Artiste : Roy Lichtenstein

  • Le pop art dans tous ses états : Sea, Pop and Sun (Villa Carmignac, été 2026)

    La Villa Carmignac de l’île de Porquerolles (Var) enchaîne les expositions intéressantes, et c’est toujours un plaisir aussi rafraîchissant que de prendre le petit ferry à La Tour Fondue et de passer la journée sur l’île, même si on n’est pas vraiment tout seul. Cet été, un focus sur le pop art, imaginé par les commissaires Dieter Buchhart et Anna Karina Hofbauer, permet de comprendre un peu mieux cette tendance à la californienne qui nous rappelle plein de chansons. Un festival de couleurs explosives et une création artistique qui se libère de l’huile sur toile et teste toutes les techniques mixtes (lisez bien les légendes, ça vaut le coup, notamment celle du homard de Jeff Koons, un artiste un peu décalé dans l’expo mais tant mieux). C’est roboratif. Petit tour d’horizon flashy.

  • Roy Lichtenstein — Mermaid (maquette) (1978)

    Roy Lichtenstein — Mermaid (maquette) (1978)

    Cette maquette condense en modèle réduit une sculpture monumentale de sept mètres, où la sirène de bande dessinée de Lichtenstein émerge d’un socle de béton brut. Le palmier de bois peint, planté à ses côtés, transpose le vocabulaire tropical du kitsch balnéaire dans le registre froid et industriel de l’acier. L’œuvre garde, à cette échelle, toute l’ironie du grand format qu’elle annonce.

  • Roy Lichtenstein — Sunrise (Light Box) (1967)

    Roy Lichtenstein — Sunrise (Light Box) (1967)

    Dans ce caisson lumineux, Lichtenstein déploie ses rayons en trame de points selon la grammaire du comic strip agrandi. Le soleil levant devient signal graphique, presque électrique.

  • Roy Lichtenstein — Fishing Village (1987)

    Roy Lichtenstein — Fishing Village (1987)

    Huile et magna se combinent pour recomposer un village de pêcheurs selon la grammaire pop de Lichtenstein : trame de points, contours nets, couleurs pures. Le motif traditionnel devient image manufacturée.

  • Roy Lichtenstein — Night Seascape banner (1966)

    Roy Lichtenstein — Night Seascape banner (1966)

    Une bannière sérigraphiée où Lichtenstein réduit la mer à ses codes graphiques : trame de points, vagues stylisées, ciel uni. Le geste pop transforme le paysage marin en motif décoratif, presque un signal.

  • Roy Lichtenstein — Seascape II (1965)

    Roy Lichtenstein — Seascape II (1965)

    Des vagues bleues en spirale, sérigraphiées et découpées dans le Rowlux, s’enroulent au-dessus d’un horizon jaune et bleu. Roy Lichtenstein y condense le mouvement de l’eau en un motif presque abstrait, entre calme et vertige.

  • Roy Lichtenstein — Seascape I (1965)

    Roy Lichtenstein — Seascape I (1965)

    Sérigraphiée sur Rowlux translucide, la composition oppose un ciel semé de points blancs à une mer tramée de bleu, citation directe des points Ben-Day chers à Roy Lichtenstein. La lumière traverse le support et fait vibrer doucement cette mer réduite à sa trame.

  • Roy Lichtenstein — Landscape 5 (1967)

    Roy Lichtenstein — Landscape 5 (1967)

    Des arcs roses dégoulinent en cascade au-dessus d’une mer bleue soulignée d’un liseré or et noir, collage de Rowlux monté sur carton. Roy Lichtenstein joue de la brillance du matériau pour donner à ce coucher de soleil stylisé une texture presque liquide.

  • Roy Lichtenstein — Landscape 8 (1967)

    Roy Lichtenstein — Landscape 8 (1967)

    Un disque de Mylar argenté flotte comme une lune sur un fond de Rowlux noir, tandis qu’un ruban iridescent ondule en dessous, entre reflet et mirage. Roy Lichtenstein détourne ici des matériaux industriels pour simuler, avec une ironie discrète, le clair de lune sur l’eau.