1 391 artistes • 745 auteurs
publiés dans Amavero

Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.


  • Gourmont (Rémy de) : La Forêt

    Ô Forêt, toi qui vis passer bien des amants
    Le long de tes sentiers, sous tes profonds feuillages,
    Confidente des jeux, des cris, et des serments,
    Témoin à qui les âmes avouaient leurs orages.

    (suite…)

  • éloge de la lenteur

    ce serait un pays où l’on vivrait
    comme dans un film au ralenti
    après des heures à se dessiner
    jamais plus le sourire
    ne se fermerait sur le visage

    dans l’air du matin
    les mains s’écarteraient
    sur des cercles imaginaires
    chassant les vents contraires
    volutes longtemps évoqués
    construisant le vide devenu le tout

    la marche sans but prendrait la forme
    d’un rituel initiatique de respiration
    l’esprit ne serait que le calme absolu
    répandant son énergie dans l’être
    peut-être n’aurait-on plus besoin de parler
    les rencontres préparées par la pensée
    s’étant irriguées de cette chaleur diffuse

    la mère caresserait son fils
    d’un geste si langoureux
    qu’il fermerait les yeux
    rêvant au paradis de coton bleu
    où l’enfant roi règne sans vices

    les chats toujours plus paresseux
    n’en finiraient plus de s’étirer
    sur les couettes laineuses
    même l’araignée au diapason
    tisserait sa toile en un siècle
    le long des murs de maisons

    dans les jardins multicolores
    les fleurs effarouchées
    s’ouvriraient mollement
    refusant de se dévoiler trop tôt

    parfois il tomberait une faible pluie
    si douce et venant de si haut
    qu’elle parfumerait la peau
    des senteurs colorées du ciel

    sur la grève peuplée de souvenirs
    la marée au rythme lunaire
    laisserait aux amoureux
    le temps de priser le spectacle

    et le vent qui chasse tout en riant
    clamerait dans les plaines du pays
    sa fierté d’être tiède frissonnant
    le messager du bonheur infini

    Hommage à Milan Kundera et Carl Honoré

    Florence Jacquesson – La Paresse (2003) – sculpture bronze


    Texte de Luc Fayard, illustré par La Paresse, de Florence Jacquesson


  • quatre actes

    Anne Defaucher – Quatre acryliques (2023)

    la branche et l’algue
    le ciel et la mer
    l’herbe et la mousse
    le ruisseau et la montagne
    on entend tous les chants
    le cri surpris des oiseaux
    le ruissellement soyeux de l’eau
    le frottement tiède du vent
    tous les actes de la vie
    joie ou tristesse
    espoir ou peine
    se jouent en quatre actes


    Texte de Luc Fayard, illustré par Quatre acryliques, d’Anne Defaucher


  • passage

    Isabelle Mestchersky – A en majuscule (2018)

    passage entre deux mondes
    vers la lumière et l’inconnu
    loin des souvenirs lourds ou bleus
    des colères et des joies
    chemin à déchiffrer soi-même
    sans ornières ni frontières
    surtout ne pas se retourner
    comme la femme de Loth
    jetant un fatal regard à Sodome
    et pour connaître le sens de sa vie future
    il faudra avancer sans regarder
    les couleurs si fortes de la vie passée


    Texte de Luc Fayard, inspiré par le tableau d’Isabelle Mestchersky , A en majuscule, 2018 – 160 x 240 cm


  • trois arts

    Martine Durou – Musique et jardins (2023)

    dans un jardin de splendeur
    la musique chanta
    les pinceaux frémirent
    les âmes s’envolèrent
    sur une eau lisse
    trois fois ravies
    par trois arts en partage
    célébrant la naissance
    d’un moment unique
    où savourer le plaisir
    des sens en fusion
    crée une émotion vierge


    Texte de Luc Fayard, inspiré d’Au fil de l’eau, de Martine Durou, lors d’une belle journée où ce miracle eut lieu, grâce à l’association de Chaville, « L’Art en partage »


