Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 474 artistes • 860 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Si mes phrases sourient c’est parce qu’elles sortent du noir. J’ai passé ma vie à lutter contre la persuasive mélancolie. Mon sourire me… Lire


  • achéron

    Jaya Suberg – Bunny – digital
    Jon Davis

    émoussée la lame de l’esprit
    ne tranche plus assez
    les mots me manquent
    pour boucler ma pensée
    blindé mon cœur
    ne laisse plus rien traverserde tout son passé
    le temps me pèse
    comme une marmite en fonte
    prête à imploser
    mais qui se contente de fuir
    lâchant de lamentables pschits

    heureusement la nuit
    débarquent les rêves
    trafiquants d’espace et d’horloge
    le songe est quantique
    on peut vivre ici et là-bas
    en même temps
    être soi et un autre
    et s’engueuler tous les deux
    voler très haut tomber très bas
    tout le monde fait ça
    se retrouver tout nu dans la rue
    courir poursuivi par un meurtrier
    dont le coup de poignard fatal
    vous ramène en sursaut à la vie

    et puis aussi
    dire des choses bizarres
    aimer de manière doucereuse
    sourire peut-être
    mais pas plus

    car ne riant pas dans mes veilles
    j’ai peur que le rire du sommeil
    ne soit l’ultime son
    traversant l’achéron

    Texte de Luc Fayard illustré par l’œuvre de Jaya Suberg, « Bunny », (digital), et de Jon Davis (techniques mixtes).


  • paysage

    Collage of paintings inspired by Provence, featuring landscapes, architecture, and natural scenes.
    Julian Merrow-Smith – Cartes postales de Provence – 1920

    la pierre et le sang
    le chêne et la cendre
    le pin et la croix
    l’eau qui sourd
    en chuintant
    le ciel repeint
    comme un décor
    la colline traître
    derrière sa rondeur
    la montagne
    aux pics de brume
    et sur les chemins
    qui tournent toujours
    les cailloux blêmes
    durs et tranchants
    pour vous rappeler
    qu’il faut avancer
    quand même

    Hommage à la Provence

    Texte de Luc Fayard inspiré par les tableaux Postcards from Provence, de Julian Merrow-Smith


  • Laura Mussard : Théa (2024)

    Laura Mussard – Théa

  • Ceci est mon corps

    Tessa Fontane-Guerra – Ceci est mon corps (2024)

    J’aurai pu dire

    j’ai imaginé
    la déchirure
    avant de commencer


    Texte de Mathieu Bénézet (1946-2013), extrait du livre Ceci est mon corps (Flammarion), choisi par l’artiste Tessa Fontane-Guerra pour illustrer son œuvre Ceci est mon corps. Huile sur bois – 125 X 60 cm – Maison de santé d’Épinay sur Seine – Mai-Juin 2024.


  • Sally Storch : Vent de nuit (2006)


Dernières publications d’art et de poésie

  • Max Jacob : Je garde dans la solitude

    Je garde dans la solitude
    comme un pressentiment de toi.
    Tu viens ! et le ciel se déploie,
    la forêt, l’océan reculent.

    Tous deux le soleil nous désigne
    par-dessus la ville et les toits
    les fenêtres renvoient ses lignes
    les fleurs éclatent comme des voix.

    Lorsque ton jardin nous reçoit,
    ta maison prend un air étrange :
    comme un reflet, la véranda nous accueille,
    sourit et change.

    Les arbres ont de grands coups d’ailes
    derrière et devant les buissons.
    La vague, au loin, parallèle,
    se met à briller par frissons.

    Derniers Poèmes. publiés à titre posthume chez Gallimard en 1945

    Max Jacob : Je garde dans la solitude

  • Yannis Ritsos : Nudité du corps

    Une mer robuste,
    d’un bleu profond,
    t’a éclairé le visage.
    Chassés par le soleil,
    tous les morts.

    Les pêcheurs sont passés
    avec des paniers vides.
    La lune palpitait
    sur tes genoux.
    Rien ne séparait plus
    le vide de la plénitude.

    Le temps s’allonge,
    tu t’allonges.
    Ton image immobile
    sur le mur intérieur.

    Cette peur
    d’avoir oublié quelque chose
    que j’aurais dû prendre.
    Et la peur
    qu’une telle immensité
    ne connaisse une fin.

    Erotica. Le mur dans le miroir et autres poèmes. nrf Poésie / Gallimard (extraits).

    Yannis Ritsos : Nudité du corps

  • Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

    Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

  • George Bellows — California Headlands (1917)

    George Bellows — California Headlands (1917)

  • Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

    Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

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  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

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  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

    Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025