture !

Première de couverture du livre « 21 leçons pour le 21e siècle » de Yuval Noah Harari

Aujourd’hui j’ai demandé à ChatGPT de me faire un résumé de ma fiche de lecture de 65 pages, ci-dessous, et je vous joins à nouveau un lien vers mes deux fiches de lectures (qui elles sont bien de moi, sans aide de l’IA !)

Résumé


Dans 21 leçons pour le XXIe siècle, Yuval Noah Harari prolonge sa réflexion commencée avec Sapiens et Homo Deus, en s’attachant cette fois à notre époque immédiate. L’auteur y examine les défis cruciaux auxquels l’humanité est confrontée aujourd’hui : essor incontrôlé des technologies, remise en cause des systèmes politiques, menaces écologiques, retour du nationalisme, fragilité de la vérité, et quête de sens.

Le livre commence par une alerte : la fusion entre infotech et biotech risque de reléguer une large partie de l’humanité à l’inutilité, bouleversant non seulement l’économie, mais aussi la liberté et l’égalité. L’intelligence artificielle, capable d’apprendre seule, menace de remplacer les humains dans des tâches complexes, y compris artistiques. La coopération homme-machine devient la norme, tandis que le travail à vie disparaît. Harari propose de protéger les travailleurs, non les emplois, via des dispositifs universels comme le revenu de base.

Le big data, en captant nos émotions, pourrait anéantir l’illusion du libre arbitre. Harari évoque des futurs possibles où les algorithmes décideront à notre place. Le risque de dérives autoritaires s’accroît : surveillance de masse, décisions opaques, biais algorithmiques. Une nouvelle inégalité se profile, entre élites technologiques et masses organiques, accentuée par la privatisation des données.

Politiquement, Harari rappelle que les grands enjeux (climat, IA, armes nucléaires) sont planétaires, rendant le nationalisme obsolète. Pourtant, celui-ci revient en force, comme refuge identitaire. Il démonte aussi l’illusion d’un « choc des civilisations », arguant que les courants radicaux sont enracinés dans une culture mondiale commune. La religion, quant à elle, reste influente mais inapte à résoudre les défis techniques contemporains.

Le terrorisme est présenté comme une menace psychologique plus que réelle, suramplifiée par les médias. La guerre, bien que moins fréquente, n’est pas impossible, car l’erreur humaine et les prophéties auto-réalisatrices restent dangereuses. Harari souligne le besoin d’humilité, notamment dans les récits nationaux et religieux. Il rappelle que la morale n’est pas née avec les grandes religions mais remonte à des racines évolutives bien plus anciennes.

Dans les derniers chapitres, Harari se concentre sur l’éducation, le sens de la vie et la méditation. Il invite à développer des esprits critiques, résilients, capables de naviguer dans un monde saturé d’informations et d’incertitudes. Au fond, 21 leçons est une tentative de lucidité : comprendre les mutations en cours pour choisir consciemment ce que nous voulons devenir.


publication initiale: 2 février 2021