Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 439 artistes • 760 auteurs
publiés dans Amavero

  • Aragon (Louis) : Cest une chose étrange

    C’est une chose étrange à la fin que le monde
    Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit
    Ces moments de bonheur ces midis d’incendie
    La nuit immense et noire aux déchirures blondes

    (suite…)

  • MacColl (Ewan) : Dirty Old Town (Vieille ville sale)

    I met my love by the gas works wall
    Dreamed a dream by the old canal
    Kissed a girl by the factory wall
    Dirty old town
    Dirty old town

    J’ai rencontré mon amour près du mur de l’usine à gaz
    J’ai fait un rêve près du vieux canal
    Embrassé une fille près du mur de l’usine
    Vielle ville sale
    Vielle ville sale

    (suite…)

  • ode à tarutao

    cri animal dans la moiteur verte de l’île
    macaques gris nounous de grands yeux apeurés
    nœuds de mangroves serpentines inviolées
    rivière tordue vers la grotte aux crocodiles

    comme l’eau le temps a repris son cours originel
    à l’écart des bruits inutiles irréels
    les hommes sont calmes et souriants
    les enfants s’ennuient mollement
    les chats miaulent pour le décor
    des marcassins grognons traversent le parc d’or

    jour et nuit soleil et pluie jouent à cache cache
    et à chaque fois c’est la nature qui gagne
    les arbres si hauts la lumière et la couleur
    sont plus forts et plus éclatants ici qu’ailleurs

    déserte la plage la plus longue sur terre
    laisse s’échouer quelques rouleaux nonchalants
    au large un phare breton protège la baie
    où mouille un sloop rouillé de gangsta solitaire

    l’île halte invite au repos
    comme si l’écriteau du débarcadère
    te prévenait attention voyageur délétère
    sur le sable de l’îlot
    tu ne poses pas que ton bagage
    tu poses aussi ton rêve ta vie tes gages
    et quant tu repartiras vers le vacarme
    ici à Tarutao l’oubliée
    toi le voyageur pressé
    tu auras laissé un bout de ton âme


  • Budet (François) : Loguivy de la mer

    Ils reviennent encore à l’heure des marées
    S’asseoir sur le muret le long de la jetée
    Ils regardent encore au-delà de Bréhat
    Respirant le parfum du vent qui les appelle
    Mais s’il est révolu le temps des Terre – Neuvas
    La race des marins, chez nous ne s’en va pas

    (suite…)

  • Dupuy (Fernand) : L’Albine ou la mésange qui zinzinule

    Tu le sais, bien sûr depuis longtemps, le coq chante, cocorico, la poule caquète, le chien aboie, quand le cheval hennit et que beugle le bœuf et meugle la vache, l’hirondelle gazouille, la colombe roucoule et le pinson ramage. Les moineaux piaillent, le faisan et l’oie criaillent quand le dindon glousse. La grenouille coasse mais le corbeau croasse et la pie jacasse.
    (suite…)


Dernières publications d’art et de poésie

  • Jacques Bertin : Hymne (2018)

    Jacques Bertin : Hymne (2018)

  • Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

    We have not long to love.
    Light does not stay.
    The tender things are those we fold away.
    Coarse fabrics are the ones for common wear.
    In silence I have watched you comb your hair.
    Intimate the silence, dim and warm.
    I could but did not, reach to touch your arm.
    I could, but do not, break that which is still.
    (Almost the faintest whisper would be shrill.)
    So moments pass as though they wished to stay.
    We have not long to love.
    A night. A day….

    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    La lumière ne restera pas.
    Les choses tendres sont celles que nous rangeons.
    Les tissus grossiers sont ceux du quotidien.
    En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux.
    Un silence intime, tamisé et chaleureux.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile.
    (Le moindre murmure serait strident.)
    Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester
    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    Une nuit. Un jour…

    Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).

    Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

  • Galerie du baroque

    Galerie du baroque

  • Galerie de la Genèse

    Galerie de la Genèse

  • John McKinstry – Coastal Cottages (2024)

    John McKinstry – Coastal Cottages (2024)

  • Mimmo Paladino – Sans titre (2011)

    Mimmo Paladino – Sans titre (2011)

  • Léon Spilliaert – La couture (1917)

    Léon Spilliaert – La couture (1917)

  • Roger Bissière : Composition verte (1961)

    Roger Bissière : Composition verte (1961)

  • Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

    Voudrais qu’on m’enfougère,
    qu’on m’envente, qu’on m’enrose,
    qu’on m’encoquelicotte, qu’on m’enféminise,
    qu’on m’endoucisse , qu’on m’enciélise ….
    Voudrais pas qu’on m’enterre.

    Louis Calaferte – L’homme vivant (1994)

    Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025