Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
© Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations, aux auteurs pour les textes.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 474 artistes • 860 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Quand vous adorez une fleur, vous l’arrachez; quand vous l’aimez, vous l’arrosez tous les jours.
…, cité sur FB par Deborah K
Bouddha


  • invention

    Pierre Bonnard – Tête de femme à contre-jour (1906)

    il fallait oser user
    du contre-jour
    dans la peinture
    pour justifier avec éclat
    le coup de pinceau
    à la fois précis
    et suggestif
    les teintes improbables
    du visage
    le dessin parfait du profil
    et le ton rêveur
    on peut alors
    rêver
    c’est un jeu un bonus

    Texte de Luc Fayard inspiré par Tête de femme à contre-jour, de Pierre Bonnard

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art. Volume 1 : Les impressionnistes' par Luc Fayard, publié par Éditions Amavero.
    beau-livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 : Les impressionnistes », Éditions Amavero, 2023

    Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier
    Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 :
    Les impressionnistes
    Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2023
    COMMANDER LE LIVRE


  • corbeau

    Henri Rousseau, dit Le Douanier – Portrait de Madame M. (1863)

    pauvre douanier
    quelle peur soudaine
    a du l’envahir
    à l’apparition
    de ce corbeau saisissant
    pourtant
    à bien y regarder
    la figure est ronde
    et bonhomme
    et dans les yeux
    des nuages passent
    comme une interrogation
    elle ne doit pas être
    si méchante que cela
    elle grogne c’est sûr
    mais parfois
    peut-être
    sourit-elle

    Texte de Luc Fayard inspiré par Portrait de Madame M., de Henri Rousseau , dit Le Douanier

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art. Volume 1 : Les impressionnistes' par Luc Fayard, publié par Éditions Amavero.
    beau-livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 : Les impressionnistes », Éditions Amavero, 2023

    Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier
    Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 1 :
    Les impressionnistes
    Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2023
    COMMANDER LE LIVRE


  • espace creux

    l’espace n’a plus les mêmes creux
    il se dilue se déforme
    le temps coule chaotique
    dégoulinant d’une montre molle 
    le soleil sourit satisfait 
    comme un projecteur de cinéma
    seuls les oiseaux chantent
    profitant du vide absolu
    laissé par nos âmes statues

    l’angoisse plane 
    on se croit malade
    on n’est que pantin pitoyable
    on ne rit plus c’est indécent
    le monde entier oublie ses gestes tendres
    transformé en robot appliqué

    on s’en souviendra forcément
    de ces gens croisés 
    la tête basse sur le côté
    craignant le miasme errant
    de ces frôlements évités
    de ces embrassades retenues
    la mémoire mise à nue
    le monde entier ne baise plus
    pas prononcé pas pensé pas fait
    le mot amour effacé de nos écrans

    quand la vie reviendra
    on ne saura plus quoi se dire
    on sera niais et gras
    le sourire béat

    j’irai pleurer dans la rue bondée
    cherchant un visage à caresser
    mais on fuira le pestiféré
    je crierai vous avez oublié la respiration
    maintenant il est trop tard le mal est fait
    ce n’est pas la maladie qui a gagné
    ce n’est pas le virus qui vous a tué
    vous individu société nation
    c’est le manque d’ambition

    Image créée par Dall.e pour illustrer le texte de Luc Fayard « espace creux »


    Texte de Luc Fayard illustrée par une image créée par l’IA pour ce texte


  • il pleure

    il pleure souvent
    dans mon coeur
    quels yeux
    quel visage
    quel front
    et dans les couleurs
    quelle audace
    la lumière
    blafarde
    mortuaire
    et pourtant
    quel attrait
    quelle gueule
    on aimerait bien
    le rencontrer
    dans un bar

    Texte de Luc Fayard inspiré par Paul Verlaine, d’Eugène Carrrière


  • la vieille

    elle compte plus de rides sur sa peau cuivrée
    que d’années dans son corps voûté
    toujours elle baisse les yeux et fronce le nez
    sans sourire et sans le faire exprès
    le soleil distribue la lumière et l’ombre
    sur un visage auréolé
    ses fins cheveux gris et ambre
    amplifient la force de sa stature
    pour elle le temps qui passe et qu’il fait
    n’a pas notre valeur hypertrophiée
    elle l’a définitivement apprivoisé
    derrière ses yeux plissés

    inspiré par une photo d’ALBS

Dernières publications d’art et de poésie

  • Max Jacob : Je garde dans la solitude

    Je garde dans la solitude
    comme un pressentiment de toi.
    Tu viens ! et le ciel se déploie,
    la forêt, l’océan reculent.

    Tous deux le soleil nous désigne
    par-dessus la ville et les toits
    les fenêtres renvoient ses lignes
    les fleurs éclatent comme des voix.

    Lorsque ton jardin nous reçoit,
    ta maison prend un air étrange :
    comme un reflet, la véranda nous accueille,
    sourit et change.

    Les arbres ont de grands coups d’ailes
    derrière et devant les buissons.
    La vague, au loin, parallèle,
    se met à briller par frissons.

    Derniers Poèmes. publiés à titre posthume chez Gallimard en 1945

    Max Jacob : Je garde dans la solitude

  • Yannis Ritsos : Nudité du corps

    Une mer robuste,
    d’un bleu profond,
    t’a éclairé le visage.
    Chassés par le soleil,
    tous les morts.

    Les pêcheurs sont passés
    avec des paniers vides.
    La lune palpitait
    sur tes genoux.
    Rien ne séparait plus
    le vide de la plénitude.

    Le temps s’allonge,
    tu t’allonges.
    Ton image immobile
    sur le mur intérieur.

    Cette peur
    d’avoir oublié quelque chose
    que j’aurais dû prendre.
    Et la peur
    qu’une telle immensité
    ne connaisse une fin.

    Erotica. Le mur dans le miroir et autres poèmes. nrf Poésie / Gallimard (extraits).

    Yannis Ritsos : Nudité du corps

  • Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

    Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

  • George Bellows — California Headlands (1917)

    George Bellows — California Headlands (1917)

  • Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

    Ajouts d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 3)

  • François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

    Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle,
    Et les tristes discours
    Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
    L’augmenteront toujours

    Le malheur de ta fille au tombeau descendue
    Par un commun trépas,
    Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue
    Ne se retrouve pas ?

    Je sais de quels appas son enfance était pleine,
    Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
    Avecque son mépris.

    Mais elle était du monde, où les plus belles choses
    Ont le pire destin ;
    Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
    L’espace d’un matin.

    Puis quand ainsi serait, que selon ta prière,
    Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
    Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste
    Elle eût eu plus d’accueil ?
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
    Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
    Ote l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
    Et ne suit point les morts…

    La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
    On a beau la prier,
    La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles,
    Et nous laisse crier.

    Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre,
    Est sujet à ses lois ;
    Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
    N’en défend point nos rois.

    De murmurer contre elle, et perdre patience,
    Il est mal à propos ;
    Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science
    Qui nous met en repos.

    François de Malherbe. Poésies, 1599.

    François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille

  • La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

    La Gazette d’Amavero n°23 – Lundi 20 avril 2026

  • Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

    Ajout d’œuvres d’art contemporain (Galerie 6)

  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

    Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 4)

Abonnez-vous à
La Gazette d’Amavero
Entrez votre email
et vous recevrez notre newsletter
un lundi sur deux :
100% bénévole, gratuit,
sans pub, ni spam, ni traqueurs

← Retour

Votre adresse email a été envoyée

Merci pour votre abonnement au site Amavero et à ses poèmes !

Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025