Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 439 artistes • 760 auteurs
publiés dans Amavero

  • Paul Jenkins : Okwara Lady (1993)

    Paul Jenkins : Okwara Lady (1993)

  • Tom Killion : Big Sur, Spring Sunset (1990)

    Tom Killion : Big Sur, Spring Sunset (1990) – gravure sur bois

  • Saitō Kiyoshi : The Eye 7 (1975)

    Saitō Kiyoshi : The Eye 7 (1975) – impression sur bois

  • Lindsey Harald-Wong : Zephyrus (2024)

    Lindsey Harald-Wong : Zephyrus (2024)

  • nostalgie (illustré par 20 artistes contemporain)

    nostalgie

    plus jamais les rêves de la nuit
    ne s’ancreront aux habits de l’enfance
    ni les jours enfuis
    aux rives de l’absence

    à quoi bon pleurer
    ou tourner en rond
    les bons moments passés
    jamais ne reviendront

    c’est ainsi que naît la nostalgie
    un envahissement progressif
    comme un voile de brume
    ruisselant sur l’âme

    on ne meurt pas de nostalgie
    avec elle on vit tous les jours
    elle te suit comme une ombre
    fidèle jusqu’à la tombe

    même si au souvenir
    des regards rompus
    des rencontres inabouties
    le regret sournois s’insinue

    elle te dira que tu n’as pas vécu
    comme tu l’aurais voulu
    mais voilà la vie se nourrir
    de joie de manques et avancer

    chaque émotion produit une graine
    chaque sourire un bout d’oxygène
    ainsi se construit le labyrinthe
    d’un destin à nul autre pareil

    à la fin tu devras bien pourtant
    assembler les pièces du casse-têtes
    pour faire semblant de croire
    à un accord possible

    et si certaines éparses
    ne trouvent pas leur place
    dans le récit peint
    entre vide et plein

    tant pis
    c’est ainsi que tu vis
    l’humanité de la folie
    entre désir et nostalgie

    Une illustration colorée représentant une femme avec des ailes entourée de fleurs et de quatre personnages, dont un enfant et un animal, sur un fond floral animé.
    Caroline Dahyot

    Texte de Luc Fayard, illustré par 20 œuvres d’artistes contemporains
    => Lire en bas de l’article « épicentre » mon explication sur la recherche d’illustrations facilitée par l’utilisation de ChatGPT et l’utilisation de mots-clés descriptifs de contenu et d’évocations.

    Auteurs des oeuvres (de haut en bas, de gauche à droite) :
    Foujita, Natasha Shalina, David Chauvin, Victoria Picini, Cornelia 0’Donovan, Will Moses, Dorchin, Leonora Rosado,
    Davood Zandian, Caroline Dahyot, Jason Bowyer, Stefan-Daniel Lazarescu, Pierre Dessons, Maleonn, Anna Luteracka, Pascal Verbenan, Andrew Hern, Roy Wenzel,, Annie Montgomerie, Jude Hill,

    Et, pour le plaisir, voici l’affiche des 20 œuvres (parfois c’est un détail, pour les besoins du montage) avec le nom des artistes.

    20 œuvres d’artistes contemporains pour illustrer le poème de Luc Fayard « nostalgie »

Dernières publications d’art et de poésie

  • Jacques Bertin : Hymne (2018)

    Jacques Bertin : Hymne (2018)

  • Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

    We have not long to love.
    Light does not stay.
    The tender things are those we fold away.
    Coarse fabrics are the ones for common wear.
    In silence I have watched you comb your hair.
    Intimate the silence, dim and warm.
    I could but did not, reach to touch your arm.
    I could, but do not, break that which is still.
    (Almost the faintest whisper would be shrill.)
    So moments pass as though they wished to stay.
    We have not long to love.
    A night. A day….

    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    La lumière ne restera pas.
    Les choses tendres sont celles que nous rangeons.
    Les tissus grossiers sont ceux du quotidien.
    En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux.
    Un silence intime, tamisé et chaleureux.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile.
    (Le moindre murmure serait strident.)
    Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester
    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    Une nuit. Un jour…

    Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).

    Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

  • Galerie du baroque

    Galerie du baroque

  • Galerie de la Genèse

    Galerie de la Genèse

  • John McKinstry – Coastal Cottages (2024)

    John McKinstry – Coastal Cottages (2024)

  • Mimmo Paladino – Sans titre (2011)

    Mimmo Paladino – Sans titre (2011)

  • Léon Spilliaert – La couture (1917)

    Léon Spilliaert – La couture (1917)

  • Roger Bissière : Composition verte (1961)

    Roger Bissière : Composition verte (1961)

  • Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

    Voudrais qu’on m’enfougère,
    qu’on m’envente, qu’on m’enrose,
    qu’on m’encoquelicotte, qu’on m’enféminise,
    qu’on m’endoucisse , qu’on m’enciélise ….
    Voudrais pas qu’on m’enterre.

    Louis Calaferte – L’homme vivant (1994)

    Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

Abonnez-vous à
La Gazette d’Amavero
Entrez votre email
et vous recevrez notre newsletter
un lundi sur deux :
100% bénévole, gratuit,
sans pub, ni spam, ni traqueurs

← Retour

Votre adresse email a été envoyée

Merci pour votre abonnement au site Amavero et à ses poèmes !

Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025