Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Si j’avais des millions, je serai millionnaire. Si j’avais des milliards, je serai milliardaire. Mais je n’ai que des centimes, je suis… Lire


  • touareg

    Brigitte de Lanouvelle – Berbère

    je marcherai longtemps
    pour te rejoindre là-bas
    mes pieds seront légers
    sur le chemin de la rencontre
    je resterai longtemps
    près de toi endormie
    et puis je repartirai
    rempli d’une force nouvelle
    je dirai au vent du désert
    prends soin de mon aimée
    un jour je viendrai comme un roi
    auprès d’elle seul et fier
    fouler une dernière fois
    le sable et la pierre

    Texte de Luc Fayard, inspiré par Berbère, de Brigitte de Lanouvelle


  • baleine

    Ange Debroise – Baleine

    mi baleine mi bateau
    la forme animale
    glissait dans l’eau
    dans un souffle puissant
    ses antennes blanches
    captaient l’univers
    de sa gorge jaillit
    le chant de la mer
    un chant d’union
    que tous entendirent
    hommes et poissons

     

    Texte de Luc Fayard inspiré par Baleine, d’Ange Debroise


  • réglages

    toutes voiles dehors
    les voiliers d’Argenteuil
    régatent par petit temps
    l’eau est noire de monde
    on tire sur les bouts
    on règle les voiles au plus fin
    on essaie de tenir son cap
    malgré les courants
    et les sautes d’humeur
    d’une brise un peu molle
    difficile à saisir
    le plan d’eau n’est pas si large
    il faut y faire sa place
    mieux vaut être devant
    qu’au milieu de la noria
    tout à l’heure le gagnant
    lèvera sa coupe
    au milieu des vivats
    et l’on repartira chez soi
    avec un bon souvenir de plus

    Texte de Luc Fayard, inspiré par Claude Monet, Régate à Argenteuil


  • peuple cheval

    Corinne Dupeyrat – Peuple cheval

    peuple cheval
    l’infini des plaines
    ne lui suffit pas
    il marche en groupe
    il galope il rue
    secoue sa crinière
    naseaux ouverts
    le peuple cheval
    s’enivre de l’air
    soleil ou crachin
    il avance fièrement
    par tous les temps
    quel sera son destin

    Texte de Luc Fayard inspiré par Peuple cheval, par Corinne Dupeyrat


  • boule

    Sophie Pechère – Place des Lys

    une boule de pétanque
    c’est beau c’est lourd
    vieille et cabossée
    elle brille davantage
    car elle est
    présent et passé
    une dans chaque main
    le plus bel équilibre
    quand le joueur la lance
    son corps son âme
    s’envolent avec elle
    en l’air tous les souffles
    sont suspendus
    le temps aussi
    et quand elle retombe…

    Texte de Luc Fayard inspiré par Place des Lys, de Sophie Pechère


Dernières publications d’art et de poésie

  • Max Jacob : Je garde dans la solitude

    Je garde dans la solitude
    comme un pressentiment de toi.
    Tu viens ! et le ciel se déploie,
    la forêt, l’océan reculent.

    Tous deux le soleil nous désigne
    par-dessus la ville et les toits
    les fenêtres renvoient ses lignes
    les fleurs éclatent comme des voix.

    Lorsque ton jardin nous reçoit,
    ta maison prend un air étrange :
    comme un reflet, la véranda nous accueille,
    sourit et change.

    Les arbres ont de grands coups d’ailes
    derrière et devant les buissons.
    La vague, au loin, parallèle,
    se met à briller par frissons.

    Derniers Poèmes. publiés à titre posthume chez Gallimard en 1945

    Max Jacob : Je garde dans la solitude

  • Yannis Ritsos : Nudité du corps

    Une mer robuste,
    d’un bleu profond,
    t’a éclairé le visage.
    Chassés par le soleil,
    tous les morts.

    Les pêcheurs sont passés
    avec des paniers vides.
    La lune palpitait
    sur tes genoux.
    Rien ne séparait plus
    le vide de la plénitude.

    Le temps s’allonge,
    tu t’allonges.
    Ton image immobile
    sur le mur intérieur.

    Cette peur
    d’avoir oublié quelque chose
    que j’aurais dû prendre.
    Et la peur
    qu’une telle immensité
    ne connaisse une fin.

    Erotica. Le mur dans le miroir et autres poèmes. nrf Poésie / Gallimard (extraits).

    Yannis Ritsos : Nudité du corps

  • Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

    Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

  • George Bellows — California Headlands (1917)

    George Bellows — California Headlands (1917)

  • Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

    Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

    La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

    Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

    Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025