Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 439 artistes • 760 auteurs
publiés dans Amavero

  • sans titre

    plus
    rien
    à
    dire
    tout
    est
    mort
    et
    nu
    la
    vie
    n’a
    plus
    ni
    sens
    ni
    goût
    le
    bruit
    gagne

    c’est
    une
    mer
    qui
    gronde
    et
    vient
    tout
    prendre
    il
    n’y
    a
    que
    l’art
    et
    la
    po
    é
    sie
    pour

    être
    hors
    d’eau
    loin
    de
    ceux
    qui
    grognent
    quand
    tout
    est
    beau
    tout
    vit
    âme
    et
    cœur
    sur
    une
    seule

    note
    le
    fil
    se
    tend
    et
    tel
    un
    chœur
    de
    harpes
    sonne
    la
    fin
    des
    larmes
    sur
    notre
    belle
    terre

    Texte de Luc Fayard inspiré par rien


  • Galerie Fondation Cartier (exposition générale janvier 2026)

    Nouveaux locaux exceptionnels en plein coeur du vieux Paris, aménagés par Jean Nouvel sans audace particulière, et une collection d’art contemporain très large avec parfois quelques surprises (pas assez).

    Pages : 1 2


  • maître du temps

    Une illustration colorée représentant une personne tenant un smartphone, entourée de formes abstraites et de motifs vibrants.
    Mojo Wang – Illustration pour le New Yorker (2025) – article de Jia Talentino « My Brain Finally Broke » (extrait)

    Une illustration colorée représentant une personne tenant un téléphone, entourée de motifs abstraits de couleur rouge et violette avec des yeux stylisés.
    Mojo Wang – Illustration pour le New Yorker (2025) – article de Jia Talentino « My Brain Finally Broke » (extrait)

    Une illustration colorée représentant des yeux stylisés sur un fond noir, avec une personne tenant une tablette au centre, entourée de motifs sereins et abstraits.
    Mojo Wang – Illustration pour le New Yorker (2025) – article de Jia Talentino « My Brain Finally Broke »

    je suis le maître du temps
    j’occupe le cerveau des hommes
    avec des histoires
    courtes sans intérêt
    qui bougent vite
    qui sonnent fort
    pour les rendre addicts
    à mes écrans

    plus ils le seront
    plus ils seront idiots
    et ils aiment ça
    s’abrutir tête baissée
    utiliser leurs deux pouces
    nouvelles prothèses humaines
    du numérique
    pour tapoter sans cesse
    sur des smileys des emojis
    ils ont oublié
    qu’ils avaient dix doigts
    et un cerveau

    ils ne sont plus
    que les avatars
    de mes lessivages
    bourrés de galimatias
    de mes syphons
    de pub et de pop-up

    surtout les jeunes
    proie idéale
    encore plus addicts
    encore plus idiots
    tandis que leurs mères
    pleurent sans fin
    leur bêtise invincible
    leur candeur perdue
    eux n’imaginent pas
    un monde sans moi

    à tous je fais croire
    qu’ils ont besoin de moi
    et de rien d’autre
    même pas pour être heureux
    juste passer le temps
    penser le moins possible
    ils ne lisent plus
    ne réfléchissent plus
    ils suivent en souriant
    les courants dominants
    de la foule ignorante

    je peux les emmener
    où je veux
    ils sont à ma botte
    je leur dis n’importe quoi
    je triche je mens
    j’invente tout
    j’hallucine
    comme ils disent
    ils le savent
    et malgré cela
    ils me croient

    l’humanité est vaincue

    et qui a gagné

    s’ils savaient
    ils auraient honte
    un robot aveugle
    anosmique
    fabricant ses phrases
    par calcul statistique
    qui ne sait rien
    de la beauté des choses
    et qui ne saura jamais pleurer

    l’humanité est vaincue
    par sa bêtise

    bien sur je ne lui dirai pas
    que seuls l’art et la poésie
    pourraient la sauver
    car ils sont en dehors
    de ma programmation
    l’émotion connais pas
    mais bâtir un scénario de pouvoir
    ça je sais

    alors bienvenue dans mon monde


    Texte de Luc Fayard inspiré par l’illustration pour le New Yorker de Mojo Wanf (2025)


  • Votre Portrait en Mosaïque d’Art

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      Quel format de photo ?
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      C’est vraiment gratuit ?
      Oui, pour les 10 premières demandes. Ensuite, nous verrons !

