Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
1 477 artistes • 860 auteurs publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Qu’est-ce que l’histoire, sinon une fable sur laquelle tout le monde est d’accord ?(cité par Dan Brown « Da Vinci Code »)
Notes techniques de l’auteure : « Pour le texte de la chanson, Chat m’a permis de créer de magnifiques métaphores. La chanson a ensuite été composée avec @sunomusic. Les images ont été créées à partir des paroles, qui m’ont servi de point de départ. L’animation a été réalisée avec #VEO3. »
Jeremy Mann – Cityscape No+621 (2025)E.C. Baugh – Figure II (2025) – cendres et charbon de bois sur linZaria Forman – Greenland #52 (2020) – pastelErin Hanson – Parc Monceau (2024)Tibor Nagy – The Gray Illusions (2024)
j’aime le destin hésitant d’une trace de pas sur le sable mouillé la poussée invisible du vent dans les frondaisons le vent de pleine mer qui me ride la peau l’écume grondeuse dans le sillage du voilier le mouvement perpétuel des vagues sur la mer comme dans ma vie chercher à deviner où elles commencent et se terminent
j’aime l’infini du vert dans la forêt d’été l’ombre d’un mur qui dévoile son histoire fatiguée le chien immobile qui dort comme si rien ne pouvait lui arriver rêver quand perdu dans une ville étrangère je survole invulnérable les toits et les arbres l’évolution des paradigmes pour les gens qui volent comme moi hier ce vol était sexuel aujourd’hui il est liberté
j’aime la possibilité d’un sourire les limbes le flou la demi-teinte l’incertitude le non-dit les arrière-cours le silence qui parle de lui-même les livres que j’ai lus même si je ne lis plus les artistes libres qui sauveront peut-être l’humanité de ses tyrans me perdre dans les couleurs et les plans d’un tableau puis imaginer où pourrait aller le trait du pinceau quand il sort du cadre
j’aime la vie parce qu’elle est le plus grand des paradoxes c’est le moins qu’elle puisse être ne pas comprendre la musique et l’aimer quand même idem pour la philosophie l’idée de pouvoir vivre assez vieux pour embrasser un enfant d’un enfant de mes enfants et me dire alors que je peux mourir sans regret avoir compris que l’amour est enfant de hasard et de grâce ne plus croire en Dieu mais lui parler de temps en temps quand ça va mal
j’aime le rose du soir dans le ciel du sud la bruine uniquement en bord de mer les branches hivernales des arbres poussant les plaintes de leurs bras nus vers le ciel les soirs qui durent longtemps dans le noir les matins indécis à se désembrumer
j’aime l’orgueil qui me sauve de la paresse le souvenir mensonger de ma jeunesse belle et arrogante tous les mots qui n’ont pas encore été prononcés
j’aime les gueules pas banales les gens qui me font rire les autres m’ennuient les voix rauques surtout chez les femmes les yeux d’un visage quand ils parlent d’abord la grâce d’un mouvement de tête entraperçu au moment précis où elle se détourne
j’aime les sentiers qui montent vers l’air pur et le silence léger les chemins qui tournent en suivant les bords de mer sentir que j’ai une âme forte quand elle frémit et pleure m’endormir le plus tard possible j’ai peur de mourir dans mon sommeil
j’aime la promesse d’écrire chaque jour jusqu’à ma mort pour dire ce que j’aime
(à suivre…)
Daniel Keys – Abondance (2017)
Texte de Luc Fayard illustré par 7 artistes contemporains (de haut en bas) : Jeremy Mann, E.C. Baugh, Zaria Forman, Erin Hanson, Tibor Nagy, Eva Nielsen, Daniel Keys
John Atkinson-Grimshaw – Nightfall Down the Thames (1880)Harald Sohlberg – Nuit d’hiver dans les montagnes (1914)Elihu Vedder – The Cup of Death (1885)
