Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 449 artistes • 760 auteurs
publiés dans Amavero

  • Dupin (Jacques) : La ligne de rupture

    Il s’en faut d’un effondrement, d’une dérive souveraine
    la surface du jeu, l’alternance et l’altération
    c’est la peau du dehors qui se retourne et nous absorbe
    analphabètes pour les feuilles, détachés de tout arriéré scintillant
    qu’on expulse de soi avec la tourbe, les viscères
    et les choses attisées, la nuit, et les hardes de couleurs
    la loupe asphyxie son maître, la fenêtre donne sur le talion

    (suite…)

  • Dupin (Jacques) : Proximité du murmure (extrait)


    Sorbes de la nuit d’été
    étoiles enfantines
    syllabes muettes du futur amour
    quand les flammes progressent de poutre en poutre sous nos toits
    exiguë
    la définition du ciel

    Jacques Dupin: extrait de Proximité du murmure utilisé par Joan Mitchell dans son tableau « Sorbes de la nuit d’été« 


  • Stevens (Wallace) : Domination of Black (Domination du Noir)

    At night, by the fire,
    The colors of the bushes
    And of the fallen leaves,
    Repeating themselves,
    Turned in the room,
    Like the leaves themselves
    Turning in the wind.

    La nuit, au coin du feu,
    Les couleurs des buissons
    Et des feuilles tombées,
    Se répétant elles-mêmes,
    Tournaient dans la chambre
    Comme les feuilles mêmes
    Tournent dans le vent.

    (suite…)

  • cauchemar

    lla voiture danse sur deux roues
    l’aspirateur s’envole à cheval sur son manche
    la maison fume comme une pipe
    le réverbère s’interroge sur son avenir
    le lit rebondit comme un fou à ressort
    le trottoir zigzague
    le téléphone dit des gros mots
    le camion de pompiers rue comme un mustang sauvage
    l’ordinateur radote radote radote
    le feu rouge reste rouge et le feu vert devient rouge
    le robinet du lavabo lache des jets d’eau multicolores
    le train qui passe allume toutes ses lumières
    la chaise fait la toupie sur un seul pied
    le cycliste tourne en rond
    la table monte en l’air et retombe en soupirant
    l’arbre se met à chanter
    le linge s’entortille sur son fil
    l’alouette exécute un salto arrière
    l’escalier en colimaçon ne mène plus nulle part
    l’autoroute fuit comme un tuyau percé
    le mur de la chambre murmure des mots d’amour vieux de mille ans
    l’horloge de l’église sonne minuit toutes les heures
    le livre dans la bibliothèque s’ouvre et se ferme faisant voleter ses pages
    je me réveille en sueur
    tout semble normal
    je me lève
    ouvre la porte
    avance un pied
    et je tombe
    je tombe


  • Pontonnier (Cécile) : 20 mots désuets et oubliés de la langue française

    Apoltronner : rendre peureux, poltron 

    Bombillement : bourdonnement (d’insectes, en particulier d’abeilles) 

    Contemption : mépris 

    Coquefredouille : homme sans valeur, sans esprit 

    Cunctateur : personne qui temporise 

    Gaber : plaisanter, rire, se moquer 

    Grenouiller  : nager (grenouiller des affaires : manoeuvrer)

    Hourvari : difficulté inattendue 

    Infundibuliforme : qui a la forme d’un entonnoir

    Marmiteux : piteux, misérable 

    Nivéen : d’un blanc pur, comme neige 

    Ocieux : oisif 

    Patafioler : maudire, punir 

    Piriforme ; qui a une forme de poire 

    Sardanapale : personne vivant une vie de luxe, dissolue 

    Sproposito : chose dite mal à propos 

    Tintinnabuler : produire un petit ton de clochette 

    Ubiquiste : qui peut se trouver dans plusieurs lieux à la fois 

    A vau-de-route : dans la précipitation, dans le désordre 

    Zinzinuler : chanter, gazouiller 

    publié sur fb par Bernadette L. et Pierre-Marc de B.


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  • Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

    We have not long to love.
    Light does not stay.
    The tender things are those we fold away.
    Coarse fabrics are the ones for common wear.
    In silence I have watched you comb your hair.
    Intimate the silence, dim and warm.
    I could but did not, reach to touch your arm.
    I could, but do not, break that which is still.
    (Almost the faintest whisper would be shrill.)
    So moments pass as though they wished to stay.
    We have not long to love.
    A night. A day….

    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    La lumière ne restera pas.
    Les choses tendres sont celles que nous rangeons.
    Les tissus grossiers sont ceux du quotidien.
    En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux.
    Un silence intime, tamisé et chaleureux.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile.
    (Le moindre murmure serait strident.)
    Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester
    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    Une nuit. Un jour…

    Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).

    Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025