Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Citation Amavero du jour
La femme n’est intelligente qu’au détriment de son mystère


  • Apollinaire (Guillaume): Chantre

    Et l’unique cordeau des trompettes marines.

    Guillaume Apollinaire – Alcools

    NB: réputé le poème le plus court du monde. Une interprétation est de lire phonétiquement le titre et de début du vers ce qui donnerait approximativement »Chanterelle, unique cordeau des trompettes marines » et effectivement « chanterelle » est bien le nom de la seule ficelle qu’on a le droit d’appeler corde sur un bateau, celle de la cloche (les autres s’appellent des bouts en prononçant le t comme si on disait boute)


  • pays rêvé

    D’après « Apple Tree » de David Hockney (2019) – flouté
    Image créée par l’IA à la lecture de mon poème , en lui disant qu’il est écrit inspiré par « Apple Tree » de David Hockney

    je voudrais
    un ciel en labyrinthe
    de petits boudins bleus
    une rivière en ruban
    d’un bleu presque vert
    un pommier malingre
    en pieuvre aux longs bras
    une pomme parfaite
    en disque auréolé
    une ombre liquide
    en trace d’encre
    une herbe de poils jaunes
    en tapis de mousse dense
    une haie de plantes serrées
    en long muret tenace
    et le tout serait
    mon pays idéal
    rempli de traits
    verts jaunes et bleus


    Texte de Luc Fayard, inspiré de Apple Tree, de David Hockney, à qui nous avons demandé une autorisation de reproduction mais qui n’a pas répondu; en attendant nous sommes obligés de flouter son œuvre, hélas, sinon ça pourrait nous coûter bonbon et notre petite association bénévole d’art et de poésie n’a pas de moyens ! Alors, nous avons demandé à l’IA de le remplacer, au moins c’est moins cher que les 90 millions d’euros de son dernier tableau vendu…


  • différence

    Joan Miró – Personnage (1970- – sculpture – Fondation Maeght

    mi pingouin mi allien
    bébé joufflu venu d’ailleurs
    émouvant attachant
    rondouillard
    on voudrait le câliner
    lui dire en le berçant
    n’aie pas peur
    le monde se méfie
    des autres différents
    apporte lui ce que tu es
    formidablement vivant
    chaque regard nouveau
    devient un grain de plus
    dans la mer de sable
    une teinte ajoutée
    à l’infinie palette
    étonne nous
    chante ta chanson
    crée ton chemin
    ils viendront avec toi


    Texte de Luc Fayard inspiré de Personnage, 1970, de Joan Miró (Fondation Maeght)


  • ombres de plage

    Marie Deloume – Scène de plage (2017) – peinture sur zinc

    large bande de frontière
    entre terre et eau
    matière changeante
    élastique et malléable
    territoire des errances
    agité par le vent
    troublé par la brume
    filtrant les silhouettes
    lieu d’existence plurielles
    à l’écume frisée
    et de soubresauts
    du sable créateur
    qu’importe le temps
    il y a toujours une épuisette
    et des corps occupés
    dès le petit matin
    infatigable plage
    comme la vie

    Texte de Luc Fayard, inspiré par Scène de plage, de Marie Deloume – 2017 – peinture sur zinc


  • origine des mots

    rien ne peut troubler
    l’origine de mes mots
    ni le tam-tam des hommes
    ni le fracas des vagues

    ils viennent d’un lieu
    protégé de la furie
    indifférent à l’heure
    insensible à la pluie

    ce lieu mon âme 
    secrète orgueilleuse
    chercheuse de beauté
    dans l’existence

    mes mots éclosent seuls
    surnageant de la folie
    avançant chaotiques
    vers la ligne d’horizon

    rien ne peut égaler
    leur vérité ciselée
    ni le chœur des sanglots
    ni les tollés de joie

    venus d’ailleurs
    d’un autre temps
    mes mots flânent
    libres et fiers

    sans suivre de chemin
    créés par évidence
    ils sont délivrance
    ils sont le chemin

    traceur de cercles
    dans la ronde infinie
    le porteur de mots
    n’est pas un prophète

    juste une graine de plus
    dans la semence du monde
    quelques gouttes pures
    pour étancher sa soif

    à l’instant de les recueillir
    celui qui les boira
    découvrira désaltéré
    que sa nuit s’est embellie

    le jour n’aura plus
    la même lumière
    et la vie sera légère
    dans son cœur vibrant

