Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
« De sa vie, je savais peu de chose et ne me souciais pas d’en savoir davantage; je n’avais pas alors, comme aujourd’hui, la curiosité du passé. A vingt ans, au déclin de l’Empire, il était entré dans l’armée, et avait fait, comme aide de camp du général D…, la campagne de 1812.
Natsha Krenbol – Dans un coin du tramwayElisabeth LombardKinnariAnne Grenier
Nino Ferrer
l’art pur du poète
saisir le vent comme un peintre en dire le moins possible autrement peut-être ne parler que vibration et amour se souvenir d’hier et de ses rêves se laisser aller à l’errance désordonnée loin du flux comme la vague à contre-courant sans autre but que la beauté la vérité viendra toute seule dans la passion de l’art pur et ciselé
Nathalie Camoin-Chanet
Olga SuvorovaTyson GrummAnna GüntnerLizzie Riches
Texte de Luc Fayard, illustré par 10 artistes contemporains (de gauche à droite et de haut en bas) : Natsha Krenbol, Elisabeth Lombard, Kinnari, Anne Grenier, Nino Ferrer, Nathalie Camon-Chanet, Olga Suvorova, Tyson Grumm, Anna Güntner, Lizzie Riches
Quand InfoTekArt parlait d’art, c’était parfois pour rire et ça faisait du bien. Extraits d’un article paru il y a 20 ans…
Je tombe sur une annonce de vente aux enchères de la maison Bonhams pour l’auteur Congo (mise à jour: on dit que trois tableaux ont été vendues pour 14 000 livres sterling) et cela me rappelle l’histoire de Boronali (lire plus loin la version de Roland Moreno) puis encore ce livre que j’avais adoré, Evguénie Sokolov, de Serge Gainsbourg : l’homme à la tête de chou raconte comment peignait Sokolov le pétomane, assis sur un siège à ressort, avec un pinceau dans les fesses…. Voici pour votre culture les deux oeuvres : celle de Congo (le chimpanzé) « Untitled Abstract » et celle de Boronali (l’âne): « Coucher de soleil sur l’Adriatique« . Pas mal, non? …. ….
Livre « Evguénie okolov » de Serge Gainsbourg
Tableau « Universal Abstract » de Congo, le chimpanzé (1956-1959)
L’âne Boronali – Coucher de soleil sur l’Adriatique (1910)
Entrée solennelle d’un âne dans l’Histoire de l’Art
[Extrait de Théorie du Bordel Ambiant, de Roland Moreno, Belfond, 1990] Le Festival d’automne de 1905 ayant fait connaître les premiers fauvistes (Matisse, Vlaminck, Marquet, Derain), certains commentaires plus désagréables que d’autres avaient pu être entendus : “barbouillages informes… jeux barbares… aberrations picturales… mauvaises plaisanteries… débauche orgiaque de couleurs, cauchemar, mystification”, et d’autres encore. À un aubergiste de ses voisins, Dorgelès emprunta son âne. Et, à la queue de celui-ci, il fixa un pinceau. Puis, dans le jardin montmartrois du farceur, commodément installé devant une table chargée de ca-rottes, d’épinards, de cigarettes, et, en présence d’un huissier, l’animal commença à se gorger de friandises et à remuer sa queue. Celle-ci frottait au passage contre une toile disposée par Dorgelès sur une chaise, à bonne hauteur. Toutes les dix minutes, le pinceau frotteur était autoritairement trempé dans un pot de couleur différente.
Où suis-je donc là ? Happée, repoussée, je vacille Lumière du dedans Je fascine la lumière L’envers me retourne Je me fonds, je me cogne Je visite les espaces Je m’abime dans la couleur L’espace immobile se craquèle Je rencontre le formel Je glisse sur le noir, Retourne le rouge Flaque incertaine. Échappée mensongère Complice du regard. Le dur verrouille la sortie Le corps rebondit eans l’espace Clôture.
Texte de Do F., inspiré par le vitrail de Geneviève Fourgnaud, église de Via; texte écrit en Atelier de Poésie
Où suis-je donc là ?
Je crée des nuages artificiels
Rouge et noir de colère
Mauritz de Haas : Nocturne with Lighthouse (1880)
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