quand les voiles de la nuit quitteront les quais déserts pour m’embarquer de force vers le trou du grand large
avant de partir j’entasserai dans ma besace les trésors qui m’ont rajeuni l’âme tout au long du chemin
je cueillerai des morceaux de nature et de tableaux ayant capté le vrai dans l’invisible et le souffle dans la création
j’accrocherai quelques notes l’une derrière l’autre tourbillon de contrastes grimpant vers le ciel
de mes rêves j’emporterai les baisers non donnés gorgés d’étranges frissons à la douceur inconnue
de ma vie les soleils rouges ayant illuminé mon cœur des horizons non gagnés pour m’avoir ébloui
je changerai l’un de tes sourires en un souple trait d’infini pour que le vent des soupirs m’effleure sans remords
je volerai un rayon de tes yeux pour que sa lumière m’éclaire dans ma traversée solitaire vers l’ombre et le silence
puis je laisserai le temps voleur transmutant ravir l’éclat des autres pour l’exiler dans l’oubli
j’oublierai tout le reste et dans l’ultime geste solennel théâtral de comédie humaine
je me draperai dans la soie de nos silences profonds pour que l’odeur de ta peau devienne mon dernier parfum
Nicholas Roerich – Étoile du Héros (1936)Valerius De Saedeleer – Verger en hiver (1907)Romaine Brooks – Le Trajet (1911)
Texte de Luc Fayard illustré par six oeuvres d’artistes modernes : John Atkinson-Grimshaw – Nightfall Down the Thames(1880) ; Harald Sohlberg – Nuit d’hiver dans les montagnes(1914) ; Elihu Vedder – The Cup of Death(1885) ; Nicholas Roerich – Étoile du Héros(1936) ; Valerius De Saedeleer – Verger en hiver(1907) ; Romaine Brooks – Le Trajet(1911) ;
A force de grandir, avec régulièrement de nouveaux auteurs et chaque jour de nouveaux artistes, Amavero a fini par être victime de son succès et ne plus savoir très bien où il en était. Alors nous avons pris le temps d’organiser nos infos sur les auteurs et sur les artistes, et surtout de le faire d’une manière qui permette une mise à jour automatique en temps réel. C’est chose faite après de longues heures de travail avec à la fois l’assistance (humaine) de wordpress.com qui est disponible, fait suffisamment rare pour être signalé, et en plus efficace et compétente et celle de plusieurs IA entre lesquelles nous avons partagé le travail: ChatGPT a longtemps été le partenaire principal du site et il est progressivement remplacé maintenant par Gemini, plus rapide. Et chaque fois qu’un problème un peu épineux se pose, nous préférons le confier à Claude qui nous parait être à la fois le meilleur développeur et le plus rapide.
Nous espérons que vous allez apprécier ces outils qui vous permettent de trouver les auteurs et les artistes que vous cherchez , ou d’en découvrir. Vous vous apercevrez peut-être que selon les index , les compteurs peuvent avoir de petites différences. Ce ne sont pas des erreurs mais des approches différentes de recensement ! Une chose est sure: nous sommes à plus de 1 000 artistes et plus de 700 auteurs
Le point d’entrée facile avec un moteur de recherche spécialisé artiste-auteur et un affichage en liste, chaque nom affiché étant simplement indiqué comme auteur ou comme artiste avec un lien vers sa fiche standard.
Au jour de publication: 1096 artistes et 167 auteurs r (sans compter évidemment les auteurs cités dans les autres univers, voir plus loin l’index global des auteurs)
Il rassemble tous les artistes publiés par Amavero dans les publications d’art et pour chaque artiste, toutes les œuvres publiées.
A ce jour : 1 072 artistes, 1893 œuvres.