    Isaac Grünewald – Un monde imaginaire (1915)

    Texte de Luc Fayard, illustré par Un monde imaginaire, d’Isaac Grünewald


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  • Shelley (Percy-Bysshe) : To a Skylark (À une alouette)

    Hail to thee, blithe Spirit!
    Bird thou never wert,
    That from Heaven, or near it,
    Pourest thy full heart
    In profuse strains of unpremeditated art.
    Higher still and higher
    From the earth thou springest
    Like a cloud of fire;
    The blue deep thou wingest,
    And singing still dost soar, and soaring ever singest.
    In the golden lightning
    Of the sunken sun
    O’er which clouds are bright’ning,
    Thou dost float and run,
    Like an unbodied joy whose race is just begun.
    The pale purple even
    Melts around thy flight;
    Like a star of Heaven
    In the broad daylight
    Thou art unseen, but yet I hear thy shrill delight:
    Keen as are the arrows
    Of that silver sphere,
    Whose intense lamp narrows
    In the white dawn clear
    Until we hardly see — we feel that it is there.
    All the earth and air
    With thy voice is loud.
    As, when night is bare,
    From one lonely cloud
    The moon rains out her beams, and heaven is overflowed.
    What thou art we know not;
    What is most like thee?
    From rainbow clouds there flow not
    Drops so bright to see
    As from thy presence showers a rain of melody.
    Like a poet hidden
    In the light of thought,
    Singing hymns unbidden,
    Till the world is wrought
    To sympathy with hopes and fears it heeded not:
    Like a high-born maiden
    In a palace tower,
    Soothing her love-laden
    Soul in secret hour
    With music sweet as love, which overflows her bower:
    Like a glow-worm golden
    In a dell of dew,
    Scattering unbeholden
    Its aerial hue
    Among the flowers and grass, which screen it from the view:
    Like a rose embowered
    In its own green leaves,
    By warm winds deflowered,
    Till the scent it gives
    Makes faint with too much sweet these heavy-winged thieves.
    Sound of vernal showers
    On the twinkling grass,
    Rain-awakened flowers,
    All that ever was
    Joyous, and clear, and fresh, thy music doth surpass.
    Teach us, sprite or bird,
    What sweet thoughts are thine:
    I have never heard
    Praise of love or wine
    That panted forth a flood of rapture so divine.
    Chorus hymeneal
    Or triumphal chaunt
    Matched with thine, would be all
    But an empty vaunt —
    A thing wherein we feel there is some hidden want.
    What objects are the fountains
    Of thy happy strain?
    What fields, or waves, or mountains?
    What shapes of sky or plain?
    What love of thine own kind? what ignorance of pain?
    With thy clear keen joyance
    Languor cannot be:
    Shadow of annoyance
    Never came near thee:
    Thou lovest, but ne’er knew love’s sad satiety.
    Waking or asleep,
    Thou of death must deem
    Things more true and deep
    Than we mortals dream,
    Or how could thy notes flow in such a crystal stream?
    We look before and after,
    And pine for what is not:
    Our sincerest laughter
    With some pain is fraught;
    Our sweetest songs are those that tell of saddest thought.
    Yet if we could scorn
    Hate, and pride, and fear;
    If we were things born
    Not to shed a tear,
    I know not how thy joy we ever should come near.
    Better than all measures
    Of delightful sound,
    Better than all treasures
    That in books are found,
    Thy skill to poet were, thou scorner of the ground!
    Teach me half the gladness
    That thy brain must know,
    Such harmonious madness
    From my lips would flow
    The world should listen then, as I am listening now!

