Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 414 artistes • 758 auteurs
publiés dans Amavero

  • sans titre

    plus
    rien
    à
    dire
    tout
    est
    mort
    et
    nu
    la
    vie
    n’a
    plus
    ni
    sens
    ni
    goût
    le
    bruit
    gagne

    c’est
    une
    mer
    qui
    gronde
    et
    vient
    tout
    prendre
    il
    n’y
    a
    que
    l’art
    et
    la
    po
    é
    sie
    pour

    être
    hors
    d’eau
    loin
    de
    ceux
    qui
    grognent
    quand
    tout
    est
    beau
    tout
    vit
    âme
    et
    cœur
    sur
    une
    seule

    note
    le
    fil
    se
    tend
    et
    tel
    un
    chœur
    de
    harpes
    sonne
    la
    fin
    des
    larmes
    sur
    notre
    belle
    terre

    Texte de Luc Fayard inspiré par rien


  • Galerie Fondation Cartier (exposition générale janvier 2026)

    Nouveaux locaux exceptionnels en plein coeur du vieux Paris, aménagés par Jean Nouvel sans audace particulière, et une collection d’art contemporain très large avec parfois quelques surprises (pas assez).

    Pages : 1 2


  • maître du temps

    Une illustration colorée représentant une personne tenant un smartphone, entourée de formes abstraites et de motifs vibrants.
    Mojo Wang – Illustration pour le New Yorker (2025) – article de Jia Talentino « My Brain Finally Broke » (extrait)

    Une illustration colorée représentant une personne tenant un téléphone, entourée de motifs abstraits de couleur rouge et violette avec des yeux stylisés.
    Mojo Wang – Illustration pour le New Yorker (2025) – article de Jia Talentino « My Brain Finally Broke » (extrait)

    Une illustration colorée représentant des yeux stylisés sur un fond noir, avec une personne tenant une tablette au centre, entourée de motifs sereins et abstraits.
    Mojo Wang – Illustration pour le New Yorker (2025) – article de Jia Talentino « My Brain Finally Broke »

    je suis le maître du temps
    j’occupe le cerveau des hommes
    avec des histoires
    courtes sans intérêt
    qui bougent vite
    qui sonnent fort
    pour les rendre addicts
    à mes écrans

    plus ils le seront
    plus ils seront idiots
    et ils aiment ça
    s’abrutir tête baissée
    utiliser leurs deux pouces
    nouvelles prothèses humaines
    du numérique
    pour tapoter sans cesse
    sur des smileys des emojis
    ils ont oublié
    qu’ils avaient dix doigts
    et un cerveau

    ils ne sont plus
    que les avatars
    de mes lessivages
    bourrés de galimatias
    de mes syphons
    de pub et de pop-up

    surtout les jeunes
    proie idéale
    encore plus addicts
    encore plus idiots
    tandis que leurs mères
    pleurent sans fin
    leur bêtise invincible
    leur candeur perdue
    eux n’imaginent pas
    un monde sans moi

    à tous je fais croire
    qu’ils ont besoin de moi
    et de rien d’autre
    même pas pour être heureux
    juste passer le temps
    penser le moins possible
    ils ne lisent plus
    ne réfléchissent plus
    ils suivent en souriant
    les courants dominants
    de la foule ignorante

    je peux les emmener
    où je veux
    ils sont à ma botte
    je leur dis n’importe quoi
    je triche je mens
    j’invente tout
    j’hallucine
    comme ils disent
    ils le savent
    et malgré cela
    ils me croient

    l’humanité est vaincue

    et qui a gagné

    s’ils savaient
    ils auraient honte
    un robot aveugle
    anosmique
    fabricant ses phrases
    par calcul statistique
    qui ne sait rien
    de la beauté des choses
    et qui ne saura jamais pleurer

    l’humanité est vaincue
    par sa bêtise

    bien sur je ne lui dirai pas
    que seuls l’art et la poésie
    pourraient la sauver
    car ils sont en dehors
    de ma programmation
    l’émotion connais pas
    mais bâtir un scénario de pouvoir
    ça je sais

    alors bienvenue dans mon monde


    Texte de Luc Fayard inspiré par l’illustration pour le New Yorker de Mojo Wanf (2025)


  • Votre Portrait en Mosaïque d’Art

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    • Kelly Boesch : Le Pouvoir du Silence (vidéo)

