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Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.


  • nuages de lune

    Sophie Rocco – Silence d’or

    il marche la tête vide et pleine
    ses pensées vont et viennent
    comme des nuages de lune
    des images se suivent
    en procession furtive
    la vie dispersée en brume
    les mots encore absents
    les couleurs autour de lui
    la fausse nuit d’un nouvel automne
    l’air dispenseur de murmures
    il sourirait presque
    de tous ces possibles
    futur moins conditionnel
    lumières de bonheur
    malgré l’absence du ciel
    mais dehors et dans son cœur
    il marche dans le brouillard
    dans les poches de son manteau
    profondes comme des cavernes
    les deux poings serrés sont si fermes
    qu’ils pourraient tenir des marteaux

    Texte: de Luc Fayard, inspiré de Silence d’Or, de Sophie Roccco – 2023 – pigment et liant sur toile


  • mort j’écrirai encore

    je vois j’écris je sens
    que se forgent les mots
    les plus forts les plus hauts
    dans mon âme mon sang

    je crée un autre monde
    où vivent les amants
    voluptueux du vent
    qui tournoie dans la ronde

    rejoignez-moi marchons
    dans les limbes l’éveil
    les miroirs des merveilles
    les yeux sur l’horizon

    là où la vie est pure
    comme un air de désir
    échappé du sourire
    messager des murmures

    et même si je sens
    que la rue triste et noire
    n’offrira rien à voir
    que le monde n’attend

    là j’écrirai encore
    mes mots d’amour empreints
    des beautés du chemin
    mort j’écrirai encore

    Henry Wallis – The Stone Breaker (1857)
    Léon Spiliaert – ¨Plage au clair de lune (1907)


    Texte de Luc Fayard, illustré par The Stone Breaker , d’Henry Wallis. et par Plage au clair de Lune, de Léon Spilliaert.
    Voir une autre illustration de ce texte avec une image IA


  • Baudelaire (Charles) : L’Homme et la Mer

    Homme libre, toujours tu chériras la mer !
    La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
    Dans le déroulement infini de sa lame,
    Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.

    (suite…)

  • Hugo (Victor) : Demain dès l'aube

    Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, 
    Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
    J’irai par la forêt, j’irai par la montagne. 
    Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

    (suite…)

  • Trois fois murmuré

    Je serais ce violoniste
    Qui joue à la fenêtre
    Derrière les volets bleus
    Ma musique monterait jusqu’aux nuages
    Et la tristesse glisserait
    Sur mon costume jusqu’à terre
    Où elle dessinerait une tache de deuil.

    (suite…)

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  • lexique

    lexique

  • liberté de la plume

    cette plume appartenait
    à un geai des chênes
    qui l’a déposée une nuit
    devant chez moi
    pour que je la trouve au matin

    deux centimètres de haut
    j’ai failli ne pas la voir
    depuis que je l’ai prise
    entre mes mains
    elle est entrée dans mon âme
    et ma vie a changé
    ma vision de la beauté
    mon symbolisme
    mon attention aux détails
    j’ai découvert
    le minusculement magnifique
    porteur d’envol et de légèreté
    de tournoiement aussi

    mais il a fallu
    qu’un petit animal
    perde un attribut
    pour que je gagne en émotion

    j’espère que cette plume
    n’est qu’une mue
    pas l’issue d’un combat
    un don pas une perte
    merci à l’oiseau
    qui m’a offert ce cadeau
    je lui promets
    qu’il portera ses fruits
    désormais mes mots
    seront ceux de sa liberté

    Texte de Luc Fayard inspiré par une plume de geai des chênes trouvée par Z.
    Voir la version illustrée.

    liberté de la plume

  • ode à l’oubliée

    ode à l’oubliée

  • partir

    barré par l’envol des oiseaux blancs
    le trait de lumière décoiffe l’horizon
    la mer désertée ne vibre plus du vent
    qui tourmentait le destin des passants

    il est temps
    de partir
    ailleurs
    où la peine
    serait douce
    à vivre

    je marcherai sur les sentiers embrumés
    respirant le souffle des frondaisons
    l’âme pleine de tableaux de rêves
    et de souvenirs aux reliefs embellis

    mais la pluie
    refroidira
    mon ardeur
    et le seul bruit
    de la nuit
    mon cœur

    l’aube verra palpiter la rosée
    et parvenu au seuil de la maison
    j’ouvrirai la porte sur l’espace sans fond
    et la refermerai sur mon ombre passée

    Texte de Luc Fayard; voir la version illustrée

    partir

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025