Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 439 artistes • 758 auteurs
publiés dans Amavero

  • fleur de jeunesse

    Jehanne Roesch – Pivoines

    nuances vives des couleurs
    lignes assouplies des tiges
    envie de rosée et de soleil
    la fleur ne sait pas
    qu’elle est belle
    s’étirant dans le matin frais
    elle épanouit sa force
    comme la jeunesse
    insoucieuse du lendemain
    d’abord vivre
    et sourire

    Texte de Luc Fayard inspiré par Pivoines, de Jehanne Roesch


  • pensées

    Brigitte Cazenave – Libres Pensées

    jamais fleur
    n’aura si bien porté son nom
    on s’y perd on rêve
    douceur et délicatesse
    si c’était possible
    on rêverait avec élégance
    quel bonheur
    pouvoir se poser
    profiter pleinement
    de cet instant magique
    avant que le temps
    ne reprenne son cours

    Texte de Luc Fayard inspiré par Libres Pensées, de Brigitte Cazenave


  • toc-toc dit l’herminette

    Christine Bataille – Sur un chantier

    ils sont devenus rares
    les charpentiers de marine
    trop de travail
    et de savoir faire
    quelques bouts de bois
    on entend le bruit des rabots
    le frottement du maillet à calfat
    toc-toc dit l’herminette
    gabarits quilles étraves étambots
    de belles formes jaillissent
    petites ou grandes
    à rame à moteur  à voile
    peu importe l’usage
    les couleurs éclatent
    et vogue la galère

    Texte de Luc Fayard inspiré par Sur un chantier, de Christine Bataille


  • il parle

    Brigitte de Lanouvelle – Buste de Michaël Lonsdale

    il parle
    de sa voix inimitable
    si douce si forte
    il joue des sourcils
    comme il sait si bien faire
    il nous offre son visage
    paisible et tourmenté
    c’est un monument
    si proche si familier
    incroyablement prégnant
    inspiré habité

    Texte de Luc Fayard inspiré par Buste de Michaël Lonsdale, de Brigitte de Lanouvelle


  • port du sud

    Tiphaine de Belenet – Couleurs sur le port

    tous les bruits sont là
    le gai klaxon des voitures
    sur les quais agités
    de mouvements variés
    le boum-boum-boum
    des bateaux à moteur
    glissant sur l’eau
    le bruissement
    des filets de pêche
    enroulés à la poupe
    les voix riantes
    qui s’interpellent
    en crieurs de marché

    d’habitude un tableau
    c’est le silence
    mais ici dans tous ses bleus
    la vie même

    Texte de Luc Fayard inspiré par Couleurs du port, de Tiphaine de Belenet


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  • Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

    Voudrais qu’on m’enfougère,
    qu’on m’envente, qu’on m’enrose,
    qu’on m’encoquelicotte, qu’on m’enféminise,
    qu’on m’endoucisse , qu’on m’enciélise ….
    Voudrais pas qu’on m’enterre.

    Louis Calaferte – L’homme vivant (1994)

    Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

  • Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

    Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
    E questa siepe, che da tanta parte
    Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
    Ma sedendo e mirando, interminati
    Spazi di là da quella, e sovrumani
    Silenzi, e profondissima quiete
    Io nel pensier mi fingo; ove per poco
    Il cor non si spaura. E come il vento
    Odo stormir tra queste piante, io quello
    Infinito silenzio a questa voce
    Vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
    E le morte stagioni, e la presente
    E viva, e il suon di lei. Così tra questa
    Immensità s’annega il pensier mio:
    E il naufragar m’è dolce in questo mare. »

    Toujours j’aimai cette colline solitaire
    Et cette haie qui refuse au regard
    L’ultime horizon de ce monde.
    Mais, en m’asseyant, je laisse aller mes yeux,
    Je façonne, en esprit, au-delà d’e la haie, des espaces sans finn
    Des silences surhumains, et c’est une quiétude
    Si profonde que pour un peu se troublerait
    Le cœur . Et comme alors j’entends
    Le vent bruire dans ces feuillages, je compare
    Ce silence infini à cette voix,
    Et je me souviens de l’éternel
    Et des saisons mortes, et de celle
    Qui vit encore, de sa rumeur.
    Immensité où sombre ma pensée,
    Et m’abîmer m’est doux en cette mer.

    Giacomo Leopardi – Canti (1818)
    Traduction: Luc Fayard à partir des traductions de Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy

    Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

  • Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

    Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025