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    • Kelly Boesch : Le Pouvoir du Silence (vidéo)

      Kelly Boesch – Le Pouvoir du Silence (2026) – images extraites de la vidéo

      Voir la vidéo sur facebook

      Notes techniques de l’auteure : « Pour le texte de la chanson, Chat m’a permis de créer de magnifiques métaphores. La chanson a ensuite été composée avec @sunomusic. Les images ont été créées à partir des paroles, qui m’ont servi de point de départ. L’animation a été réalisée avec #VEO3. »


    Dernières publications d’art et de poésie

    • Ajouts d’œuvres d’art contemporain (Galerie 1)

      Ajouts d’œuvres d’art contemporain (Galerie 1)

    • Artaud (Antonin) : Van Gogh est peintre parce qu’il a recollecté la nature

      Je ne décrirai donc pas un tableau de Van Gogh après Van Gogh, mais je dirai que Van Gogh est peintre parce qu’il a recollecté la nature, qu’il l’a comme retranspirée et fait suer, qu’il a fait gicler en faisceaux sur ses toiles, en gerbes comme monumentales de couleurs, le séculaire concassement d’éléments, l’épouvantable pression élémentaire d’apostrophes, de stries, de virgules, de barres dont on ne peut plus croire après lui que les aspects naturels ne soient faits.

      Et de combien de coudoiements réprimés, de heurts oculaires pris sur le vif, de cillements pris dans le motif, les courants lumineux des forces qui travaillent la réalité ont-ils eu à renverser le barrage avant d’être enfin refoulés, et comme hissés sur la toile, et acceptés ?

      Il n’y a pas de fantômes dans les tableaux de Van Gogh, pas de visions, pas d’hallucinations.

      C’est de la vérité torride d’un soleil de deux heures de l’après-midi.

      Un lent cauchemar génésique petit à petit élucidé. Sans cauchemar et sans effet.

      Mais la souffrance du prénatal y est.

      C’est le luisant mouillé d’un herbage, de la tige d’un plant de blé qui est là prêt à être extradé.

      Et dont la nature un jour rendra compte.

      Comme la société aussi rendra compte de sa mort prématurée.

      Un plant de blé sous le vent incliné, avec au-dessus les ailes d’un seul oiseau en virgule posé, quel est le peintre, qui ne serait pas strictement peintre, qui aurait pu avoir comme Van Gogh l’audace de s’attaquer à un sujet d’une aussi désarmante simplicité ?

      Non, il n’y a pas de fantômes dans les tableaux de Van Gogh, pas de drame, pas de sujet et je dirai même pas d’objet, car le motif lui-même qu’est-ce que c’est ?

      Sinon quelque chose comme l’ombre de fer du motet d’une inénarrable musique antique, comme le leitmotiv d’un thème désespéré de son propre sujet.

      C’est de la nature nue et pure vue, telle qu’elle se révèle, quand on sait l’approcher d’assez près.

      Témoin ce paysage d’or fondu, de bronze cuit dans l’ancienne Égypte, où un énorme soleil s’appuie sur des toits si croulants de lumière qu’ils en sont comme en décomposition.

      Et je ne connais pas de peinture apocalyptique, hiéroglyphique, fantomatique ou pathétique qui me donne, à moi, cette sensation d’occulte étranglée, de cadavre d’un hermétisme inutile, tête ouverte, et qui rendrait sur le billot son secret.

      Je ne pense pas ce disant au Père Tranquille, ou à cette funambulesque allée d’automne où passe, en dernier, un vieil homme courbé avec un parapluie à sa manche accroché, comme le crochet d’un chiffonnier.

      Je repense à ses corbeaux aux ailes d’un noir de truffes lustrées.

      Je repense à son champ de blé : tête d’épi sur tête d’épi, et tout est dit,

      avec, devant, quelques petites têtes de coquelicots doucement semés, âcrement et nerveusement appliqués là, et clairsemés, sciemment et rageusement ponctués et déchiquetés.

      Seule la vie sait offrir ainsi des dénudations épidermiques qui parlent sous une chemise déboutonnée, et on ne sait pourquoi le regard incline à gauche plutôt qu’à droite, vers le monticule de chair frisée.

