Auteur : Paul Watzlawick

  • Guérir l’envie de suicide, selon Plutarque – Paul Watzlawick, Giorgio Nardone : Stratégie de la thérapie brève – 2005

    📂 Sélection des archives Infotekart

    Fin de la séance de psy où l’on restait allongé pendant 20 ans ! L’ouvrage de base des tenants de la thérapie brève. Découvert par InfoTekArt en 2020, année de la parution en français, 15 ans après la sortie du livre en anglais, bravo les éditeurs !


    … »Un état mental terrible et monstrueux attaqua les jeunes Milésiennes, dont la cause était inconnue. II est très probable que l’air eut acquis quelque qualité exaltante et empoisonnée qui influençait ce changement et cette aliénation de l’esprit; car un ardent et persistant désir de mourir en tentant de se pendre les frappa soudain, et nombreuses furent celles qui l’accomplirent en secret. Les arguments et les larmes de leurs parents et la persuasion de leurs amis n’arrivaient a rien; elles déjouaient toutes les manoeuvres zélées de leurs gardiens pour les empêcher de se tuer. Et cette calamité semblait être une extraordinaire malédiction divine, outrepassant la capacité humaine, jusqu’a ce que, sur le conseil d’un sage, le Sénat décrète que toutes les jeunes filles qui s’étaient pendues soient portées, nues, sur la place du marché. L’adoption de cette loi non seulement inhiba mais anéantit leur désir de se tuer. Remarquez quel grand argument de bonne nature et de vertu est cette crainte du déshonneur; car ceux qui ne craignent rien de ce qu’il y a de plus terrible dans le monde, mort ni douleur, ne peuvent supporter d’imaginer déshonneur et exposition à la honte,  même après la mort. »
    Plutarque, Oeuvres morales, cité par Paul Watzlawick et Giorgio Nardone dans Stratégie de la thérapie brève (Seuil)

    Autre extrait du livre : « En 1930, les journaux autrichiens relataient un événement singulier qui se produisit dans une petite ville située au bord du Danube : « Un jeune candidat au suicide se jeta dans le fleuve depuis un pont. Un gendarme, attiré sur les lieux du geste fatal par les cris des personnes présentes, plutôt que de se déshabiller pour venir en aide au jeune homme, s’empara de son fusil, le pointa sur l’aspirant suicidé en criant « sors de là ou je tire ». Le jeune sortit de l’eau, renonçant au suicide. » « 

    première publication dans Infotekart : 29 juillet 2014

  • Décider quand on ne peut pas communiquer – Paul Watzlawick : La réalité de la réalité – 1976

    📂 Sélection des archives Infotekart

    Issu de mes notes de lecture Infotekart, ce petit texte totalement fondamental pour ceux qui veulent comprendre la communication. Un de mes livres de chevet

    Couverture du livre 'La réalité de la réalité' de Paul Watzlawick, présentant un fond rose avec un triangle et le titre en blanc.

    Je suis en train de (re)lire La réalité de la réalité de Paul Watzlawick, un des membres éminents de l’Ecole de Palo Alto, que j’ai découvert quand j’enseignais le cours « Maîtriser son information » à Paris-Dauphine.  

    Un livre que je conseille à tous car, bien que datant de 1976, il reste le ciment de toute théorie de communication mais aussi de toute thérapie.

    Puisqu’il explique que la réalité n’est qu’une construction individuelle. Il contient des dizaines de passages à citer. En voici un sur l’art de la décision interdépendante sans communication:

    « On soumet à un groupe d’individus les nombres, 7, 100, 13, 99, 261, 555, en leur promettant une grosse somme d’argent s’ils choisissent le même nombre sans se concerter… Pour certains, 7 et 13 sont chargés de superstition… A d’autres, plus rationalistes, le nombre 100 semble s’offrir comme le carré de 10… mais d’autres encore trouveront 555 plus satisfaisant car symétrique… »
    A votre avis, lequel vont-ils choisir?
    Je vous laisse réfléchir un peu et viendrai vous donner la solution dans quelque temps…
    La réalité de la réalité : Confusion, désinformation, communication

    première publication dans InfoTekArt: 22 juillet 2014