Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 428 artistes • 758 auteurs
publiés dans Amavero

  • Dirk Fleischmann : restlesssoul by @niphisi (2025)

    Dirk Fleischmann – restlesssoul by @niphisi (2025) – photographie

    photo Iphone et editing – www.niphisi.com


  • Mosaïque-8 avec 10 œuvres d’art contemporain

    Artistes cités (de gauche à droite)
    Mary Newcomb, Joel-Peter Witkin, Alexey Rusakov, Renato Birolli, Neil Welliver, Pyke Koch, Remedios Varo, Alex Katz, John Graham


  • mythe (illustré par 15 œuvres d’art contemporain)

    Chaé
    James-Edward-Actes
    Joan Heardley
    Brigitte Spinelli
    Romualdas Petrauskas
    Berit Hildre
    Kenne Gregoire

    mythe

    la nostalgie de l’enfance
    est le mythe du paradis
    on s’imagine avoir vécu
    l’innocence du monde
    alors qu’on n’était que jouet
    griffé par le hasard
    bateau de papier
    secoué par la brise du lac
    cerf-volant échappé de son fil

    l’inconscience angélique
    suffisait à transcender
    les silences et les sourires
    les caresses et les comptines

    l’infinie douceur de la peau
    nous tenait lieu de cocon
    son odeur tiède nous abritait
    des miasmes du monde

    quand avec le temps
    qui martèle et rouvre
    les cicatrices
    on se rend compte
    de la supercherie
    qui nous a suggérée
    un bonheur flou
    l’odieuse découverte
    nous fait un trou à l’âme

    alors on ne sait plus
    quelle fut l’enfance vécue
    perdant l’équilibre
    on marche en crabe ahuri
    de la difficulté d’être adulte

    et dans les mensonges
    du souvenir
    on ne garde en soi
    que l’absence hurlante de réponse
    à la seule question existentielle

    la réalité de l’amour

    parents chérissez vos enfants
    et surtout montrez-leur
    comment vous les aimez

    Anne Gorouben
    Dephine Caraz
    Albert-Samuel Anker
    Abdalla Al-Omari
    Anonyme Burkina
    Pavel Pavel
    Jan Šplíchal
    Catherine Franck

  • Eyvind Earle : Big Sur And Branch (1974)

    Eyvind Earle : Big Sur And Branch (1974)

  • Julian Schnabel : Portrait of Tatiana Lisaovskaia As The Duquesa De Alba II (2014)

    Julian Schnabel – Portrait de Tatiana Lisaovskaia déguisée en Carmen (2014) – huile, gesso et résine sur toile

Dernières publications d’art et de poésie

  • John McKinstry – Coastal Cottages (2024)

  • Mimmo Paladino – Sans titre (2011)

    Mimmo Paladino – Sans titre (2011)

  • Léon Spilliaert – La couture (1917)

    Léon Spilliaert – La couture (1917)

  • Roger Bissière : Composition verte (1961)

    Roger Bissière : Composition verte (1961)

  • Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

    Voudrais qu’on m’enfougère,
    qu’on m’envente, qu’on m’enrose,
    qu’on m’encoquelicotte, qu’on m’enféminise,
    qu’on m’endoucisse , qu’on m’enciélise ….
    Voudrais pas qu’on m’enterre.

    Louis Calaferte – L’homme vivant (1994)

    Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

  • Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

    Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
    E questa siepe, che da tanta parte
    Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
    Ma sedendo e mirando, interminati
    Spazi di là da quella, e sovrumani
    Silenzi, e profondissima quiete
    Io nel pensier mi fingo; ove per poco
    Il cor non si spaura. E come il vento
    Odo stormir tra queste piante, io quello
    Infinito silenzio a questa voce
    Vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
    E le morte stagioni, e la presente
    E viva, e il suon di lei. Così tra questa
    Immensità s’annega il pensier mio:
    E il naufragar m’è dolce in questo mare. »

    Toujours j’aimai cette colline solitaire
    Et cette haie qui refuse au regard
    L’ultime horizon de ce monde.
    Mais, en m’asseyant, je laisse aller mes yeux,
    Je façonne, en esprit, au-delà d’e la haie, des espaces sans finn
    Des silences surhumains, et c’est une quiétude
    Si profonde que pour un peu se troublerait
    Le cœur . Et comme alors j’entends
    Le vent bruire dans ces feuillages, je compare
    Ce silence infini à cette voix,
    Et je me souviens de l’éternel
    Et des saisons mortes, et de celle
    Qui vit encore, de sa rumeur.
    Immensité où sombre ma pensée,
    Et m’abîmer m’est doux en cette mer.

    Giacomo Leopardi – Canti (1818)
    Traduction: Luc Fayard à partir des traductions de Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy

    Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

  • Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

    Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

  • Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

    En las orillas del río
    se está bañando la noche,
    y en los pechos de Lolita
    mueren de amor los ramos.

    Mueren de amor los ramos.

    La noche desnuda canta
    por los puentes de marzo.
    Lolita se baña en agua
    de salitre y de nardos.

    Mueren de amor los ramos.

    La noche de anís y plata
    reluce por los tejados.
    Plata de espejos de agua.
    Anís de tus muslos blancos.

    Mueren de amor los ramos.

    Sur les bords de la rivière
    voyez la nuit qui se baigne
    et sur les seins de Lolita
    meurent d’amour les bouquets.

    Meurent d’amour les bouquets.

    La nuit nue chante à voix basse
    sur les ponts du mois de mars.
    Lolita au bain se pare
    dans l’eau saline et le nard.

    Meurent d’amour les bouquets.

    La nuit d’anis et d’argent luit
    sur les toits de la ville.
    Argent des eaux miroitantes.
    Anis de tes cuisses blanches.

    Meurent d’amour les bouquets.

    Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

  • Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

    Mes pas coupaient la nuit, sa riposte fut vive
    Et mon sang rougissait les joints des pavés noirs.
    Des mains en multitude élançaient l’offensive,
    Je tombais à genoux, broyée au laminoir.

    Ma bouche a goût de terre et l’humus térébrant
    S’instillait sous ma peau, redoublant le vivant
    Dans un corps devenu un sauvoir célébrant
    Le règne végétal et l’essor excavant.

    J’enracinais mes doigts, plongeant au plus profond
    Et touchant les flux lents, la vie que rien n’aliène,
    Je nourrissais la glèbe abreuvant les greffons
    D’un vert élan fécond, je suis chlorophyllienne.

    Texte d’Isabelle Triaureau, qui a choisi de l’illustrer par La Saveur des larmes, de René Magritte

    pour en savoir plus sur Isabelle Triaureau

    René Magritte - La Saveur des larmes (1946) - gouache sur papier
    René Magritte – La Saveur des larmes (1946) – gouache sur papier

    Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025