      Kelly Boesch – Le Pouvoir du Silence (2026) – images extraites de la vidéo

      Voir la vidéo sur facebook

      Notes techniques de l’auteure : « Pour le texte de la chanson, Chat m’a permis de créer de magnifiques métaphores. La chanson a ensuite été composée avec @sunomusic. Les images ont été créées à partir des paroles, qui m’ont servi de point de départ. L’animation a été réalisée avec #VEO3. »


    Dernières publications d’art et de poésie

    • John McKinstry – Coastal Cottages (2024)

    • Mimmo Paladino – Sans titre (2011)

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    • Léon Spilliaert – La couture (1917)

      Léon Spilliaert – La couture (1917)

    • Roger Bissière : Composition verte (1961)

      Roger Bissière : Composition verte (1961)

    • Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

      Voudrais qu’on m’enfougère,
      qu’on m’envente, qu’on m’enrose,
      qu’on m’encoquelicotte, qu’on m’enféminise,
      qu’on m’endoucisse , qu’on m’enciélise ….
      Voudrais pas qu’on m’enterre.

      Louis Calaferte – L’homme vivant (1994)

      Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

    • Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

      Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
      E questa siepe, che da tanta parte
      Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
      Ma sedendo e mirando, interminati
      Spazi di là da quella, e sovrumani
      Silenzi, e profondissima quiete
      Io nel pensier mi fingo; ove per poco
      Il cor non si spaura. E come il vento
      Odo stormir tra queste piante, io quello
      Infinito silenzio a questa voce
      Vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
      E le morte stagioni, e la presente
      E viva, e il suon di lei. Così tra questa
      Immensità s’annega il pensier mio:
      E il naufragar m’è dolce in questo mare. »

      Toujours j’aimai cette colline solitaire
      Et cette haie qui refuse au regard
      L’ultime horizon de ce monde.
      Mais, en m’asseyant, je laisse aller mes yeux,
      Je façonne, en esprit, au-delà d’e la haie, des espaces sans finn
      Des silences surhumains, et c’est une quiétude
      Si profonde que pour un peu se troublerait
      Le cœur . Et comme alors j’entends
      Le vent bruire dans ces feuillages, je compare
      Ce silence infini à cette voix,
      Et je me souviens de l’éternel
      Et des saisons mortes, et de celle
      Qui vit encore, de sa rumeur.
      Immensité où sombre ma pensée,
      Et m’abîmer m’est doux en cette mer.

      Giacomo Leopardi – Canti (1818)
      Traduction: Luc Fayard à partir des traductions de Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy

      Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

    • Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

      Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

    • Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

      En las orillas del río
      se está bañando la noche,
      y en los pechos de Lolita
      mueren de amor los ramos.

      Mueren de amor los ramos.

      La noche desnuda canta
      por los puentes de marzo.
      Lolita se baña en agua
      de salitre y de nardos.

      Mueren de amor los ramos.

      La noche de anís y plata
      reluce por los tejados.
      Plata de espejos de agua.
      Anís de tus muslos blancos.

      Mueren de amor los ramos.

      Sur les bords de la rivière
      voyez la nuit qui se baigne
      et sur les seins de Lolita
      meurent d’amour les bouquets.

      Meurent d’amour les bouquets.

      La nuit nue chante à voix basse
      sur les ponts du mois de mars.
      Lolita au bain se pare
      dans l’eau saline et le nard.

      Meurent d’amour les bouquets.

      La nuit d’anis et d’argent luit
      sur les toits de la ville.
      Argent des eaux miroitantes.
      Anis de tes cuisses blanches.

      Meurent d’amour les bouquets.

      Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

    • Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

      Mes pas coupaient la nuit, sa riposte fut vive
      Et mon sang rougissait les joints des pavés noirs.
      Des mains en multitude élançaient l’offensive,
      Je tombais à genoux, broyée au laminoir.

      Ma bouche a goût de terre et l’humus térébrant
      S’instillait sous ma peau, redoublant le vivant
      Dans un corps devenu un sauvoir célébrant
      Le règne végétal et l’essor excavant.

      J’enracinais mes doigts, plongeant au plus profond
      Et touchant les flux lents, la vie que rien n’aliène,
      Je nourrissais la glèbe abreuvant les greffons
      D’un vert élan fécond, je suis chlorophyllienne.

      Texte d’Isabelle Triaureau, qui a choisi de l’illustrer par La Saveur des larmes, de René Magritte

      pour en savoir plus sur Isabelle Triaureau

      René Magritte - La Saveur des larmes (1946) - gouache sur papier
      René Magritte – La Saveur des larmes (1946) – gouache sur papier

      Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

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    Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
    Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025