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Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.


  • elle joue la nuit

    elle joue
    et par la porte ouverte
    les notes du piano fuient
    je les regarde
    s’envoler dans la nuit
    danser là-haut
    sans anicroche
    sur un tempo lent
    où noire et croche
    caressent les nuages blancs

    elle joue
    et le temps s’arrête
    de respirer
    moi aussi
    la nuit est grave
    et la musique aiguë

    elle joue
    et ne sait pas
    sa grâce à elle
    pour moi
    tout ce qu’elle touche luit
    ses mains créent ma lumière
    chemin balisé dans la nuit

    elle joue
    et le vent profite d’un soupir
    pour pousser le sien
    moi aussi
    la musique et la nuit
    sœurs jumelles
    de l’attente

    elle joue
    et envoie ses notes
    en estafettes
    points d’interrogations
    titubant sans fin
    dans la nuit
    de ma tête étoilée

    elle joue
    et sa musique
    alanguit les étoiles
    une à une
    le ciel complice me sourit
    dans son halo
    de lune

    sans elle au piano
    la nuit
    ne serait plus jamais la même
    moi non plus
    ou je serais la nuit

    Image créée par Dall.e pour illustrer le poème « elle joue la nuit » de Luc Fayard

    Texte de Luc Fayard illustré par l’IA

     


  • métropolitain

    Claire de Langeron – Métropolitain

    c’est la lumière
    qui nous attend
    en haut des marches
    on sort de l’obscurité
    de la foule pressée
    et la tête levée
    on monte vers la vie
    le bruit joyeux
    la liberté d’aller
    où on veut
    sortir du métro
    c’est un peu
    aller au paradis

    Texte de Luc Fayard inspiré par Métropolitain, de Claire de Langeron


  • éveil

    Sandrine Jarrosson – La Vie est belle

    on peut errer
    longtemps
    dans le noir
    sans savoir
    qu’au fond de son être
    naissent déjà
    les nouveaux rayons
    de lumière
    un jour ce sera l’éveil
    les sens purifiés
    s’accorderont
    à la vibration
    d’un monde disponible
    et ce jour-là
    tout sera possible

    Texte de Luc Fayard inspiré par La Vie est belle, de Sandrine Jarrosson.


  • noir

    Sandrine Hartmann – Smoking

    mille façons
    de créer du noir
    la plus simple
    mélanger à la demande
    rouge jaune et bleu
    et le noir sera
    pas étonnant alors
    qu’il puisse s’habiller
    de multiples teintes
    et décrire en gradué
    toutes les humeurs
    de la joie à la colère
    le noir est l’échelle
    météo du cœur

    Texte de Luc Fayard inspiré par Smoking, par Sandrine Hartmann


  • mésange bleue

    Valérie Glasson – La Mésange bleue

    l’oiseau n’est pas
    seulement ce petit être
    charmant comme
    la mésange bleue
    il est aussi l’animal
    au langage le plus évolué
    de tous les animaux
    du son aigu à la trille
    où l’envolée flutée
    mais aussi en dansant
    en gonflant les plumes
    il sait dire tellement
    de choses diverses
    qu’on en reste coi
    écoutons-le

    Texte de Luc Fayard inspiré par Mésange bleue, par Valérie Glasson


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  • liberté de la plume

    cette plume appartenait
    à un geai des chênes
    qui l’a déposée une nuit
    devant chez moi
    pour que je la trouve au matin

    deux centimètres de haut
    j’ai failli ne pas la voir
    depuis que je l’ai prise
    entre mes mains
    elle est entrée dans mon âme
    et ma vie a changé
    ma vision de la beauté
    mon symbolisme
    mon attention aux détails
    j’ai découvert
    le minusculement magnifique
    porteur d’envol et de légèreté
    de tournoiement aussi

    mais il a fallu
    qu’un petit animal
    perde un attribut
    pour que je gagne en émotion

    j’espère que cette plume
    n’est qu’une mue
    pas l’issue d’un combat
    un don pas une perte
    merci à l’oiseau
    qui m’a offert ce cadeau
    je lui promets
    qu’il portera ses fruits
    désormais mes mots
    seront ceux de sa liberté

    Texte de Luc Fayard inspiré par une plume de geai des chênes trouvée par Z.
    Voir la version illustrée.

    liberté de la plume

  • ode à l’oubliée

    ode à l’oubliée

  • partir

    barré par l’envol des oiseaux blancs
    le trait de lumière décoiffe l’horizon
    la mer désertée ne vibre plus du vent
    qui tourmentait le destin des passants

    il est temps
    de partir
    ailleurs
    où la peine
    serait douce
    à vivre

    je marcherai sur les sentiers embrumés
    respirant le souffle des frondaisons
    l’âme pleine de tableaux de rêves
    et de souvenirs aux reliefs embellis

    mais la pluie
    refroidira
    mon ardeur
    et le seul bruit
    de la nuit
    mon cœur

    l’aube verra palpiter la rosée
    et parvenu au seuil de la maison
    j’ouvrirai la porte sur l’espace sans fond
    et la refermerai sur mon ombre passée

    Texte de Luc Fayard; voir la version illustrée

    partir

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Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025