1 382 artistes • 745 auteurs
publiés dans Amavero

Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.


  • La Galerie d’art moderne s’agrandit : venez voir les nouveautés !

    Artistes divers – Mosaïque des dernières œuvres de la Galerie d’art moderne (2025)

    Venez visiter les nouvelles œuvres que nous avons choisies de publlier dans notre galerie d’art moderne. Nous essayons de vous proposer le plus possible des artistes inédits chez Amavero mais parfois nous faisons exception pour quelques incontournables comme Degas, vous ne nous en voudrez pas !

    Galerie d’art moderne


  • Beau-livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Vol. 1 : Les impressionnistes »

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art. Vol. 1 : Les impressionnistes' par Luc Fayard, avec un collage d'œuvres impressionnistes.

    Vous pouvez l’offrir, il n’est pas cher et c’est un bel objet d’art et de poésie, compact, idéal comme cadeau plein de vertus pour les fêtes de fin d’années !
    Paru en 2024 aux Éditions Amavero, éditeur associatif indépendant.

    Commander le livre chez l’éditeur 13€

    Commander le livre chez Amazon 12,50 €

    (PS: pour être livré à temps pour les fêtes je vous conseille Amazon…)

    Ou alors vous pouvez le feuilleter sur ce site, à votre rythme, chaque duo oeuvre-poème l’un après l’autre (mais c’est quand même plus sympa de le feuilleter sur un vrai livre…)


  • 20 mots pour votre poème

    Un jeu littéraire et poétique Amavero

    Des personnes lancent des papiers en l'air près d'un ruisseau, avec un arbre à côté, dans une ambiance tranquille.
    Jeff Wall – A Sudden Gust of Wind (after Hokusai) (1993 – transparence sur lightbox

    Pour vous aider à écrire facilement un poème, Amavero invente un nouveau jeu littéraire et poétique.
    Vous tirez 20 mots au hasard, pris dans les 500 mots les plus utilisés dans les 500 poèmes publiés par Amavero.

    Et vous les utilisez pour écrire 8 vers libres.

    Aussi simple que cela…

    Lancez-vous !

    PS: et si le poème vous plait et nous plait, nous le publions !


  • dix haïkus du vide et du plein

    le vent pèse lourd
    quand il détruit les maisons
    mais quel poids a-t-il

    le cœur plein d’amour
    est comme un océan sourd
    qui oublie ses bateaux

    un long trait de brume
    happe l’horizon nocturne
    où donc est ta vie

    malgré un seul nom
    de la naissance à la mort
    on n’est pas le même

    entre jour et nuit
    combien de moments à part
    ou rien n’est figé

    ton âme s’agite
    ton cœur bat tous les tambours
    ta bouche se ferme

    plaine du mensonge
    où se tait la vérité
    la quête est futile

    ton souffle s’arrête
    à croire que tu meurs
    mais tu vis encore

    elle souriait
    ses longs cheveux ondulaient
    que restera-t-il

    un pas après l’autre
    à croire que tu avances
    mais tout marche aussi

    Texte de Luc Fayard, illustré par six artistes contemporains : (de bas en haut) Koen Lybaert, Jake Wood-Evans, Meredith Pardue, Maya Makino, Sarah Hinckley, Jerónimo Rüedi


  • Deux nouvelles lunes

    Peinture représentant une femme en robe noire et gants blancs, assise dans une pose élégante, avec un arrière-plan sombre.
    Carlos Bonvalot – Pierrot et Colombine (1920)
    Une peinture surréaliste représentant une figure humanoïde colorée, courant sur un paysage abstrait avec des montagnes en arrière-plan.
    Jules Perahim – Vendeur de lune (1979)

    Parmi nos Galeries d’art thématiques, la Galerie Lune est un peu particulière. Elle est née le jour où l’on cherchait une illustration pour le poème la lune pleure, de Luc Fayard. Nous en avons trouvé pleins qui nous plaisaient ! Résultat : un poème illustré par 32 artistes contemporains !… En voici deux de plus aujourd’hui, dont Pierrot et Colombine bien sûr, comment avons-nous pu les oublier?


Dernières publications d’art et de poésie

  • Edward-Henry Potthast : At The Seaside (1905)

    Edward-Henry Potthast : At The Seaside (1905)

  • Jean-Baptiste-Siméon Chardin : Le Gobelet d’argent (1768)

    Jean-Baptiste-Siméon Chardin : Le Gobelet d’argent (1768)

  • Maulpoix (Jean) : Adieu

    Maulpoix (Jean) : Adieu

  • Azzhara : J’écris à jeun

    J’écris à jeûn
    Soif et faim dans tout le corps
    Un lot de remords dans le cœur
    Je bois mes larmes
    Je mange mes pleurs
    J’avale le silence, il glisse dans la gorge sèche
    Du miel silencieux
    Derrière moi, je ressens la présence rassurante et généreuse
    Comme l’odeur du pain chaud qui me couvre
    Je le cherche
    Le froid gris de son absence me gifle
    J’ai mal
    J’ai soif
    J’ai faim
    J’écris à jeun
    Mes pensées troublées
    Ma main tremblante
    Mes ongles rongés
    Mes pieds attachés
    Je veux sentir le manque
    J’écris à jeun

    Azzhara. Nuit intranquille. 2021

    Azzhara : J’écris à jeun

  • Richter (Gerhard) : C’est le besoin de communiquer qui amène à peindre (1962)

    C’est le besoin de communiquer qui amène à peindre et vous pousse vers l’art en général. L’envie de fixer une vision, de maîtriser des manifestations extérieures (auxquelles il faut donner un nom et un sens). Sans elle, ce travail serait absurde, et, comme l’art pour l’art, il ne se justifierait pas.

