Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 476 artistes • 860 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Picasso croit l’Art fils de la Tristesse et de la Douleur.
…, Portraits et souvenirs, 1946. Cité à l’expo Musée d’Orsay Picasso rose et… Lire


  • Gustave Caillebotte : Maison près de l’eau (1882)

    Gustave Caillebotte : Maison près de l’eau (1882) photo Dan Daniel

  • je veux ton rire (illustré par 17 artistes contemporains et 1 classique)

    je veux ton rire

    je veux ton rire
    claquant comme un fouet
    galet rebondissant
    sur l’eau des avatars
    de nos multiples vies

    je veux des embrassades
    à la régalade
    tapant fort sur l’épaule
    pour vérifier au passage
    qu’on est encore vivant

    je veux ton soleil
    créateur d’ombre
    en lignes de fuite
    sur l’horizon courbe
    de nos questions

    je veux ton sourire
    escaladant les montagnes
    sautant de pic en pic
    pour venir en bout de course
    me donner sa lumière

    je veux que nos doigts se croisent
    paumes pressées
    souffle coupé
    pour que nos cœurs joints
    dessinent des nuages

    je veux tout donner
    ne rien regretter
    pour qu’on écrive
    sur nos tombes
    ils auront aimé

    Texte de Luc Fayard illustré par 16 artistes contemporains et un artiste classique

    Artistes cités ( de haut en bas): Anish Kappor, Cai Guo-Qiang, Oliafur Eliasson, Yayoi Kusama, Do-Ho Suh, John Olsen, Bernard Ajarb, Perrine Hernandez, Wang-Jun Peng, Jean-Baptiste Brun, Dave Cooper, Evaristo, John Currin, Hieronymus Bosch, Noureddine Chegrane, Carol Crown, Kara Walker


  • l’arbre dit aux maisons

    Laure d’Argaignon – Douceur de vivre

    l’arbre dit aux maisons
    vous voyez la mer là-bas
    elle vient vers vous
    pour vous envelopper
    de son odeur salée
    ici la lumière étincelle
    le vent est un allié
    espiègle et volage
    quand le soleil s’invite
    le temps paresse
    et le sourire des gens
    se plisse et rêve


    Texte de Luc Fayard inspiré par Douceur de vivre, de Laure d’Argaignon


  • la ville la nuit

    Anne-Sophie Larcena – Nocturne

    la ville la nuit
    rouge et noir
    traces de lumière
    halos croisés des destins
    filandres de vies
    filant ailleurs
    ou se terrant trop sages
    la ville la nuit
    monde de blocs
    et de passages

    Texte de Luc Fayard inspiré par Nocturne, d’Anne-Sophie Larcena


  • cycle marin

    Béatrice Aliamus – Chantier ostréicole à Baden

    l’huître boit la mer
    la mer savoure le soleil
    le soleil chauffe le rocher
    le rocher se pare d’écume
    l’écume emporte l’algue
    l’algue se couvre de sel
    le sel titille le couteau
    le couteau attend la marée
    la marée renvoie le poisson
    le poisson caresse l’huître


Dernières publications d’art et de poésie

  • Max Jacob : Je garde dans la solitude

    Je garde dans la solitude
    comme un pressentiment de toi.
    Tu viens ! et le ciel se déploie,
    la forêt, l’océan reculent.

    Tous deux le soleil nous désigne
    par-dessus la ville et les toits
    les fenêtres renvoient ses lignes
    les fleurs éclatent comme des voix.

    Lorsque ton jardin nous reçoit,
    ta maison prend un air étrange :
    comme un reflet, la véranda nous accueille,
    sourit et change.

    Les arbres ont de grands coups d’ailes
    derrière et devant les buissons.
    La vague, au loin, parallèle,
    se met à briller par frissons.

    Derniers Poèmes. publiés à titre posthume chez Gallimard en 1945

    Max Jacob : Je garde dans la solitude

  • Yannis Ritsos : Nudité du corps

    Une mer robuste,
    d’un bleu profond,
    t’a éclairé le visage.
    Chassés par le soleil,
    tous les morts.

    Les pêcheurs sont passés
    avec des paniers vides.
    La lune palpitait
    sur tes genoux.
    Rien ne séparait plus
    le vide de la plénitude.

    Le temps s’allonge,
    tu t’allonges.
    Ton image immobile
    sur le mur intérieur.

    Cette peur
    d’avoir oublié quelque chose
    que j’aurais dû prendre.
    Et la peur
    qu’une telle immensité
    ne connaisse une fin.

    Erotica. Le mur dans le miroir et autres poèmes. nrf Poésie / Gallimard (extraits).

    Yannis Ritsos : Nudité du corps

  • Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

    Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

  • George Bellows — California Headlands (1917)

    George Bellows — California Headlands (1917)

  • Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

    Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

    La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

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  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

    Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025