Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 458 artistes • 761 auteurs
publiés dans Amavero

Citation Amavero du jour

« Il n’y a rien de plus beau qu’une clef, tant qu’on ne sait pas ce qu’elle ouvre.(« Aglavaine et Sélysette ») »

  • Pontonnier (Cécile) : 20 mots désuets et oubliés de la langue française

    Apoltronner : rendre peureux, poltron 

    Bombillement : bourdonnement (d’insectes, en particulier d’abeilles) 

    Contemption : mépris 

    Coquefredouille : homme sans valeur, sans esprit 

    Cunctateur : personne qui temporise 

    Gaber : plaisanter, rire, se moquer 

    Grenouiller  : nager (grenouiller des affaires : manoeuvrer)

    Hourvari : difficulté inattendue 

    Infundibuliforme : qui a la forme d’un entonnoir

    Marmiteux : piteux, misérable 

    Nivéen : d’un blanc pur, comme neige 

    Ocieux : oisif 

    Patafioler : maudire, punir 

    Piriforme ; qui a une forme de poire 

    Sardanapale : personne vivant une vie de luxe, dissolue 

    Sproposito : chose dite mal à propos 

    Tintinnabuler : produire un petit ton de clochette 

    Ubiquiste : qui peut se trouver dans plusieurs lieux à la fois 

    A vau-de-route : dans la précipitation, dans le désordre 

    Zinzinuler : chanter, gazouiller 

    publié sur fb par Bernadette L. et Pierre-Marc de B.


  • Suzuki (Daisetz Teitaro) : La légende d'Ou Tao-tseu

    Ou Tao-tseu (en japonais Godoshi) l’un des plus grands peintres de Chine,  vivait sous le règne de l’Empereur Siuan-tsoung, de la dynastie Tang. D’après la légende, sa dernière peinture fut un paysage commandé par l’Empereur pour orner  un des murs du palais. L’artiste dissimula son œuvre sous un rideau jusqu’à l’arrivée de l’Empereur ; tirant alors le rideau, il découvrit sa vaste peinture. L’Empereur contempla avec admiration une scène merveilleuse : forêts, hautes montagnes, nuages flottant dans le ciel immense, hommes sur les collines, vols d’oiseaux dans les airs. « Voyez, dit le peintre, au pied de cette montagne, réside un esprit. » Il battit des mains et la porte qui fermait l’entrée de la caverne s’ouvrit. set la porte qui fermait l’entrée de la caverne s’ouvrit. « L’intérieur en est magnifique au-delà de tout ce que les mots peuvent exprimer, poursuivit-il. Permettez-moi de vous montrer le chemin. » Ce disant, il entra dans la caverne ; la porte se referma sur lui et,  avant que l’Empereur étonné eût pu parler ou faire un geste, tout s’était évanoui sur le mur redevenu blanc où ne subsistait plus aucune trace du pinceau de l’artiste. On ne revit jamais plus Ou Tao-tseu.
    L‘artiste avait disparu, et tout le paysage avait été effacé ; mais de cet anéantissement surgit un nouveau monde spirituel, dans lequel résident les maîtres du  Zen, où ils accomplissent toutes sortes de bouffonneries, affirment toutes sortes d’absurdités, en restant cependant en parfait accord avec la vraie nature des choses, où se révèle un monde dépouillé de toutes ses faussetés, conventions et simulations et de tous artifices intellectuels. Tant qu’on n’aura pas pénétré dans ce monde de réalités, la vérité du zen restera çà jamais un livre scellé.

    Dairetz Teitaro Suzuki, Essais sur le bouddhisme zen

  • Proust (Marcel): Lasse, résignéee… (extrait d'A l'ombre des jeunes filles en fleurs)

    Lasse, résignée, occupée pour plusieurs heures encore à sa tâche immémoriale, la grise journée filait sa passementerie de nacre et je m’attristais de penser que j’allais rester seul en tête à tête avec elle qui ne me connaissait pas plus qu’une ouvrière qui, installée près de la fenêtre pour voir plus clair en faisant sa besogne, ne s’occupe nullement de la personne présente dans la chambre.
    Marcel Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs


  • Brassens (Georges): La ronde des jurons

    Voici la ronde des jurons
    Qui chantaient clair, qui dansaient rond
    Quand les Gaulois
    De bon aloi
    Du franc-parler suivaient la loi

    (suite…)

  • l'ombre est riche

    l’ombre est riche en sous-entendus
    du néant naitra l’aquarelle
    créant enfin des parallèles
    de joies et pleurs inattendus
    le temps échappant aux saisons
    jouira goulument d’un présent
    créateur d’instants apaisants
    ton bonheur sera sans blason
    dans une impulsion circulaire
    des courbes infiniment rondes
    ouvriront l’espace du monde
    à ton cœur jadis en colère
    la danse des plaisirs humains
    jouera sa fière farandole
    balancée comme une gondole
    par l’ivresse des lendemains
    ayant relu toutes les bibles
    tes amours ne seront plus feintes
    et dans les couleurs demi-teintes
    tu verras enfin l’invisible


Dernières publications d’art et de poésie

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille


    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

    La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

    Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

    Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

  • Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

    Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

  • Jacques Bertin : Hymne (2018)

    Jacques Bertin : Hymne (2018)

  • Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

    We have not long to love.
    Light does not stay.
    The tender things are those we fold away.
    Coarse fabrics are the ones for common wear.
    In silence I have watched you comb your hair.
    Intimate the silence, dim and warm.
    I could but did not, reach to touch your arm.
    I could, but do not, break that which is still.
    (Almost the faintest whisper would be shrill.)
    So moments pass as though they wished to stay.
    We have not long to love.
    A night. A day….

    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    La lumière ne restera pas.
    Les choses tendres sont celles que nous rangeons.
    Les tissus grossiers sont ceux du quotidien.
    En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux.
    Un silence intime, tamisé et chaleureux.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile.
    (Le moindre murmure serait strident.)
    Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester
    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    Une nuit. Un jour…

    Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).

    Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

  • Galerie du baroque

    Galerie du baroque

  • Galerie de la Genèse

    Galerie de la Genèse

Abonnez-vous à
La Gazette d’Amavero
Entrez votre email
et vous recevrez notre newsletter
un lundi sur deux :
100% bénévole, gratuit,
sans pub, ni spam, ni traqueurs

← Retour

Votre adresse email a été envoyée

Merci pour votre abonnement au site Amavero et à ses poèmes !

Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025