Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 457 artistes • 856 auteurs
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Citation Amavero du jour
Le monde, mon fils, dit le papa poisson à son fiston, est une grosse boîte remplie d’eau.
…, philosophe. in Qui suis-je, et si je suis,… Lire


  • poupée à roulettes

    Christina Bothwell – Talisman

    une poupée en céramique
    et à roulettes
    cela n’existe pas
    et pourtant me voilà
    fière et mystérieuse
    si fragile
    qu’on me suspend au mur

    les enfants ont juste le droit
    de me contempler
    et de me haïr
    puisque pas touche

    alors regardez-moi
    comme un totem
    je suis le signe
    de la précarité du monde
    j’ai le cœur serré
    les mains moites
    doigts collés par la peur

    un jour en claquant
    une fenêtre s’ouvrira
    le vent entrera
    en tourbillonnant
    et je tomberai par terre
    explosant
    en mille morceaux

    prenant pitié de moi
    une petite fille attendrie
    agenouillée sur le puzzle
    tentera de recoller mon âme
    mission impossible
    je finirai à la poubelle
    et le clou sur le mur rouillera

    pleurez braves gens
    la poupée à roulettes est morte
    et la légèreté du monde aussi

     

    Texte de Luc Fayard inspiré par la sculpture Talisman, de Christina Bothwell (1990) – technique mixte : verre coulé, céramique et objets trouvés

    Voir aussi les œuvres d’art sélectionnées par l’association Amavero: art contemporain dans Galerie d’art contemporain et moderne dans Galerie d’art moderne


  • Théo Van Rysselberghe : Coastal Scene (1892)

    Théo Van Rysselberghe – Coastal Scene (1892)

  • Rudolf Wacker : Deux Têtes (1932)

    Rudolf Wacker – Deux Têtes (1932)

  • William-Evelyn Osborn : Beach at Dusk, St Ives Harbour (1895)

    William-Evelyn Osborn – Beach at Dusk, St Ives Harbour (1895)

     


  • Maria-Helena Vieira-da-Silva : La Machine optique (1937)

    Maria-Helena Vieira da Silva – La Machine optique (1937)

Dernières publications d’art et de poésie

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille


    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

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  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

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  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

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  • Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

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  • Jacques Bertin : Hymne (2018)

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  • Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

    We have not long to love.
    Light does not stay.
    The tender things are those we fold away.
    Coarse fabrics are the ones for common wear.
    In silence I have watched you comb your hair.
    Intimate the silence, dim and warm.
    I could but did not, reach to touch your arm.
    I could, but do not, break that which is still.
    (Almost the faintest whisper would be shrill.)
    So moments pass as though they wished to stay.
    We have not long to love.
    A night. A day….

    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    La lumière ne restera pas.
    Les choses tendres sont celles que nous rangeons.
    Les tissus grossiers sont ceux du quotidien.
    En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux.
    Un silence intime, tamisé et chaleureux.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile.
    (Le moindre murmure serait strident.)
    Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester
    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    Une nuit. Un jour…

    Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).

    Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

  • Galerie du baroque

    Galerie du baroque

  • Galerie de la Genèse

    Galerie de la Genèse

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025