    Penser que l’art copie la nature est un sinistre malentendu. Car l’art a toujours œuvré contre la nature et pour la raison.

    Chaque mot, chaque trait nous est insufflé par notre époque et par les circonstances. Les liens, les aspirations relèvent du passé et du présent. Il est donc impossible d’agir, de penser arbitrairement et indépendamment d’eux. D’une certaine manière, ceci est réconfortant puisque chaque individu est en quelque sorte entouré, lié par la contemporanéité. Il y aura toujours un possible même dans le pire des malheurs.

    Vouloir rendre visible l’invisible, la chose connue, inconnue ou plausible, et même l’impensable est une revendication, une prétention absurde. Certes, nous pouvons déduire l’invisible, donc présupposer son existence avec une quasi-certitude, mais nous ne sommes pas en mesure de représenter cet invisible par un symbole qui le remplace et qui soit lui aussi invisible.

    Il n’y a aucune raison d’accepter sans réserve ce que la tradition nous a transmis. Rien n’est bien ou mal en soi, sauf dans certaines circonstances et à condition que nous le voulions. Cet état de fait annihile les conventions, les garanties et les inconditionnels et nous oblige, chaque jour, à prendre nos responsabilités et à décider du bien et du mal.

    S’imaginer une chose, se la représenter, fait de nous des hommes L’art, c’est donner du sens, générer du sens au même titre que la quête de Dieu ou la religion. Même sachant que tout sens donné ou tout tableau peint est un simulacre, une illusion, nous ne pouvons y renoncer. Car la foi (penser, réfléchir le présent et l’avenir) est notre trait de caractère essentiel.

    Les moyens de l’art (la manière de représenter une chose, le style, la technique et la chose représentée en soi) sont les conditions néces­saires à l’art tout comme les qualités de l’artiste (mode de vie, capacités, entourage). L’art peut naître autant de l’harmonie que de la contradic­tion avec les conditions qui le génèrent. Il n’est en soi, ni visible ni définissable, seules les conditions qui l’ont généré sont visibles et repro­ductibles ; on a tendance à les confondre avec l’art en soi.

    Dès que l’activité artistique est devenue un « isme », elle cesse d’en être une. Car seul ce qui lutte quotidiennement pour prendre forme et exister, est vivant. (À titre de comparaison : le social est une forme et une méthode juste qui correspond aux conceptions actuelles ; mais si en revanche, il se prétend socialisme, ordre social ou dogme, il renonce à ce qui lui est propre et risque de courir à sa perte.)

    Je ne suis pas venu ici pour fuir le matérialisme. Il règne ici d’une manière plus radicale et plus perfide encore, mais j’ai dû fuir l’idéa­lisme criminel des socialistes.

    La peinture na rien à voir avec la pensée. Quand on peint, la pensée est peinture. La pensée est un langage, un registre qui doit fonctionner avant et après. Einstein ne pensait pas quand il faisait ses calculs, il calculait, chaque équation réagissait à la précédente, tout comme en peignant, une forme répond à une autre et ainsi de suite.

    L’art sert à la socialisation. Il nous relie aux autres et à ce qui nous entoure au sein d’une même conception et d’une même quête.

    Pour moi, l’enjeu n’est jamais l’art, mais uniquement la chose pour laquelle l’art peut être utile.

    Comme il n’existe ni certitude, ni vérité absolue, nous aspirons toujours à une vérité artificielle faisant autorité, donc humaine. Nous avons des jugements de valeur et fabriquons une vérité qui en exclut d’autres. Dans la production de vérité, l’art est la composante qui met en forme.

    Les sciences de la nature ont assurément influencé les arts. Pour l’Aztèque, le coucher du soleil était un événement inintelligible auquel il ne survivait que grâce aux représentations divines. Depuis, ces manifestations évidentes ont trouvé une explication. Mais, au vu de l’immensité de l’inconcevable, de ce qui ne peut être expliqué, l’inex­plicable semble tellement gigantesque, que nous sommes pris de vertige et que les images d’antan éclatent comme des bulles de savon. Songer à l’absolu ineffable (par exemple en regardant le firmament), savoir qu’il est impossible de donner un sens à cette immensité nous touche à tel point que nous ne pouvons survivre qu’en ignorant.

    Aussi curieux que ceci puisse paraître, « ne pas savoir où vont les choses », l’impression de se perdre et d’avoir perdu, est source de foi et d’un immense optimisme, elle n’engendre ni certitude ni sécurité collective. Il faut avoir perdu Dieu pour croire, et l’art pour peindre.

    Richter (Gerhard) : C’est le besoin de communiquer qui amène à peindre (1962)

  • Uguay (Marie) : Tu m’apprends l’âge, mon amour

    Uguay (Marie) : Tu m’apprends l’âge, mon amour

  • Trois espaces

    Trois espaces

  • Elle était là dans le silence pluvieux

    Elle était là dans le silence pluvieux

  • Tu cours dans un espace fini

    Tu cours dans un espace fini
    Blanc fulgurant
    dans un océan de noirceur
    le feu a tout détruit
    mais toi tu portes l’espoir
    Franchiras-tu les limites
    de ce monde sinistre ?
    Détache-toi
    Envole-toi
    Brise le carcan
    Terrasse l’ombre
    et jette le fantôme
    qui veut t’enfermer

    Texte et calligramme de Baronne, inspiré par John Caple(2000) ;

    Tu cours dans un espace fini

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025