Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 458 artistes • 761 auteurs
publiés dans Amavero

Citation Amavero du jour

« Il n’y a rien de plus beau qu’une clef, tant qu’on ne sait pas ce qu’elle ouvre.(« Aglavaine et Sélysette ») »

  • triptyque

    Faz Fazou – Kintsugi Sea

    naissance vie mort
    amour séparation tristesse
    rien n’est typique
    tout est triptyque
    entre noir et blanc
    toutes les nuances
    de la vie de la mort
    la vie long fil d’or
    sans commencement ni fin
    la mort partout présente
    sans cesse repoussée
    la vie qui éclaire la mort
    frontière entre l’avant et l’après

    Texte de Luc Fayard -, inspiré par Kintzugi Sea, de Faz Fazou


  • histoire de la mer

    Marie Leroy – Languedoc

    c’est l’histoire de la mer
    qui se dévoile devant nous
    des frégates de guerre
    d’hier et d’aujourd’hui
    c’est l’histoire des marins
    aux quatre coins du monde
    mais toujours chez eux
    sur le pont de leur bateau
    c’est l’histoire des pays lointains
    de leurs habitants
    des grands voyages
    des découvertes
    et toujours la même fin
    le retour au port

    Texte de Luc Fayard inspiré par Languedoc, de Marie Leroy

    Voir nos deux autres galeries d’art (œuvres seules) : Art contemporain, Art moderne


  • marais salants

    Isabelle de Galzain – Cabane

    la mer c’est aussi du travail
    de l’artisanat de la patience
    précision de la répétition
    la géométrie a de l’allure
    la lumière se joue des reflets
    ces montagnes naines
    alignées pleines de goût
    soigneusement ratissées
    savent-elles qu’elles viennent
    du grand large
    là où les oiseaux blancs
    planent en riant

    voir l’œuvre et l’artiste qui m’ont inspiré ce poème: (extrait en illustration)

    Texte de Luc Fayard inspiré par Cabane, d’Isabelle de Galzain


  • l’œil et la corne

    Corinne Dupeyrat – Marguerite

    tout un symbole
    l’œil qui interroge
    la corne qui menace
    mais non
    ce n’est qu’une vache
    ruminant paisiblement
    on imagine le pré et les pommiers
    le troupeau et les cloches
    le soir descend
    et enveloppe la scène

    Texte de Luc Fayard inspiré par Marguerite, de Corinne Dupeyrat


  • marée dans la baie

    Paysage marin avec des rochers émergeant de l'eau sous un ciel clair. La lumière illumine la scène, mettant en valeur les reflets sur la surface de la mer.
    Florence Rerolle – La Pointe du Chevet

    dans ce lieu spécial
    le paysage change sans cesse
    les odeurs et les sons aussi
    tout y est plus que vivant
    l’endroit parle à l’âme
    on y respire un air
    plus pur qu’ailleurs
    la lumière possède cette acuité
    qui cisèle la mer et les rochers
    pour finir au fond du cœur 
    alors face à la baie
    on peut pousser
    un soupir de bonheur

    Texte de Luc Fayard inspiré par La Pointe du Chevet, de Florence Rerolle


Dernières publications d’art et de poésie

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille


    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

    La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

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  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

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  • Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

    Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

  • Jacques Bertin : Hymne (2018)

    Jacques Bertin : Hymne (2018)

  • Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

    We have not long to love.
    Light does not stay.
    The tender things are those we fold away.
    Coarse fabrics are the ones for common wear.
    In silence I have watched you comb your hair.
    Intimate the silence, dim and warm.
    I could but did not, reach to touch your arm.
    I could, but do not, break that which is still.
    (Almost the faintest whisper would be shrill.)
    So moments pass as though they wished to stay.
    We have not long to love.
    A night. A day….

    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    La lumière ne restera pas.
    Les choses tendres sont celles que nous rangeons.
    Les tissus grossiers sont ceux du quotidien.
    En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux.
    Un silence intime, tamisé et chaleureux.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile.
    (Le moindre murmure serait strident.)
    Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester
    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    Une nuit. Un jour…

    Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).

    Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

  • Galerie du baroque

    Galerie du baroque

  • Galerie de la Genèse

    Galerie de la Genèse

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025