Tu m’apprends l’âge (mon amour)
le passage
l’inattendu l’inutile
la retenue de la nuit
les autres avec la clé de leur univers
décalque et papier japonais
la précieuse incrédulité des yeux
l’ignorance affublée d’objets rares
tu m’apprends la neige
comme une complainte sordide et enchanteresse
et tu ne m’apprends rien j’invente
tu es l’âge le passage
et maintenant le très vert éparpillement horizontal de ton âge
Marie Uguay (1955-1981; Montréal). Poèmes. 1986