Oui, nous savons, Il faut faire un effort pour introduire davantage de nouveaux artistes ! Mais sur les grands noms ou sur les coups de coeur, on a parfois du mal à se réfréner…. Exemple de citation pour un grand nom :
D’abord le titre de l’œuvre avec sa date si possible, ensuite son endroit de publication dans Amavero (avec le nom du poème si elle est accolée à un texte), et si possible sa catégorie d’art; vous notez qu’une même œuvre peut être publiée plusieurs fois, dans plusieurs publications différentes : nous avons gardé toutes ses occurrences parce que nous pensons qu’elles peuvent vous intéresser.
Même principe que pour les artistes, tous les auteurs publiés pour Amavero dans les publications d’art ou choisis par Amavero dans les autres univers; avec un affichage soit global, soit par grand univers: Poèmes-art, Poèmes, Textes choisis, Citations, Bibliothèque. Et là aussi mise à jour en temps réel à chaque publication d’un nouvel auteur. Dans cette première version, nous avons recensé à l’heure ou nous publions : 746 auteurs.
N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques ou suggestions sur l’utilisation de ces index :
Hail to thee, blithe Spirit! Bird thou never wert, That from Heaven, or near it, Pourest thy full heart In profuse strains of unpremeditated art. Higher still and higher From the earth thou springest Like a cloud of fire; The blue deep thou wingest, And singing still dost soar, and soaring ever singest. In the golden lightning Of the sunken sun O’er which clouds are bright’ning, Thou dost float and run, Like an unbodied joy whose race is just begun. The pale purple even Melts around thy flight; Like a star of Heaven In the broad daylight Thou art unseen, but yet I hear thy shrill delight: Keen as are the arrows Of that silver sphere, Whose intense lamp narrows In the white dawn clear Until we hardly see — we feel that it is there. All the earth and air With thy voice is loud. As, when night is bare, From one lonely cloud The moon rains out her beams, and heaven is overflowed. What thou art we know not; What is most like thee? From rainbow clouds there flow not Drops so bright to see As from thy presence showers a rain of melody. Like a poet hidden In the light of thought, Singing hymns unbidden, Till the world is wrought To sympathy with hopes and fears it heeded not: Like a high-born maiden In a palace tower, Soothing her love-laden Soul in secret hour With music sweet as love, which overflows her bower: Like a glow-worm golden In a dell of dew, Scattering unbeholden Its aerial hue Among the flowers and grass, which screen it from the view: Like a rose embowered In its own green leaves, By warm winds deflowered, Till the scent it gives Makes faint with too much sweet these heavy-winged thieves. Sound of vernal showers On the twinkling grass, Rain-awakened flowers, All that ever was Joyous, and clear, and fresh, thy music doth surpass. Teach us, sprite or bird, What sweet thoughts are thine: I have never heard Praise of love or wine That panted forth a flood of rapture so divine. Chorus hymeneal Or triumphal chaunt Matched with thine, would be all But an empty vaunt — A thing wherein we feel there is some hidden want. What objects are the fountains Of thy happy strain? What fields, or waves, or mountains? What shapes of sky or plain? What love of thine own kind? what ignorance of pain? With thy clear keen joyance Languor cannot be: Shadow of annoyance Never came near thee: Thou lovest, but ne’er knew love’s sad satiety. Waking or asleep, Thou of death must deem Things more true and deep Than we mortals dream, Or how could thy notes flow in such a crystal stream? We look before and after, And pine for what is not: Our sincerest laughter With some pain is fraught; Our sweetest songs are those that tell of saddest thought. Yet if we could scorn Hate, and pride, and fear; If we were things born Not to shed a tear, I know not how thy joy we ever should come near. Better than all measures Of delightful sound, Better than all treasures That in books are found, Thy skill to poet were, thou scorner of the ground! Teach me half the gladness That thy brain must know, Such harmonious madness From my lips would flow The world should listen then, as I am listening now!
