Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 428 artistes • 758 auteurs
publiés dans Amavero

  • Juana-Inés de la Cruz : Detente, sombra de mi bien esquivo (1689) – Arrête-toi, ombre de mon bien insaisissable

    Detente, sombra de mi bien esquivo,
    imagen del hechizo que más quiero,
    bella ilusión por quien alegre muero,
    dulce ficción por quien penosa vivo.

    Si al imán de tus gracias atractivo
    sirve mi pecho de obediente acero,
    ¿para qué me enamoras lisonjero
    si has de burlarme luego fugitivo?

    Mas blasonar no puedes satisfecho
    de que triunfa de mí tu tiranía:
    que aunque dejas burlado el lazo
    estrecho

    que tu forma fantástica ceñía,
    poco importa burlar brazos y pecho
    si te labra prisión mi fantasía.

    Arrête-toi, ombre de mon bien insaisissable,
    image du charme que j’aime le plus ;
    belle illusion pour qui je meurs heureuse,
    douce fiction pour qui je vis douloureuse.

    Si, aimant attiré par tant de grâces,
    mon cœur se fait acier docile et fidèle,
    pourquoi me séduire, flatteur et cruel,
    si c’est pour fuir et me trahir sans trace ?

    Mais ne crois pas pouvoir te glorifier
    du triomphe orgueilleux de ta tyrannie :
    même si se rompt le lien resserré

    dont ton fantôme entourait ma folie,
    qu’importe d’échapper à mes bras blessés,
    si ma pensée te retient prisonnière.

    Miguel Cabrera – Sor Juana Inés de la Cruz (1750)

    Juana Inés de Asbaje y Ramírez de Santillana, ou sœur Juana Inés de la Cruz ou Jeanne-Agnès de la Croix, née le 2 décembre 1648 ou le 12 novembre 1651 à San Miguel Nepantla (Espagne), une localité rattachée par la suite à la municipalité mexicaine de Tepetlixpa et morte le 17 avril 1695 à Mexico (Vice-Royauté de Nouvelle-Espagne), est une religieuse catholique (hiéronymite), poétesse et dramaturge de la Nouvelle-Espagne, considérée comme mexicaine par de nombreux auteurs. Son œuvre poétique figure parmi les plus emblématiques de la langue espagnole (Wikipedia). Ce poème paraît dans le premier volume de ses œuvres complètes, intitulé : « Inundación Castálida » (L’Inondation Castalide), publié à Madrid en 1689.


  • Admirez les œuvres d’art de votre année de naissance

    Collection Amavero

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  • Ton regard bleu mon vieux

    Ton regard bleu mon vieux,
    Tes bras comme deux bouts de bois craquent,
    Comme les feuilles qui tapissent ton univers,
    Où tu écoutes parler la forêt en fumant ta pipe.
    Et voilà l’hiver qui t’attrape dans le labyrinthe,
    De cette vie faite de collines et de rêves en relief.
    J’aurais aimé garder ces moments sur la terrasse,
    Où tu écoutais mes récitations peignant le néant ou la liberté.  

    Texte d’Agnès T, lectrice d’Amavero qui a tiré au sort une liste de 20 mots dans notre jeu poétique « 20 mots pour votre poème » et en a fait ce poème. Merci à Agnès de sa contribution !
    Liste des mots: regard, bleu, vieux, bras, deux, bout , bois, feuille, univers, écoute, parler, voilà, hiver, vie, rêve, aimer, , garder, moment, néant, liberté


  • La Galerie des Impressionnistes : immersion dans 460 chefs d’œuvres

    Bienvenue dans cette galerie monumentale : une immersion inédite au cœur de l’impressionnisme à travers 460 œuvres soigneusement sélectionnées par Amavero. Plus qu’une simple exposition, nous vous offrons ici un véritable outil d’exploration artistique, conçu pour s’adapter à votre curiosité.

    Les Galeries Interactives : Parcourez les œuvres au fil de leur publication. Chaque image est une porte d’entrée : un clic vous mène soit vers le poème et l’analyse dédiés à l’œuvre, soit vers un agrandissement plein écran pour en admirer la texture et la lumière.

    Les Index des Artistes : Vous recherchez un maître particulier ? Notre index alphabétique intelligent classe les œuvres par nom de famille. De Caillebotte à Van Gogh, accédez instantanément à l’intégralité des tableaux répertoriés pour chaque peintre.

    Navigation Fluide : Utilisez la pagination au bas de la galerie pour voyager à travers les collections sans perdre le fil de votre contemplation.

    Laissez-vous porter par la couleur et le mouvement : tout l’esprit impressionniste est désormais à votre portée.