Dernières publications d’art et de poésie

  • Comme je laissais derrière moi

    Comme je laissais derrière moi

  • Il est là monstrueux

    Il est là monstrueux démesuré
    debout par miracle
    Dans un maelström de particules
    Raide et impassible
    dans ce magma coloré
    Poursuivi par ce spectre grimaçant
    qui se cache à lui et veux l’engloutir
    Inconscient, il marche
    et va vers son destin
    Dans un tourbillon d’électrons dorés
    dont la beauté adoucira la fin

    Texte de Véronique Demant, inspiré par Silence d’or, de Sophie Rocco ; écrit en Atelier de poésie

    Il est là monstrueux

  • J’ai plongé dans cette mer

    J’ai plongé dans cette mer

  • J’aimerais que mes pensées se libèrent

    J’aimerais que mes pensées se libèrent, entourent mon âme, fassent vibrer mon corps comme le vent qui danse dans les arbres et fait résonner la pluie sur le tapis de mousse.
    J’aimerais ne pas juger mes mots avec dureté et venir comme sait le faire le loup/chien qui pose sa tête sur l’homme qui pourtant peut le chasser et l’aimer tour à tour.
    J’aimerais que ma créativité s‘exprime sans contrainte et emplie de liberté comme le cri de l’orage qui résonne dans la montagne, la foudre qui tombe ici et là avec fracas.

    Texte de Clémentine Ebert, inspiré par White Forest de Fatemeh Mohamadi
    Texte écrit en Atelier de poésie

    J’aimerais que mes pensées se libèrent

  • Cent et onze années

    Cent et onze années, troublées, Mélangées, houblonnées
    Cent et onze années cendrées, rouillées, Traversées
    La blancheur lactique de tes bras
    Tes bras qui faisaient
    Comme des branches
    Me rendaient extatique, enfant soudain,
    Perdant mes mots, bal, bal, balbutiant
    Quand nous dansions
    Et que tu m’entrainais
    De tes bras pratiques,
    Des branches lactiques, extatiques
    Cette mémoire me fait défaut désormais
    Seul cet océan nouveau me fait peur
    Reconnaitrai-je ton île ? J’oublierai alors
    Ces trois balles que tu t’es tirées au cœur
    Cent et onze années ont passé
    Et ce voile goudronné sur mes souvenirs
    Est la preuve même de ton existence
    Car tout recto a son verso

    Texte d’Othmane M., inspiré par A travers 111 (verso), de Chantal Fontvieille ; écrit en Atelier de poésie

    Cent et onze années

  • Exil de l’âme

    Exil de l’âme

  • Une première fois

    Une première fois, elle saute
    Par la fenêtre ouverte
    Elle tombe et se relève
    Elle remonte aussitôt
    Et se jette à nouveau
    Cette fois, elle tombe plus fort
    Et se relève en sang
    Pourtant, elle y retourne
    Avec une obstination morbide
    Elle se jette dans le vide
    Heurte durement le sol
    La tête la première
    Un silence angoissant puis
    Elle se relève
    Part en courant
    On dirait une possédée, une folle
    Mais elle est bien vivante
    Cette métaphore est violente
    Mais peut-être l’avez-vous deviné ?
    C’est la maternité

    Texte de Clara Fayard inspiré par L’Ange Volé, de Bernard Gast ; écrit en Atelier de poésie

    Une première fois

  • Un seul nuage

    Un seul nuage

  • L’amère flamme

    L’amère flamme ruisselant
    l’oxyde fragile boisé
    flot argenté du jour
    dormant dans la vaste nuit
    Fleure fœtus hermaphrodite
    Des aromates sauvages
    sont replongés en ma sève

    Texte de Consuelo écrit avec le jeu des 20 mots : amer, flamme, ruisseler, oxyder, fragile, bois, flot, argent, jour, dormir, vaste, nuit, fleur, foetus, hermaphrodite, aromate, sauvage, être, plonger, sève

    Liste des premiers gagnants du Jeu des 20 mots

    L’amère flamme

Abonnez-vous à
La Gazette d’Amavero
Entrez votre email
et vous recevrez notre newsletter
un lundi sur deux :
100% bénévole, gratuit,
sans pub, ni spam, ni traqueurs

← Retour

Votre adresse email a été envoyée

Merci pour votre abonnement au site Amavero et à ses poèmes !

Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025