1 391 artistes • 745 auteurs
publiés dans Amavero

Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.


  • écrin

    Dary Jullien – Sans Titre (diptyque)

    la montagne est écrin
    tremplin de mise en valeur
    pour tous ses éléments
    la fleur y est plus colorée
    l’herbe plus grasse
    la pente des toits plus abrupte
    les lignes de perspectives
    se chevauchent comme des croquis
    l’âme humaine y est fière
    le vent hurleur sait se calmer
    et la fumée des cheminées
    raconte des histoires d’amitié

    Texte de Luc Fayard inspiré par Sans Titre (diptyque), de Dary Julien


  • frisson

    Carine Cheval – Les Commères

    c’est quand l’eau de la mer
    mouille le haut de ta cuisse
    que le frisson te prend
    les épaules se dressent
    les coudes se serrent
    le plaisir attend
    de surmonter ce moment
    tu écartes doucement
    l’eau de tes doigts
    comme pour la tester
    bientôt tu plongeras c’est sûr
    mais pas tout de suite

    Texte de Luc Fayard inspiré par Les Commères, de Carine Cheval


  • orange

    Carole Melmoux – Les Oranges

    ce n’est pas la pomme
    qui tenta l’homme
    mais l’orange
    elle a tout pour elle
    la forme si douce
    la couleur si vive
    et cet admirable goût
    amer et sucré
    posez-là sur la table
    tout s’éclipse
    plus rien n’existe
    le reste n’est que prétexte
    elle est le centre du monde
    on a l’orange à la bouche

    Texte de Luc Fayard inspiré par Les Oranges, par Carole Melmoux

    Voir la Galerie des duos poème-art, œuvre par œuvre

    Voir nos trois autres galeries : Art contemporain (œuvre seule), Art moderne (œuvre seule), Art ancien et art classique (œuvre seule)


  • même allure

    Tiphaine de Belenet – Vers Taouz

    l’homme et l’animal
    marchent d’une même allure
    plus rapide qu’on ne croit
    ombres mêlées
    sur la ligne de crête
    le désert reconnaitra les siens
    quand arrivera-t-on
    un quart d’heure une heure ou deux
    disent les berbères
    les yeux éclairés d’un sourire
    profond et bleu
    venu de la nuit des temps

    Texte de Luc Fayard inspiré par Vers Taouz, par Tiphaine de Belenet


  • taille directe

    Sculpture abstraite en pierre représentant un visage stylisé, avec des contours géométriques et un aspect légèrement texturé.
    Joséphine Chardiny Truchon – Taille de pierre (extrait)

    prendre la matière
    telle qu’elle est
    suivre son idée
    rêve de tout artiste
    musicien ou poète
    peintre ou sculpteur
    parler en ligne droite
    à l’âme au cœur
    une pensée éphémère
    façonne une vie durable
    espérant au fond d’elle
    que l’esprit sera visible
    derrière la forme

    Texte de Luc Fayard, inspiré par la sculpture Taille directe, de Joséphine Chardiny Truchon


Dernières publications d’art et de poésie

  • La couleur grise

    La couleur grise

  • Dernière séance

    Dernière séance

  • Ernst-Ludwig Kirchner : Poules près de Bergdorf (1919-1920)

    Ernst-Ludwig Kirchner : Poules près de Bergdorf (1919-1920)

  • Carlos Bonvalot : Pierrot et Colombine (1920)

    Carlos Bonvalot : Pierrot et Colombine (1920)

  • Anton Räderscheidt : Nature morte à la tulipe (1926)

    Anton Räderscheidt : Nature morte à la tulipe (1926)

  • lexique

    lexique

  • liberté de la plume

    cette plume appartenait
    à un geai des chênes
    qui l’a déposée une nuit
    devant chez moi
    pour que je la trouve au matin

    deux centimètres de haut
    j’ai failli ne pas la voir
    depuis que je l’ai prise
    entre mes mains
    elle est entrée dans mon âme
    et ma vie a changé
    ma vision de la beauté
    mon symbolisme
    mon attention aux détails
    j’ai découvert
    le minusculement magnifique
    porteur d’envol et de légèreté
    de tournoiement aussi

    mais il a fallu
    qu’un petit animal
    perde un attribut
    pour que je gagne en émotion

    j’espère que cette plume
    n’est qu’une mue
    pas l’issue d’un combat
    un don pas une perte
    merci à l’oiseau
    qui m’a offert ce cadeau
    je lui promets
    qu’il portera ses fruits
    désormais mes mots
    seront ceux de sa liberté

    Texte de Luc Fayard inspiré par une plume de geai des chênes trouvée par Z.
    Voir la version illustrée.

    liberté de la plume

  • ode à l’oubliée

    ode à l’oubliée

  • partir

    barré par l’envol des oiseaux blancs
    le trait de lumière décoiffe l’horizon
    la mer désertée ne vibre plus du vent
    qui tourmentait le destin des passants

    il est temps
    de partir
    ailleurs
    où la peine
    serait douce
    à vivre

    je marcherai sur les sentiers embrumés
    respirant le souffle des frondaisons
    l’âme pleine de tableaux de rêves
    et de souvenirs aux reliefs embellis

    mais la pluie
    refroidira
    mon ardeur
    et le seul bruit
    de la nuit
    mon cœur

    l’aube verra palpiter la rosée
    et parvenu au seuil de la maison
    j’ouvrirai la porte sur l’espace sans fond
    et la refermerai sur mon ombre passée

    Texte de Luc Fayard; voir la version illustrée

    partir

Abonnez-vous à
La Gazette d’Amavero
Entrez votre email
et vous recevrez notre newsletter
un lundi sur deux :
100% bénévole, gratuit,
sans pub, ni spam, ni traqueurs

← Retour

Votre adresse email a été envoyée

Merci pour votre abonnement au site Amavero et à ses poèmes !

Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025