    Salut à toi, Esprit joyeux! 
    Car oiseau jamais tu ne fus 
    Qui dans le ciel, et presqu’aux Cieux 
    Epanche en longs accents profus 
    Un coeur empli de sons qu’aucun art n’a conçus. 
    De la terre où tu prends essor, 
    Nuage de feu jaillissant, 
    Tu t’élèves plus haut encore 
    Loin au-dessus de l’océan 
    Ne cessant l’ascension, ta chanson ne cessant. 
    Dans le soleil crépusculaire 
    Et l’or de son évanescence 
    Où les nuées se font plus claires 
    Tu sembles flotter, puis t’élances 
    Comme une joie sans corps dont la course commence. 
    Même pâleur et cramoisi 
    S’effacent quand tu les pourfends; 
    Comme une étoile en plein midi, 
    Nul ne te voit au firmament, 
    Pourtant j’entends le cri de ton enchantement; 
    Ardent comme là-haut la sphère 
    Aux si vives flèches d’argent, 
    Mais dont s’estompe la lumière 
    Dans la clarté du matin blanc 
    Jusqu’à n’être vue guère, que l’on sent là pourtant. 
    Partout sur terre et dans les airs 
    Ta puissante voix retentit 
    Comme quand la lune à travers 
    Le seul nuage de la nuit 
    Inonde tout le ciel de lumineuse pluie. 
    Ce que tu es nous ignorons; 
    Qu’est-ce qui le mieux te décrit? 
    Car les gouttes d’arc-en-ciel n’ont 
    Des nues jamais resplendi 
    Comme tombe l’averse de ta mélodie. 
    Ainsi le poète oublié 
    Dans sa lumière intérieure, 
    Chantant, sans en être prié, 
    L’hymne à ses espoirs et ses peurs 
    Aux hommes ébahis d’y découvrir les leurs; 
    Ainsi la noble damoiselle 
    Au palais, dans sa haute tour, 
    Qui des musiques les plus belles 
    Berce son coeur épris d’amour 
    Sans savoir qu’elle charme aussi toute la cour; 
    Ainsi le ver luisant doré 
    Dont la couleur seule est perçue 
    Au fond d’un vallon de rosée, 
    Parsemant ce halo diffus 
    Parmi l’herbe et les fleurs où lui est hors de vue; 
    Ainsi le rosier habillé 
    Du feuillage vert de ses fleurs 
    Que le vent brûlant vient piller 
    Mais dont l’odorante douceur 
    Fera s’évanouir l’aérien détrousseur. 
    L’averse vernale et son bruit 
    Sur les herbes qui étincellent, 
    Les fleurs éveillées par la pluie, 
    Joies pures et vives, certes, mais elles 
    Ne surpassent jamais ta musique éternelle. 
    Apprends-nous donc, sylphe ou oiseau, 
    Les doux pensers qui sont les tiens; 
    Je n’ai jamais entendu mots 
    D’éloge à l’amour ou au vin 
    Déclamés en un flot de bonheur si divin. 
    Chants de triomphe et choeurs nuptiaux, 
    Si à ta voix on les compare, 
    Nous paraissent creux, sonnent faux 
    Et ne sont que vaines fanfares 
    Auxquelles font défaut les choses les plus rares. 
    Quelle est la source, quel est l’objet 
    De cette chantante fontaine? 
    Des bois? Des vagues? De hauts sommets? 
    Des formes de ciel ou de plaine? 
    L’amour de ton espèce? Le mépris de la peine? 
    Car dans ton pur ravissement 
    La langueur ne trouve point place; 
    Et l’ombre du désagrément 
    Jamais même ne te menace; 
    Tu aimes, mais de l’amour ignores ce qui lasse. 
    En éveil, ou lorsque tu dors, 
    N’est-ce pas qu’en toi s’illumine 
    Plus de vérité sur la mort 
    Que les mortels n’en imaginent, 
    Pour que coulent de toi notes si cristallines? 
    Nous voulons demain et hier, 
    Après eux soupirons sans cesse; 
    Dans nos rires les plus sincères, 
    Il est toujours quelque détresse; 
    Et nos chants sont plus beaux qui parlent de tristesse. 
    Pourtant si nous avions pouvoir 
    D’oublier peur, orgueil et haine, 
    Si nous étions nés pour avoir 
    De la vie ni larmes ni peine, 
    Comme ta joie dès lors nous paraîtrait lointaine. 
    Ton art, mieux que tous les ténors 
    Qui touchent l’âme profonde, 
    Ton art, mieux que tous les trésors 
    Dont tant de grands livres abondent, 
    Servirait le poète, ô oublieux du monde! 
    Apprends-moi un peu du plaisir 
    Connu d’un coeur toujours content, 
    Pareil harmonieux délire 
    Coulerait alors dans mon chant; 
    Le monde m’entendrait, comme moi je t’entends! 

    Percy Bysshe Shelley – Traduction : Jean-Luc Wronski – source : poesie.net

    Shelley (Percy-Bysshe) : To a Skylark (À une alouette)

  • Forough Farrokhzâd : Le Baiser

    Forough Farrokhzâd : Le Baiser

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Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025