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Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.


  • forêt

    il y avait la forêt
    les arbres les bosquets
    Puis au petit matin
    Cette brume pâle et sage
    Comme un nouveau paysage

    Il y avait des lignes précises
    Des couleurs de toutes les gammes
    Et maintenant ce gris camaïeu
    Ces teintes si proches et si distantes

    Il y avait les chants et les bruissements
    Les feuilles qui se balançaient
    L’herbe vibrant de mille vents
    Et maintenant tout est figé
    Dans ce froid surnaturel imposant

    La vie est ainsi
    Et le cœur aussi

    Mais je sais que viendront les trouées de lumière
    Et les frémissements sans manière
    Peu à peu tout changera
    Le nuage s’évanouira
    Cachant ses rides et dévoilant son âme
    Il n’y aura plus de joie éteinte ni de drames
    Tout sera dit à nouveau
    Murmuré au fil de l’eau

    Si les cris ont fusé
    Ils seront inutiles et glacés
    Si les larmes ont coulé
    Elles seront bousculées

    Le sourire donnera la paix la douceur
    Et l’on ne saura plus le temps que l’on préfère
    La nostalgie tapie à l’aube de son cœur
    Ou le soleil rouge régnant sur l’univers


  • ivoire et lumière

    elle est l’ivoire et la lumière
    et l’ombre aussi quand ses yeux noirs
    me pourchassent comme des phares
    statue de souffle et de matière
    qui jette ses cheveux au ciel

    d’interminables jambes la relient à la terre
    elle est libellule frôlant l’eau
    cigogne secouant les épaules
    pour se dégager du lourd fardeau
    que dépose le regard des autres
    sur son étrange et langoureuse beauté

    ses sourires sont des éclairs aveuglants
    et sa voix oh sa voix inoubliable
    m’enveloppe d’un nuage éphémère

    partout où elle les pose
    ses longs doigts créent des formes
    rondes et douces chaudes
    qui construisent l’espace autour d’elle
    princesse guerrière
    je voudrais lui prendre la main
    chaque fois qu’elle la bouge
    pour figer le paysage qu’elle dessine

    elle est la source de vie et la force aussi
    qui forge le destin des autres
    que je le veuille ou non
    qu’elle me dise oui ou non
    je suis pris dans sa toile de fée
    envoûté


  • l’herbe est un nuage (herbe nuage)

    L’herbe est un nuage un bain de mousse et de bulles
    Les arbres noeuds des sorcières préhistoriques
    La terre une maison de rats trouée de taupes
    Et quand la lune menteuse luit dans le gris
    C’est que le jour et la nuit se sont mis d’accord

    Je ne verrai jamais les choses comme elles sont
    D’ailleurs les choses ne sont pas ce qu’elles sont
    Elles seront ce que j’en dis ce que j’en distingue
    Le champ est un prélude à la forêt la mare

    Une invitation aux faucheux aux mangoustes
    L’amour un sourire qui dure malgré tout
    Les choses les gens deviennent ce qui les cerne

    La filandre vole dans l’air jusqu’à la branche
    Comme un cœur qui cherche son nid chaud tout là-haut
    La nature n’est pas un temple elle est caverne
    Peuplée de lumières floues et de bruissements
    Qui la construisent la déchirent dans le vent

    L’homme transpercé par les rayons et les larmes
    Devient la cible unique de toutes ces vies
    Et du vaste chaudron bouillonnant de son âme
    Voici la vapeur des mots qui s’envole et fuit

    Seul résistant à la noria des attaquants
    J’esquive je fuis je crie ma haine mon bruit
    Je serai le phénix de la fureur du verbe


  • Holland (Henry Scott ) : La mort n’est rien

    La mort n’est rien. Je suis simplement passé dans la pièce  à côté. Je suis moi, tu es toi. Ce que nous étions l’un pour l’autre, nous le sommes toujours. Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné. Parle-moi comme tu l’as toujours fait. (suite…)


  • Saint Augustin : Ne pleure pas si tu m'aimes

    Ne pleure pas si tu m’aimes. Si tu savais le don de Dieu et ce que c’est que le Ciel. Si tu pouvais d’ici entendre le chant des Anges et me voir au milieu d’eux. Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les horizons et les champs éternels, les nouveaux sentiers où je marche !
    (suite…)


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  • Où suis-je donc là ?

    Où suis-je donc là ?
    Happée, repoussée, je vacille
    Lumière du dedans
    Je fascine la lumière
    L’envers me retourne
    Je me fonds, je me cogne
    Je visite les espaces
    Je m’abime dans la couleur
    L’espace immobile se craquèle
    Je rencontre le formel
    Je glisse sur le noir,
    Retourne le rouge
    Flaque incertaine.
    Échappée mensongère
    Complice du regard.
    Le dur verrouille la sortie
    Le corps rebondit eans l’espace
    Clôture.

    Texte de Do F., inspiré par le vitrail de Geneviève Fourgnaud, église de Via; texte écrit en Atelier de Poésie

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025