Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 439 artistes • 759 auteurs
publiés dans Amavero

  • alphabet

    CYB – Unity

    vingt cinq cases
    l’alphabet coloré
    d’un peuple joyeux
    qui goûte la paix
    après les souffrances
    les signes dansent de joie
    et se répondent
    d’un coin à un autre
    on a envie de jouer
    avec eux pour créer
    de nouveaux mots
    qui diront l’allégresse
    et chanteront l’avenir

    Texte de Luc Fayard inspiré par Unity, de CYB


  • sable et mer

    Nathalie Bodet -Âme tempétueuse

    quand le sable et la mer
    les nuages et le vent
    le ciel et l’horizon
    ne voudront plus former
    qu’une seule trace
    courant à l’infini
    ton âme volera
    virevoltant
    avec les éléments
    et portée par ton rêve
    ta vie sera légère
    comme un bateau sur l’eau

    Texte de Luc Fayard inspiré par Âme tempétueuse, par Nathalie Bodet
    Voir nos deux autres galeries d’art (œuvres seules) : Art contemporain, Art moderne


  • masques et signes

    Kragethe – Le Doute

    c’était un temps
    de masques de signes
    le monde magique
    oubliait l’avant l’après
    on se parlait sans mots
    de pensée à pensée
    la nature guidait
    les gestes des êtres
    qui doutaient encore
    de l’union parfaite

    Texte de Luc Fayard inspiré par Le Doute, par Kragethe


  • panthère

    Clarisse Dernoncourt – La Panthère

    elle me regarda
    longtemps
    fixement
    sans bouger  
    moi non plus
    je ne bougeais pas
    dans ses yeux je vis
    défiler ma vie
    et le peu de cas
    qu’elle en faisait
    finalement
    elle me jugea
    insignifiant
    et s’en alla
    sans même
    se retourner

    Texte de Luc Fayard inspiré par La Panthère, par Clarisse Dernoncourt

    Voir nos deux autres galeries d’art (œuvres seules) : Art contemporain, Art moderne


  • thé oriental

    Géraldine Vérine – Thé Oriental

    goût épicé
    doucereux
    geste délicat
    guidant la parabole
    du filet d’eau
    vapeur flottant
    en fines nuées
    moment de chaleur
    au milieu des couleurs
    où le silence receleur
    a stoppé le temps

    Texte de Luc Fayard, inspiré par Thé oriental, par Géraldine Verine


Dernières publications d’art et de poésie

  • Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

    We have not long to love.
    Light does not stay.
    The tender things are those we fold away.
    Coarse fabrics are the ones for common wear.
    In silence I have watched you comb your hair.
    Intimate the silence, dim and warm.
    I could but did not, reach to touch your arm.
    I could, but do not, break that which is still.
    (Almost the faintest whisper would be shrill.)
    So moments pass as though they wished to stay.
    We have not long to love.
    A night. A day….

    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    La lumière ne restera pas.
    Les choses tendres sont celles que nous rangeons.
    Les tissus grossiers sont ceux du quotidien.
    En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux.
    Un silence intime, tamisé et chaleureux.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile.
    (Le moindre murmure serait strident.)
    Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester
    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    Une nuit. Un jour…

    Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).

    Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

  • Galerie du baroque

    Galerie du baroque

  • Galerie de la Genèse

    Galerie de la Genèse

  • John McKinstry – Coastal Cottages (2024)

    John McKinstry – Coastal Cottages (2024)

  • Mimmo Paladino – Sans titre (2011)

    Mimmo Paladino – Sans titre (2011)

  • Léon Spilliaert – La couture (1917)

    Léon Spilliaert – La couture (1917)

  • Roger Bissière : Composition verte (1961)

    Roger Bissière : Composition verte (1961)

  • Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

    Voudrais qu’on m’enfougère,
    qu’on m’envente, qu’on m’enrose,
    qu’on m’encoquelicotte, qu’on m’enféminise,
    qu’on m’endoucisse , qu’on m’enciélise ….
    Voudrais pas qu’on m’enterre.

    Louis Calaferte – L’homme vivant (1994)

    Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

  • Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

    Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
    E questa siepe, che da tanta parte
    Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
    Ma sedendo e mirando, interminati
    Spazi di là da quella, e sovrumani
    Silenzi, e profondissima quiete
    Io nel pensier mi fingo; ove per poco
    Il cor non si spaura. E come il vento
    Odo stormir tra queste piante, io quello
    Infinito silenzio a questa voce
    Vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
    E le morte stagioni, e la presente
    E viva, e il suon di lei. Così tra questa
    Immensità s’annega il pensier mio:
    E il naufragar m’è dolce in questo mare. »

    Toujours j’aimai cette colline solitaire
    Et cette haie qui refuse au regard
    L’ultime horizon de ce monde.
    Mais, en m’asseyant, je laisse aller mes yeux,
    Je façonne, en esprit, au-delà d’e la haie, des espaces sans finn
    Des silences surhumains, et c’est une quiétude
    Si profonde que pour un peu se troublerait
    Le cœur . Et comme alors j’entends
    Le vent bruire dans ces feuillages, je compare
    Ce silence infini à cette voix,
    Et je me souviens de l’éternel
    Et des saisons mortes, et de celle
    Qui vit encore, de sa rumeur.
    Immensité où sombre ma pensée,
    Et m’abîmer m’est doux en cette mer.

    Giacomo Leopardi – Canti (1818)
    Traduction: Luc Fayard à partir des traductions de Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy

    Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025