Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 474 artistes • 860 auteurs
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Citation Amavero du jour
La musique fait le continu entre l’homme et la nature entière. Lie-Tzeu dit aussi Lie Tseu, Liezi (attribué à).  Ve siècle av. J.-C
Lie-Tseu


  • le soir tombe sur Lanzarote

    le soir tombe sur Lanzarote
    la belle paresseuse
    endormie comme une huître

    les traits noirs des vagues
    dessinent une portée de notes
    de musique marine

    d’un ciel au bleu qui se fonce
    narcisses alanguis
    trois nuages se pâment dans l’eau

    transparent l’air empli de silence
    laisse les amants entendre
    leur cœur qui bat qui bat

    au rythme d’un même soupir

    Texte : Luc Fayard
    inspiré par une photo de C.F., voir ici

    Image Dall.e pour illustrer le poème « le soir tombe sur Lanzarote »

  • Nerval (Gérard de) : Vers dorés

    Homme, libre penseur ! te crois-tu seul pensant
    Dans ce monde où la vie éclate en toute chose ?
    Des forces que tu tiens ta liberté dispose,
    Mais de tous tes conseils l’univers est absent.

    (suite…)

  • Gilbran (Khalil): La Perle

    Une huître dit à sa voisine : « J’ai une très grande douleur en moi. C’est lourd et rond et je suis en détresse. »
    Et l’autre huître répondit avec une satisfaction hautaine : « Loués soient les cieux et la mer, je n’ai aucune douleur en moi. Je vais bien et suis en bonne santé à la fois dedans et dehors. »
    À ce moment un crabe passa par là et entendit les deux huîtres, et il dit à celle qui allait bien tout à la fois dedans et dehors : « Oui, tu vas bien et tu es en bonne santé à la fois dedans et dehors; mais la douleur que porte ta voisine est une perle d’une excessive beauté. »

    Khalil Gilbran, L’Errant

  • chêne de bronze

    Giuseppe Penone – L’Arbre des Voyelles – Jardin des Tuileries de Paris (1999) – Sculpture – Photo Raymonde Consensous

    ci-git un chêne
    de bronze

    la neige tombe
    sur les Tuileries
    voyelles gelées
    et les passants muets
    qui passent dans le jardin français
    c’est janvier

    bientôt
    aux branches immobiles
    une sève nouvelle fait chanter les rameaux `
    sibyllines voyelles
    voici l’if et le frêne
    le peuplier et l’aulne
    et l’autre chêne vert

    chêne aux veines d’airain
    tu demeures
    renversé
    dans l’été qui accable

    puis les chaises vides et le vent qui sibile
    les passants et les feuilles
    les voyelles tombées
    les châtaignes éclatées
    et ton tronc
    de novembre
    arrêté
    mordoré
    dans le jardin français

    Texte de Sylvie Dallloz, inspiré de L’Arbre des voyelles, de Giuseppe Penone (dans le Jardin des Tuileries). Photo : Raymonde Contensous


  • grâce

    Joséphine Chardiny Truchon – Équilibre – sculpture

    grâce équilibre
    et presqu’un sourire
    quelles sont tes pensées
    jeune femme sereine
    assise elle rêve
    d’amour et d’amitié
    et se rappelle
    la peau douce de sa mère
    l’effluve d’un parfum
    la caresse sur l’épaule
    d’un ami qui s’en va
    et qui reviendra
    laissons-la rêver
    sans la déranger


    Texte de Luc Fayard inspiré par Équilibre, de Joséphine Chardiny Truchon


Dernières publications d’art et de poésie

  • Max Jacob : Je garde dans la solitude

    Je garde dans la solitude
    comme un pressentiment de toi.
    Tu viens ! et le ciel se déploie,
    la forêt, l’océan reculent.

    Tous deux le soleil nous désigne
    par-dessus la ville et les toits
    les fenêtres renvoient ses lignes
    les fleurs éclatent comme des voix.

    Lorsque ton jardin nous reçoit,
    ta maison prend un air étrange :
    comme un reflet, la véranda nous accueille,
    sourit et change.

    Les arbres ont de grands coups d’ailes
    derrière et devant les buissons.
    La vague, au loin, parallèle,
    se met à briller par frissons.

    Derniers Poèmes. publiés à titre posthume chez Gallimard en 1945

    Max Jacob : Je garde dans la solitude

  • Yannis Ritsos : Nudité du corps

    Une mer robuste,
    d’un bleu profond,
    t’a éclairé le visage.
    Chassés par le soleil,
    tous les morts.

    Les pêcheurs sont passés
    avec des paniers vides.
    La lune palpitait
    sur tes genoux.
    Rien ne séparait plus
    le vide de la plénitude.

    Le temps s’allonge,
    tu t’allonges.
    Ton image immobile
    sur le mur intérieur.

    Cette peur
    d’avoir oublié quelque chose
    que j’aurais dû prendre.
    Et la peur
    qu’une telle immensité
    ne connaisse une fin.

    Erotica. Le mur dans le miroir et autres poèmes. nrf Poésie / Gallimard (extraits).

    Yannis Ritsos : Nudité du corps

  • Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

    Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

  • George Bellows — California Headlands (1917)

    George Bellows — California Headlands (1917)

  • Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

    Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

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  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

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  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

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Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025