Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 476 artistes • 860 auteurs
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Citation Amavero du jour
Arrêter de vouloir, arrêter de faire une confiance aveugle à la volonté, cette chimère inventée par notre culture, pour  nous tourner vers… Lire


  • Souffle de vie

    Léa Dumayet – Petit souffle (2023) – aluminium

    Si tu pouvais arrêter le temps,
    Que retiendrais-tu de nos moments ?
    Si l’air se figeait, rien qu’un instant,
    Que garderais-tu absolument ?

    Le frisson de nos premiers baisers ?
    Nos étreintes un peu trop exaltées ?
    Ou mon dernier souffle à tes côtés
    Aussi léger qu’une brise d’été ?

    Fixerais-tu nos mots insufflés
    Aux quatre vents de l’éternité ?
    Et nos envies toujours conjuguées
    Au temps qu’il faisait, hiver comme été ?

    Quand le monde cessera de tourner,
    Je prendrai une grande bouffée d’air
    Et la scellerai à tout jamais
    Dans tous les contenants de la terre.


    Texte d’Élise Les petits mots, inspiré de Petit Souffle, de Léa Dumayet (2023) – aluminium


  • Tous les parfums de l’Arabie

    Michel Leiris (teste) et Joan Miro (dessin): poème affiche (1973) – lithographie – Aimé Maeght

    Tous les parfums de l’Arabie,
    tous les rêves du sommeil et de la veille,
    toutes les aventures vécues ou imaginées,
    toutes les expériences nées des œuvres à lire,
    à voir ou à entendre,
    tous les remous à l’échelle des océans
    ou à celle du verre d’eau,
    tout ce qui peut n’exister qu’à peine
    ou ne pas exister
    mais par quoi l’on existe…


    Texte et écriture de Michel Leiris, dessin de Joan Miró (1973) – Lithographie – Aimé Maeght


  • La Poule qui radote

    Texte de Bernard Denis-Laroque, illustré par Pascale Bordet; extrait de « Les Fables de Montparnasse« 


  • Korax

    Jam – Cop 27 – Autoportrait

    Moi, j’aimerai être un corbeau,
    premier initié du dieu taureau,
    tout droit venu d’Orient,
    directement de l’ancien Iran.

    Moi, j’aimerai être corbeau,
    Initié dans le respect
    des secrets de ces solides
    amitiés

    Moi, j’aimerai être corbeau.
    Mithra ne veut pas
    qu’on parle de tout ça.
    Être sans voix
    Fait donc de moi un roi


    Texte de Hugo, poète sans voix, inspiré de : Cop 27 – Autoportrait, de Jam –  techniques mixtes fusain, encre, acrylique, café


  • Le Jeu de l’Arbre

    Lucas Ribeyron – Voyage urbain

    Un arbre planté dans un square
    Ombrage les boulistes du soir.
    Se prenant parfois un coup de métal,
    Il tient bon lorsque ricochent
    Sur ses écorces solides
    Des boulets reflétant
    Ses racines sur la terre noire.

    Et dans ce square vivant
    Des bancs attendent des conquêtes,
    Cœurs mûrs, seuls ou entourés,
    Regardant les joueurs
    Faire vibrer le sol
    Jusqu’à la pointe des cimes.


    Texte de Paul Artaut inspiré de l’œuvre Voyage urbain, de Lucas Ribeyron


Dernières publications d’art et de poésie

  • Max Jacob : Je garde dans la solitude

    Je garde dans la solitude
    comme un pressentiment de toi.
    Tu viens ! et le ciel se déploie,
    la forêt, l’océan reculent.

    Tous deux le soleil nous désigne
    par-dessus la ville et les toits
    les fenêtres renvoient ses lignes
    les fleurs éclatent comme des voix.

    Lorsque ton jardin nous reçoit,
    ta maison prend un air étrange :
    comme un reflet, la véranda nous accueille,
    sourit et change.

    Les arbres ont de grands coups d’ailes
    derrière et devant les buissons.
    La vague, au loin, parallèle,
    se met à briller par frissons.

    Derniers Poèmes. publiés à titre posthume chez Gallimard en 1945

    Max Jacob : Je garde dans la solitude

  • Yannis Ritsos : Nudité du corps

    Une mer robuste,
    d’un bleu profond,
    t’a éclairé le visage.
    Chassés par le soleil,
    tous les morts.

    Les pêcheurs sont passés
    avec des paniers vides.
    La lune palpitait
    sur tes genoux.
    Rien ne séparait plus
    le vide de la plénitude.

    Le temps s’allonge,
    tu t’allonges.
    Ton image immobile
    sur le mur intérieur.

    Cette peur
    d’avoir oublié quelque chose
    que j’aurais dû prendre.
    Et la peur
    qu’une telle immensité
    ne connaisse une fin.

    Erotica. Le mur dans le miroir et autres poèmes. nrf Poésie / Gallimard (extraits).

    Yannis Ritsos : Nudité du corps

  • Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

    Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

  • George Bellows — California Headlands (1917)

    George Bellows — California Headlands (1917)

  • Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

    Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

    La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

    Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

    Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025