Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 477 artistes • 860 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Je ferai donc des lois si conformes aux intérêts des citoyens, qu’ils croiront eux-mêmes plus avantageux de les maintenir que de les… Lire
Solon


  • petits riens de bonheur

    apparition
    cœur en surchauffe
    sa peau de louve
    ses yeux de brume
    long nez fier
    cheveux cachés
    envie de les lisser
    ah la belle oracle
    tête inclinée
    elle écoute
    réfléchit
    quand elle marche
    fragile

    son corps agile
    crée sa bulle
    le vent s’écarte
    sur la silhouette
    dansante
    statue vivante
    art en mouvement
    le temps perplexe
    contemple l’instant
    à peindre sur site
    quand tout se fige
    les lignes fuient
    l’ombre s’agrandit
    et puis voila
    elle est partie
    sur un soupir
    un sourire
    le monde s’enroue
    et dans la brèche
    créée par elle
    dans l’éternelle ronde
    il ne restera à peine
    qu’un souvenir de parfum
    la gracilité des mains
    l’image floue
    de sa moue
    rien que des petits riens
    de bonheur

    Image créée par Dall.e pour illustrer le poème « petits riens de bonheur »


    Texte de Luc Fayard illustré par l’IA; voir une autre illustration d’art moderne


  • Vieira da Silva (Maria Helena) : Le Testament

    Je lègue à mes amis, un bleu céruleum pour voler haut, un bleu cobalt pour le bonheur, un bleu d’outremer pour stimuler l’esprit, un vermillon pour faire circuler le sang allégrement, un vert mousse pour apaiser les nerfs un jaune d’or : richesse, un violet de cobalt pour la rêverie, un garance qui fait entendre le violoncelle, un jaune barite : science-fiction, brillance, éclat, un ocre-jaune pour accepter la terre, un vert Véronèse pour la mémoire du printemps, un indigo pour pouvoir accorder l’esprit à l’orage, un orange pour exercer la vue d’un citronnier au loin, un jaune citron pour la grâce, un blanc pur : pureté, terre de Sienne naturelle, la transmutation de l’or, un noir somptueux pour voir Titien, une terre d’ombre naturel pour mieux accepter la mélancolie noire, une terre de Sienne brûlée pour le sentiment de durée.

    Maria Helena Vieira da Sylva, artiste peintre

  • bécasse

    Christine Bataille – Nature morte à la bécasse

    coiffé de son vieux chapeau
    le chasseur est parti tôt
    avec chien fusil besace
    à l’heure qu’il aime
    dans la brume et la rosée
    l’herbe haute cachait ses secrets
    sauf au chien qui s’est arrêté
    l’homme était prêt
    l’attente a duré longtemps
    et quand la bécasse au long bec
    a démarré son vol un peu lourd
    un seul coup de fusil a suffi

    Texte de Luc Fayard inspiré par Nature morte à la bécasse, de Christine Bataille


  • barbe bleue

    CYB – Re-création et jubliation

    c’est un conte
    de l’amour
    de la peur
    du secret
    et de l’interdit
    il était amoureux
    elle curieuse
    il l’emmena
    dans son château
    dont elle fit ouvrir
    les sept portes
    la septième
    lui fut fatale

    Texte de Luc Fayard inspiré par Recréation et jubilation, de CYB


  • ruche

    Odile de Bouvier – L’Atelier du soleil

    prenez un tableau abimé
    scrutez-le à la loupe
    respirez le travail de l’artiste
    qu’il imprègne vos mains
    votre cerveau
    puis réglez la lumière
    la température
    le taux d’humidité
    et ensuite patience
    et minutie
    un travail de ruche
    pour que l’œuvre renaisse
    d’une nouvelle jeunesse

    Texte de Luc Fayard inspiré par L’Atelier du Soleil, d’Odile de Bouvier


Dernières publications d’art et de poésie

  • Max Jacob : Je garde dans la solitude

    Je garde dans la solitude
    comme un pressentiment de toi.
    Tu viens ! et le ciel se déploie,
    la forêt, l’océan reculent.

    Tous deux le soleil nous désigne
    par-dessus la ville et les toits
    les fenêtres renvoient ses lignes
    les fleurs éclatent comme des voix.

    Lorsque ton jardin nous reçoit,
    ta maison prend un air étrange :
    comme un reflet, la véranda nous accueille,
    sourit et change.

    Les arbres ont de grands coups d’ailes
    derrière et devant les buissons.
    La vague, au loin, parallèle,
    se met à briller par frissons.

    Derniers Poèmes. publiés à titre posthume chez Gallimard en 1945

    Max Jacob : Je garde dans la solitude

  • Yannis Ritsos : Nudité du corps

    Une mer robuste,
    d’un bleu profond,
    t’a éclairé le visage.
    Chassés par le soleil,
    tous les morts.

    Les pêcheurs sont passés
    avec des paniers vides.
    La lune palpitait
    sur tes genoux.
    Rien ne séparait plus
    le vide de la plénitude.

    Le temps s’allonge,
    tu t’allonges.
    Ton image immobile
    sur le mur intérieur.

    Cette peur
    d’avoir oublié quelque chose
    que j’aurais dû prendre.
    Et la peur
    qu’une telle immensité
    ne connaisse une fin.

    Erotica. Le mur dans le miroir et autres poèmes. nrf Poésie / Gallimard (extraits).

    Yannis Ritsos : Nudité du corps

  • Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

    Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

  • George Bellows — California Headlands (1917)

    George Bellows — California Headlands (1917)

  • Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

    Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

    La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

    Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

    Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025