Tu n’as pas pris soin
ce matin
de la beauté du monde,
tu as laissé
la page
des oiseaux s’écrire
sans toi,
la page bleue
toujours
recommencée,
tu n’as pas battu
avec le cœur de
l’aube et des
jardins,
tu n’as pas encore
cueilli
sur tes paupières
toute la fraîcheur
connue.
Qui aurait pu
faire cela
pour toi ?
Tu portais toute la
lumière possible,
un regard
aujourd’hui
a manqué à la terre
si près de se
faner.
Jean-Christophe Ribeyre . Habiter ce qui tremble . Europe n°1009
