Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
roux le chat rode sur la terrasse inquiète la mésange chante dans le chêne noircis les arbres étirent leurs bras nus tiède le vent respire par à-coups cotonneuse la fumée fuit des cheminées brumeuse la vallée bruisse crescendo paresseux le train trace sa voie là-bas ouatés les nuages hésitent là-haut incertain mon cœur se demande pourquoi brusquement l’avenir a suspendu son cours
Texte de Luc Fayard inspiré par la Vallée de la Bièvre
Detente, sombra de mi bien esquivo, imagen del hechizo que más quiero, bella ilusión por quien alegre muero, dulce ficción por quien penosa vivo.
Si al imán de tus gracias atractivo sirve mi pecho de obediente acero, ¿para qué me enamoras lisonjero si has de burlarme luego fugitivo?
Mas blasonar no puedes satisfecho de que triunfa de mí tu tiranía: que aunque dejas burlado el lazo estrecho
que tu forma fantástica ceñía, poco importa burlar brazos y pecho si te labra prisión mi fantasía.
Arrête-toi, ombre de mon bien insaisissable, image du charme que j’aime le plus ; belle illusion pour qui je meurs heureuse, douce fiction pour qui je vis douloureuse.
Si, aimant attiré par tant de grâces, mon cœur se fait acier docile et fidèle, pourquoi me séduire, flatteur et cruel, si c’est pour fuir et me trahir sans trace ?
Mais ne crois pas pouvoir te glorifier du triomphe orgueilleux de ta tyrannie : même si se rompt le lien resserré
dont ton fantôme entourait ma folie, qu’importe d’échapper à mes bras blessés, si ma pensée te retient prisonnière.
Miguel Cabrera – Sor Juana Inés de la Cruz (1750)
Juana Inés de Asbaje y Ramírez de Santillana, ou sœur Juana Inés de la Cruz ou Jeanne-Agnès de la Croix, née le 2 décembre 1648 ou le 12 novembre 1651 à San Miguel Nepantla (Espagne), une localité rattachée par la suite à la municipalité mexicaine de Tepetlixpa et morte le 17 avril 1695 à Mexico (Vice-Royauté de Nouvelle-Espagne), est une religieuse catholique (hiéronymite), poétesse et dramaturge de la Nouvelle-Espagne, considérée comme mexicaine par de nombreux auteurs. Son œuvre poétique figure parmi les plus emblématiques de la langue espagnole (Wikipedia). Ce poème paraît dans le premier volume de ses œuvres complètes, intitulé : « Inundación Castálida » (L’Inondation Castalide), publié à Madrid en 1689.
Où suis-je donc là ? Happée, repoussée, je vacille Lumière du dedans Je fascine la lumière L’envers me retourne Je me fonds, je me cogne Je visite les espaces Je m’abime dans la couleur L’espace immobile se craquèle Je rencontre le formel Je glisse sur le noir, Retourne le rouge Flaque incertaine. Échappée mensongère Complice du regard. Le dur verrouille la sortie Le corps rebondit eans l’espace Clôture.
Texte de Do F., inspiré par le vitrail de Geneviève Fourgnaud, église de Via; texte écrit en Atelier de Poésie
Où suis-je donc là ?
Je crée des nuages artificiels
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