  • Composez votre mosaïque impressionniste

    Amavero – Mosaïque d’œuvres d’art impressionnistes reconstituant « Femme cousant » de Pierre-Auguste Renoir (2026)

    Choisissez l’œuvre qui vous plait dans la Galerie de l’impressionnisme.
    Transformez-la grâce à Amavero en une mosaïque d’art d’oeuvres d’art uniquement impressionnistes (comme le fait le Portrait-mosaïque d’une photo transformée à partir de l’ensemble des galeries d’art).

    Voir l’exemple de Femme cousant de Pierre-Auguste Renoir transformé en mosaïque impressionniste et cliquez sur chacune des vignettes pour admirer plus de 400 chefs-d’œuvres impressionnistes français et étrangers.

    Mais vous pouvez aussi choisir de nous envoyer votre photo de portrait !

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    • Mimmo Paladino – Sans titre (2011)

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    • Léon Spilliaert – La couture (1917)

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    • Roger Bissière : Composition verte (1961)

      Roger Bissière : Composition verte (1961)

    • Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

      Voudrais qu’on m’enfougère,
      qu’on m’envente, qu’on m’enrose,
      qu’on m’encoquelicotte, qu’on m’enféminise,
      qu’on m’endoucisse , qu’on m’enciélise ….
      Voudrais pas qu’on m’enterre.

      Louis Calaferte – L’homme vivant (1994)

      Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

    • Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

      Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
      E questa siepe, che da tanta parte
      Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
      Ma sedendo e mirando, interminati
      Spazi di là da quella, e sovrumani
      Silenzi, e profondissima quiete
      Io nel pensier mi fingo; ove per poco
      Il cor non si spaura. E come il vento
      Odo stormir tra queste piante, io quello
      Infinito silenzio a questa voce
      Vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
      E le morte stagioni, e la presente
      E viva, e il suon di lei. Così tra questa
      Immensità s’annega il pensier mio:
      E il naufragar m’è dolce in questo mare. »

      Toujours j’aimai cette colline solitaire
      Et cette haie qui refuse au regard
      L’ultime horizon de ce monde.
      Mais, en m’asseyant, je laisse aller mes yeux,
      Je façonne, en esprit, au-delà d’e la haie, des espaces sans finn
      Des silences surhumains, et c’est une quiétude
      Si profonde que pour un peu se troublerait
      Le cœur . Et comme alors j’entends
      Le vent bruire dans ces feuillages, je compare
      Ce silence infini à cette voix,
      Et je me souviens de l’éternel
      Et des saisons mortes, et de celle
      Qui vit encore, de sa rumeur.
      Immensité où sombre ma pensée,
      Et m’abîmer m’est doux en cette mer.

      Giacomo Leopardi – Canti (1818)
      Traduction: Luc Fayard à partir des traductions de Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy

      Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

    • Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

      Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

    • Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

      En las orillas del río
      se está bañando la noche,
      y en los pechos de Lolita
      mueren de amor los ramos.

      Mueren de amor los ramos.

      La noche desnuda canta
      por los puentes de marzo.
      Lolita se baña en agua
      de salitre y de nardos.

      Mueren de amor los ramos.

      La noche de anís y plata
      reluce por los tejados.
      Plata de espejos de agua.
      Anís de tus muslos blancos.

      Mueren de amor los ramos.

      Sur les bords de la rivière
      voyez la nuit qui se baigne
      et sur les seins de Lolita
      meurent d’amour les bouquets.

      Meurent d’amour les bouquets.

      La nuit nue chante à voix basse
      sur les ponts du mois de mars.
      Lolita au bain se pare
      dans l’eau saline et le nard.

      Meurent d’amour les bouquets.

      La nuit d’anis et d’argent luit
      sur les toits de la ville.
      Argent des eaux miroitantes.
      Anis de tes cuisses blanches.

      Meurent d’amour les bouquets.

      Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

    • Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

      Mes pas coupaient la nuit, sa riposte fut vive
      Et mon sang rougissait les joints des pavés noirs.
      Des mains en multitude élançaient l’offensive,
      Je tombais à genoux, broyée au laminoir.

      Ma bouche a goût de terre et l’humus térébrant
      S’instillait sous ma peau, redoublant le vivant
      Dans un corps devenu un sauvoir célébrant
      Le règne végétal et l’essor excavant.

      J’enracinais mes doigts, plongeant au plus profond
      Et touchant les flux lents, la vie que rien n’aliène,
      Je nourrissais la glèbe abreuvant les greffons
      D’un vert élan fécond, je suis chlorophyllienne.

      Texte d’Isabelle Triaureau, qui a choisi de l’illustrer par La Saveur des larmes, de René Magritte

      pour en savoir plus sur Isabelle Triaureau

      René Magritte - La Saveur des larmes (1946) - gouache sur papier
      René Magritte – La Saveur des larmes (1946) – gouache sur papier

      Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

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    Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
    Une de La Gazette d'Amavero n°5 du 26 mai 2025