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Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.


  • Saint-John Perse : Chanté pour celle qui fut là

    Amour, ô mon amour, immense fut la nuit, immense notre veille où fut tant d’être consumé. Femme vous suis-je, et de grand sens, dans les ténèbres du coeur d’homme. La nuit d’été s’éclaire à nos persiennes closes; le raisin noir bleuit dans les campagnes; le câprier des bords de route montre le rose de sa chair; et la senteur du jour s’éveille dans vos arbres à résine.

    (suite…)

  • Saint-John Perse : Et vous, Mers…

    Et vous, Mers, qui lisiez dans de plus vastes songes, nous laisserez-vous un soir aux rostres de la Ville, parmi la pierre publique et les pampres de bronze ?

    Plus large, ô foule, notre audience sur ce versant d’un âge sans déclin : la Mer, immense et verte comme une aube à l’orient des hommes,

    (suite…)

  • soir flamboyant

    Abstraktes Kunstwerk mit orangenen, quadratischen Formen auf blauem Hintergrund, umgeben von roten und goldenen Farbtönen.
    Guillaume Villaros – Soir flamboyant (2010-2014)

    vase de fleurs carrées
    ou glaçons orangés
    fond de taffetas rouges
    bordant la mer qui bouge

    immeuble ultra-moderne
    et gratte-ciel bleui
    train à vapeur en berne
    par la fumée noirci

    non je ne veux pas voir
    les rivières de sang
    mais le soir flamboyant
    fort de rêve et d’espoir

    Texte: Luc Fayard, inspiré de Soir Flamboyant, de Guillaume Villaros – 2010/2014 – acrylique au couteau sur papier.


  • haltes

    Anne-Sophie Larcena – Le Passager

    la vie est un passage
    d’un état à un autre
    rames de métro
    couloirs tunnels
    sentier des douaniers
    entre mer et rochers
    chemin de halage
    chahut des sentiments
    ne pas se retourner
    prévient Supervielle
    marcher avancer
    le cœur rebondit
    d’une étape à l’autre
    à chaque halte
    l’âme se nourrit
    d’une infusion
    de vie nouvelle



    Texte de Luc Fayard, inspiré de : Le Passager, d’Anne-Sophie Larcena


  • simple fouet

    froid comme la pierre
    souple comme l’esprit
    remplir son être de souffle
    des yeux partout
    tout entendre
    le moindre tressaillement
    clignement
    quand c’est décidé
    bloquer son poignet vers le bas
    dans un crochet implacable
    pousser des deux bras
    en sens inverse
    comme pour atteindre
    le bout du cercle
    le pousser encore plus loin
    faire grandir la nature
    de son être intime
    sans rien montrer
    sans un signe
    par ce mouvement
    du simple fouet
    au taichi
    toute adversité disparait
    il ne reste que du blanc
    et le silence

    Texte de Luc Fayard inspiré de Simple fouet, sculpture de Ju Ming (Place Victoria à Montréal)


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  • lexique

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  • liberté de la plume

    cette plume appartenait
    à un geai des chênes
    qui l’a déposée une nuit
    devant chez moi
    pour que je la trouve au matin

    deux centimètres de haut
    j’ai failli ne pas la voir
    depuis que je l’ai prise
    entre mes mains
    elle est entrée dans mon âme
    et ma vie a changé
    ma vision de la beauté
    mon symbolisme
    mon attention aux détails
    j’ai découvert
    le minusculement magnifique
    porteur d’envol et de légèreté
    de tournoiement aussi

    mais il a fallu
    qu’un petit animal
    perde un attribut
    pour que je gagne en émotion

    j’espère que cette plume
    n’est qu’une mue
    pas l’issue d’un combat
    un don pas une perte
    merci à l’oiseau
    qui m’a offert ce cadeau
    je lui promets
    qu’il portera ses fruits
    désormais mes mots
    seront ceux de sa liberté

    Texte de Luc Fayard inspiré par une plume de geai des chênes trouvée par Z.
    Voir la version illustrée.

    liberté de la plume

  • ode à l’oubliée

    ode à l’oubliée

  • partir

    barré par l’envol des oiseaux blancs
    le trait de lumière décoiffe l’horizon
    la mer désertée ne vibre plus du vent
    qui tourmentait le destin des passants

    il est temps
    de partir
    ailleurs
    où la peine
    serait douce
    à vivre

    je marcherai sur les sentiers embrumés
    respirant le souffle des frondaisons
    l’âme pleine de tableaux de rêves
    et de souvenirs aux reliefs embellis

    mais la pluie
    refroidira
    mon ardeur
    et le seul bruit
    de la nuit
    mon cœur

    l’aube verra palpiter la rosée
    et parvenu au seuil de la maison
    j’ouvrirai la porte sur l’espace sans fond
    et la refermerai sur mon ombre passée

    Texte de Luc Fayard; voir la version illustrée

    partir

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025