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Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.


  • Gustave Caillebotte : Maison près de l’eau (1882)

    Gustave Caillebotte : Maison près de l’eau (1882) photo Dan Daniel

  • je veux ton rire (illustré par 17 artistes contemporains et 1 classique)

    je veux ton rire

    je veux ton rire
    claquant comme un fouet
    galet rebondissant
    sur l’eau des avatars
    de nos multiples vies

    je veux des embrassades
    à la régalade
    tapant fort sur l’épaule
    pour vérifier au passage
    qu’on est encore vivant

    je veux ton soleil
    créateur d’ombre
    en lignes de fuite
    sur l’horizon courbe
    de nos questions

    je veux ton sourire
    escaladant les montagnes
    sautant de pic en pic
    pour venir en bout de course
    me donner sa lumière

    je veux que nos doigts se croisent
    paumes pressées
    souffle coupé
    pour que nos cœurs joints
    dessinent des nuages

    je veux tout donner
    ne rien regretter
    pour qu’on écrive
    sur nos tombes
    ils auront aimé

    Texte de Luc Fayard illustré par 16 artistes contemporains et un artiste classique

    Artistes cités ( de haut en bas): Anish Kappor, Cai Guo-Qiang, Oliafur Eliasson, Yayoi Kusama, Do-Ho Suh, John Olsen, Bernard Ajarb, Perrine Hernandez, Wang-Jun Peng, Jean-Baptiste Brun, Dave Cooper, Evaristo, John Currin, Hieronymus Bosch, Noureddine Chegrane, Carol Crown, Kara Walker


  • l’arbre dit aux maisons

    Laure d’Argaignon – Douceur de vivre

    l’arbre dit aux maisons
    vous voyez la mer là-bas
    elle vient vers vous
    pour vous envelopper
    de son odeur salée
    ici la lumière étincelle
    le vent est un allié
    espiègle et volage
    quand le soleil s’invite
    le temps paresse
    et le sourire des gens
    se plisse et rêve


    Texte de Luc Fayard inspiré par Douceur de vivre, de Laure d’Argaignon


  • la ville la nuit

    Anne-Sophie Larcena – Nocturne

    la ville la nuit
    rouge et noir
    traces de lumière
    halos croisés des destins
    filandres de vies
    filant ailleurs
    ou se terrant trop sages
    la ville la nuit
    monde de blocs
    et de passages

    Texte de Luc Fayard inspiré par Nocturne, d’Anne-Sophie Larcena


  • cycle marin

    Béatrice Aliamus – Chantier ostréicole à Baden

    l’huître boit la mer
    la mer savoure le soleil
    le soleil chauffe le rocher
    le rocher se pare d’écume
    l’écume emporte l’algue
    l’algue se couvre de sel
    le sel titille le couteau
    le couteau attend la marée
    la marée renvoie le poisson
    le poisson caresse l’huître


Dernières publications d’art et de poésie

  • Comme je laissais derrière moi

    Comme je laissais derrière moi

  • Il est là monstrueux

    Il est là monstrueux démesuré
    debout par miracle
    Dans un maelström de particules
    Raide et impassible
    dans ce magma coloré
    Poursuivi par ce spectre grimaçant
    qui se cache à lui et veux l’engloutir
    Inconscient, il marche
    et va vers son destin
    Dans un tourbillon d’électrons dorés
    dont la beauté adoucira la fin

    Texte de Véronique Demant, inspiré par Silence d’or, de Sophie Rocco ; écrit en Atelier de poésie

    Il est là monstrueux

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    J’ai plongé dans cette mer

  • J’aimerais que mes pensées se libèrent

    J’aimerais que mes pensées se libèrent, entourent mon âme, fassent vibrer mon corps comme le vent qui danse dans les arbres et fait résonner la pluie sur le tapis de mousse.
    J’aimerais ne pas juger mes mots avec dureté et venir comme sait le faire le loup/chien qui pose sa tête sur l’homme qui pourtant peut le chasser et l’aimer tour à tour.
    J’aimerais que ma créativité s‘exprime sans contrainte et emplie de liberté comme le cri de l’orage qui résonne dans la montagne, la foudre qui tombe ici et là avec fracas.

    Texte de Clémentine Ebert, inspiré par White Forest de Fatemeh Mohamadi
    Texte écrit en Atelier de poésie

    J’aimerais que mes pensées se libèrent

  • Cent et onze années

    Cent et onze années, troublées, Mélangées, houblonnées
    Cent et onze années cendrées, rouillées, Traversées
    La blancheur lactique de tes bras
    Tes bras qui faisaient
    Comme des branches
    Me rendaient extatique, enfant soudain,
    Perdant mes mots, bal, bal, balbutiant
    Quand nous dansions
    Et que tu m’entrainais
    De tes bras pratiques,
    Des branches lactiques, extatiques
    Cette mémoire me fait défaut désormais
    Seul cet océan nouveau me fait peur
    Reconnaitrai-je ton île ? J’oublierai alors
    Ces trois balles que tu t’es tirées au cœur
    Cent et onze années ont passé
    Et ce voile goudronné sur mes souvenirs
    Est la preuve même de ton existence
    Car tout recto a son verso

    Texte d’Othmane M., inspiré par A travers 111 (verso), de Chantal Fontvieille ; écrit en Atelier de poésie

    Cent et onze années

  • Exil de l’âme

    Exil de l’âme

  • Une première fois

    Une première fois, elle saute
    Par la fenêtre ouverte
    Elle tombe et se relève
    Elle remonte aussitôt
    Et se jette à nouveau
    Cette fois, elle tombe plus fort
    Et se relève en sang
    Pourtant, elle y retourne
    Avec une obstination morbide
    Elle se jette dans le vide
    Heurte durement le sol
    La tête la première
    Un silence angoissant puis
    Elle se relève
    Part en courant
    On dirait une possédée, une folle
    Mais elle est bien vivante
    Cette métaphore est violente
    Mais peut-être l’avez-vous deviné ?
    C’est la maternité

    Texte de Clara Fayard inspiré par L’Ange Volé, de Bernard Gast ; écrit en Atelier de poésie

    Une première fois

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    Un seul nuage

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    Fleure fœtus hermaphrodite
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    Liste des premiers gagnants du Jeu des 20 mots

    L’amère flamme

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025