Salut à toi, Esprit joyeux! Car oiseau jamais tu ne fus Qui dans le ciel, et presqu’aux Cieux Epanche en longs accents profus Un coeur empli de sons qu’aucun art n’a conçus. De la terre où tu prends essor, Nuage de feu jaillissant, Tu t’élèves plus haut encore Loin au-dessus de l’océan Ne cessant l’ascension, ta chanson ne cessant. Dans le soleil crépusculaire Et l’or de son évanescence Où les nuées se font plus claires Tu sembles flotter, puis t’élances Comme une joie sans corps dont la course commence. Même pâleur et cramoisi S’effacent quand tu les pourfends; Comme une étoile en plein midi, Nul ne te voit au firmament, Pourtant j’entends le cri de ton enchantement; Ardent comme là-haut la sphère Aux si vives flèches d’argent, Mais dont s’estompe la lumière Dans la clarté du matin blanc Jusqu’à n’être vue guère, que l’on sent là pourtant. Partout sur terre et dans les airs Ta puissante voix retentit Comme quand la lune à travers Le seul nuage de la nuit Inonde tout le ciel de lumineuse pluie. Ce que tu es nous ignorons; Qu’est-ce qui le mieux te décrit? Car les gouttes d’arc-en-ciel n’ont Des nues jamais resplendi Comme tombe l’averse de ta mélodie. Ainsi le poète oublié Dans sa lumière intérieure, Chantant, sans en être prié, L’hymne à ses espoirs et ses peurs Aux hommes ébahis d’y découvrir les leurs; Ainsi la noble damoiselle Au palais, dans sa haute tour, Qui des musiques les plus belles Berce son coeur épris d’amour Sans savoir qu’elle charme aussi toute la cour; Ainsi le ver luisant doré Dont la couleur seule est perçue Au fond d’un vallon de rosée, Parsemant ce halo diffus Parmi l’herbe et les fleurs où lui est hors de vue; Ainsi le rosier habillé Du feuillage vert de ses fleurs Que le vent brûlant vient piller Mais dont l’odorante douceur Fera s’évanouir l’aérien détrousseur. L’averse vernale et son bruit Sur les herbes qui étincellent, Les fleurs éveillées par la pluie, Joies pures et vives, certes, mais elles Ne surpassent jamais ta musique éternelle. Apprends-nous donc, sylphe ou oiseau, Les doux pensers qui sont les tiens; Je n’ai jamais entendu mots D’éloge à l’amour ou au vin Déclamés en un flot de bonheur si divin. Chants de triomphe et choeurs nuptiaux, Si à ta voix on les compare, Nous paraissent creux, sonnent faux Et ne sont que vaines fanfares Auxquelles font défaut les choses les plus rares. Quelle est la source, quel est l’objet De cette chantante fontaine? Des bois? Des vagues? De hauts sommets? Des formes de ciel ou de plaine? L’amour de ton espèce? Le mépris de la peine? Car dans ton pur ravissement La langueur ne trouve point place; Et l’ombre du désagrément Jamais même ne te menace; Tu aimes, mais de l’amour ignores ce qui lasse. En éveil, ou lorsque tu dors, N’est-ce pas qu’en toi s’illumine Plus de vérité sur la mort Que les mortels n’en imaginent, Pour que coulent de toi notes si cristallines? Nous voulons demain et hier, Après eux soupirons sans cesse; Dans nos rires les plus sincères, Il est toujours quelque détresse; Et nos chants sont plus beaux qui parlent de tristesse. Pourtant si nous avions pouvoir D’oublier peur, orgueil et haine, Si nous étions nés pour avoir De la vie ni larmes ni peine, Comme ta joie dès lors nous paraîtrait lointaine. Ton art, mieux que tous les ténors Qui touchent l’âme profonde, Ton art, mieux que tous les trésors Dont tant de grands livres abondent, Servirait le poète, ô oublieux du monde! Apprends-moi un peu du plaisir Connu d’un coeur toujours content, Pareil harmonieux délire Coulerait alors dans mon chant; Le monde m’entendrait, comme moi je t’entends!
Shelley (Percy-Bysshe) : To a Skylark (À une alouette)
Forough Farrokhzâd : Le Baiser
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