Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 457 artistes • 856 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Une vision sans action est un rêve ; une action sans vision, un cauchemar.

Anonyme, peut-être proverbe asiatique?


  • équilibre

    Carine Cheval – Le Chantier naval

    en équilibre
    vie suspendue
    à un fil une planche
    ombres en filigrane
    accolées à un mur d’acier
    tellement haut
    qu’il pourrait
    gagner le ciel
    les grandes œuvres
    reposent toujours
    sur d’infimes détails

    Texte de Luc Fayard inspiré par Le Chantier naval, de Carine Cheval


  • futur antérieur

    Pierre-Auguste Renoir – Fernand Halphen enfant (1890)

    rouge et bleu forts
    teintes veloutées
    des yeux perçants
    comme des phares
    l’enfant possède la beauté
    d’un caractère trempé
    la bouche bien dessinée
    il pose pour nous
    ferme et tranquille
    il sait déjà
    qu’il fera parler de lui

    Texte de Luc Fayard inspiré par Fernarnd Halphen enfant de Pierre-Auguste Renoir

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art. Volume 1 : Les impressionnistes' par Luc Fayard, publié par Éditions Amavero.
    beau-livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 : Les impressionnistes », Éditions Amavero, 2023

    Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier
    Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 :
    Les impressionnistes
    Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2023
    COMMANDER LE LIVRE


  • fière

    Capucine Minot – Sans Titre (2022)

    la maison trône fière
    sur la colline
    l’avant-garde solide
    de ses balcons de bois
    protège ses secrets
    elle nous dit c’est moi
    qui ait tout vu tout connu
    je suis imprégnée d’histoire
    de cris et de chuchotements
    je sais tout et ne dirai rien
    puis elle se tait

    Texte de Luc Fayard inspiré par Sans Titre (2022), de Capucine Minot


  • cascade

    Géraldine Vérine – Waterfall

    chute d’eau sauvage
    émanation mythique
    primale
    de la jungle
    de l’origine du monde
    les sens à vif
    le cœur ouvert
    ici peut-être l’humanité
    fut libre et heureuse
    dans un pays vierge
    habillé de pureté

    Texte de Luc Fayard inspiré par Waterfall, de Géraldine Vérine


  • tout est dit

    Camille Pissarro – Paysage au Valhermeil, Auvers-sur-Oise, dit aussi Paysage à Chaponval (1883)

    rien que du simple
    au premier plan
    une fermière et sa vache
    un arbuste un pré
    au second plan
    un village
    aux toits bleus et rouges
    au dernier plan
    une colline au sommet arrondi
    aux champs bien délimités
    et l’on comprend
    que tout est dit

    Texte de Luc Fayard inspiré par Paysage au Valhermeil, Auvers-sur-Oise, dit aussi Paysage à Chaponval, de Camille Pissarro



Dernières publications d’art et de poésie

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille


    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

    La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

    Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

    Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

  • Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

    Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

  • Jacques Bertin : Hymne (2018)

    Jacques Bertin : Hymne (2018)

  • Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

    We have not long to love.
    Light does not stay.
    The tender things are those we fold away.
    Coarse fabrics are the ones for common wear.
    In silence I have watched you comb your hair.
    Intimate the silence, dim and warm.
    I could but did not, reach to touch your arm.
    I could, but do not, break that which is still.
    (Almost the faintest whisper would be shrill.)
    So moments pass as though they wished to stay.
    We have not long to love.
    A night. A day….

    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    La lumière ne restera pas.
    Les choses tendres sont celles que nous rangeons.
    Les tissus grossiers sont ceux du quotidien.
    En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux.
    Un silence intime, tamisé et chaleureux.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile.
    (Le moindre murmure serait strident.)
    Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester
    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    Une nuit. Un jour…

    Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).

    Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

  • Galerie du baroque

    Galerie du baroque

  • Galerie de la Genèse

    Galerie de la Genèse

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025