Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 457 artistes • 855 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
La fenêtre, en province, remplace le théâtre et les promenades


  • écrin de rivière

    mon amour
    je te vois
    comme un fier
    écrin de rivière
    où tu brillerais
    de mille éclats
    car tu serais tout
    l’eau la rive
    la barque et le pont
    l’aval et l’amont

    sur l’eau tu serais
    ces rides décoiffées
    par le vent fripon
    qui polissent en passant
    les galets ronds
    trébuchant
    sur le fond

    tu serais
    cette eau rieuse
    à boire
    goulûment
    onde rafraichissante
    où désaltéré
    je pourrais enfin
    plonger longuement
    en apnée

    Peinture colorée représentant un paysage avec des arbres multicolores et un sol vibrant de rouge, bleu et jaune.
    André Derain – Bords De Rivière (1905)

    Texte de Luc Fayard illustré par Bords de Rivière (1905), d’André Derain


  • Devenez Commissaire de votre exposition

    Pietro-Antonio Martini – Salon du Louvre (1787) – gravure

    Imaginez pouvoir créer votre propre exposition en sélectionnant vos sujets préférés et en trouvant les œuvres d’art qui y correspondent.
    C’est ce que vous propose Amavero : choisissez deux mots-clés qui représentent vos thèmes de prédilection; Amavero parcourt instantanément sa collection (plus de 1 400 œuvres) et vous trouve un minimum de 30 œuvres pour créer votre galerie éphémère.

    Quelques idées de « duos » pour votre première visite :

    • [lumière] + [rêve] : pour une échappée lumineuse.
    • [visage] + [mystère] : pour explorer le mystère des portraits.
    • [bleu] + [mer] : pour une immersion totale.

    À vous de jouer : quels mots allez-vous marier aujourd’hui pour votre exposition ? N’hésitez à partager vos découvertes !

    Si vous ne trouvez pas le duo qui vous plaît, envoyez nous vos propositions d’œuvres d’art qui selon vous pourraient convenir à vos deux mots. Contact

    Pour prétester le résultat d’un ou de deux mots-clés, vous pouvez utiliser la fonction « Trouvez un tableau »
    Si vous manquez d’inspiration, vous pouvez consulter (mais pas tout de suite, essayez d’abord vos propres mots!) la liste des duos de mots-clés affichant plus de 30 œuvres d’art


  • Cosimo Rosseli : Portrait d’un homme (1481)

    Cosimo Rosselli – Portrait d’un homme (1481)

  • Vente exceptionnelle chez Phillips

    Le catalogue de la vente d’art moderne et contemporain qui vient de débuter chez Phillips (du 24 février au 10 mars 2026) est absolument exceptionnel. Si je pouvais (c’est-à-dire si les ayants-droits des artistes contemporains à la mode nous permettaient de parler d’eux sans nous menacer des foudres des soi-disant défenseurs de droits qui ne sont que des obstacles à la liberté d’expression), je publierais toutes les œuvres en vente tellement je trouve le choix des artistes judicieux. Pour chacun, ce n’est pas forcément son chef-d’oeuvre mais réussir à réunir autant de noms intéressants ou célèbres est un coup absolument extraordinaire ! On feuillette ce catalogue comme un enfant ébloui par les merveilles du monde. Je vous montre ci-dessous une petite sélection d’art contemporain avec, une fois n’est pas coutume, renvoi direct sur le lien Phillips si jamais vous avez envie de renchérir (le prix de départ va jusqu’à 50 000 dollars)!

    Courtesy of Phillips


  • Anne Carson : The Anthropology of Water (L’Anthropologie de l’eau)

    I woke before dawn.
    The light was a thin blade of nickel
    lying on the edge of the world.

    One owns nothing.
    Not even this moment of passage,
    where the river water becomes sea water,
    where the salt begins to bite the sweetness.

    Memory is a weariness of the eyes.
    It seeks a shape where there is only motion.
    It seeks a shore where there is only drift.

    Hiroshi Sugimoto – Caribbean Sea, Jamaica (1980) – photo

    Je me suis réveillée avant l’aube.
    La lumière était une fine lame de nickel
    posée sur le bord du monde.

    On ne possède rien.
    Pas même ce moment de passage,
    où l’eau de la rivière devient l’eau de la mer,
    où le sel commence à mordre la douceur.

    La mémoire est une fatigue des yeux.
    Elle cherche une forme là où il n’y a que du mouvement.
    Elle cherche une rive là où tout est dérive.

    Texte d’Anne Carson illustré par une photo de Hiroshi Sugimoto, tirée de sa série « Seascapes« 


Dernières publications d’art et de poésie

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille


    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

    La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

    Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

    Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

  • Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

    Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

  • Jacques Bertin : Hymne (2018)

    Jacques Bertin : Hymne (2018)

  • Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

    We have not long to love.
    Light does not stay.
    The tender things are those we fold away.
    Coarse fabrics are the ones for common wear.
    In silence I have watched you comb your hair.
    Intimate the silence, dim and warm.
    I could but did not, reach to touch your arm.
    I could, but do not, break that which is still.
    (Almost the faintest whisper would be shrill.)
    So moments pass as though they wished to stay.
    We have not long to love.
    A night. A day….

    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    La lumière ne restera pas.
    Les choses tendres sont celles que nous rangeons.
    Les tissus grossiers sont ceux du quotidien.
    En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux.
    Un silence intime, tamisé et chaleureux.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile.
    (Le moindre murmure serait strident.)
    Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester
    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    Une nuit. Un jour…

    Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).

    Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

  • Galerie du baroque

    Galerie du baroque

  • Galerie de la Genèse

    Galerie de la Genèse

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025