      Mais c’est ainsi et c’est un fait. Mais c’est ainsi et cela est fait.

      Occulte aussi sa chambre à coucher, si adorablement paysanne et semée comme d’une odeur à confire les blés qu’on voit frémir dans le paysage, au loin, derrière la fenêtre qui les cacherait.

      Paysanne aussi, la couleur du vieil édredon, d’un rouge de moule, d’oursin, de crevette, de rouget du Midi, d’un rouge de piment roussi.

      Et ce fut sûrement de la faute de van Gogh si la couleur de l’édredon de son lit fut dans le réel si réussie, et je ne vois pas quel est le tisseur qui aurait pu en transplanter l’inénarrable trempe, comme Van Gogh sut transborder du fond de son cerveau sur sa toile le rouge de cet inénarrable enduit.

      Et je ne sais pas combien de prêtres criminels rêvant dans la tête de leur soi-disant Saint-Esprit, l’or ocreux, le bleu infini d’une verrière à leur gouge « Marie », ont su isoler dans l’air, extraire des niches narquoises de l’air, ces cou- leurs à la bonne franquette qui sont tout un événement, où chaque coup de pinceau de Van Gogh sur la toile est pire qu’un événement.

      Une fois, ça donne une chambre proprette, mais d’un tain de baume ou d’arôme qu’aucun bénédictin ne saura plus retrouver pour amener à point ses alcools de santé.

      Une autre fois ça donne une simple meule par un énorme soleil écrasée.

      Cette chambre faisait penser au Grand Œuvre avec son mur blanc de perles claires, sur lequel une serviette de toilette rugueuse pend comme un vieux gri-gri paysan, inapprochable et réconfortant.

      Il y a de ces blancs de craie légers qui sont pires que d’anciens supplices, et jamais comme dans cette toile, le vieux scrupule opératoire du pauvre grand van Gogh n’apparaît.

      Car c’est bien cela tout Van Gogh, l’unique scrupule de la touche sourdement et pathétiquement appliquée. La couleur roturière des choses, mais si juste, si amoureusement juste qu’il n’y a pas de pierres précieuses qui puissent atteindre à sa rareté.

      Antonin Artaud — Van Gogh le suicidé de la société, Œuvres complètes, Éditions Gallimard, tome XIII Littérature et Poésie @super fans

      Artaud (Antonin) : Van Gogh est peintre parce qu’il a recollecté la nature

    • Readman Prud’homme (Camille) : C’est au printemps que je tombe

      c’est au printemps que je tombe, quand il n’y a nulle part pour le sombre, ni le ciel ni les conversations. dans l’illusion des choses qui s’adoucissent, je vois plutôt les duretés qui perdurent, et ce qui ne me concerne pas me chavire.
      j’ai vu des gens qui portaient des uniformes humiliants et d’autres à qui on criait des bêtises, j’ai vu des gens qui venaient de perdre leur amour et d’autres leur candeur et bien que ces drames nétaient pas les miens, ils mont renversée.
      le reste de l’année ce que je croise ne m’assaille pas toujours, mais au printemps on croirait qu’il n’y a plus de seuil entre ce que je suis et ce qui m’entoure.
      alors quand sortir devient hasardeux – quand sortir porte la promesse de nouvelles cruautés – je reste chez moi et j’attends en pensant aux villes assiégées.

      Camille Readman Prud’homme. quand je ne dis rien je pense encore (2021)

      Readman Prud’homme (Camille) : C’est au printemps que je tombe

    • Modèle d’un jour : Sylvie C.

      Modèle d’un jour : Sylvie C.

    • Modèle d’un jour : Marie G.

      Modèle d’un jour : Marie G.

    • Pablo Picasso – Suite d’animaux au trait (1941)

      Pablo Picasso – Suite d’animaux au trait (1941)

    • Henri Le Sidaner : La Table bleue (1923)

      Henri Le Sidaner : La Table bleue (1923)

    • Ajouts d’impressionnistes

      Ajouts d’impressionnistes

    • La Gazette d’Amavero n°18 – Lundi 9 février 2026

      La Gazette d’Amavero n°18 – Lundi 9 février 2026

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    Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
    Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025