Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
© Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations, aux auteurs pour les textes.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 556 artistes • 822 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
La vérité objective d’une proposition et la validité de celle-ci au regard de l’approbation des opposants et des auditeurs sont deux choses… Lire


  • Maya Angelou : Still I Rise (Pourtant je m’élève)

    You may write me down in history
    With your bitter, twisted lies
    You may trod me in the very dirt
    But still, like dust, I’ll rise.

    Vous pouvez me rabaisser pour l’histoire
    Avec vos mensonges amers et tordus,
    Vous pouvez me traîner dans la boue
    Mais comme la poussière, je m’élève encore,

    (suite…)

  • Antonin Artaud : Le navire mystique

    Il se sera perdu le navire archaïque
    Aux mers où baigneront mes rêves éperdus,
    Et ses immenses mâts se seront confondus
    Dans les brouillards d’un ciel de Bible et de Cantiques.

    (suite…)

  • Le temps de l’araignée

    📂 Sélection des archives Infotekart

    Il fut un temps où je voulais être araignée

    A chacun son temps. Celui de l’araignée qui tisse sa toile heure après heure ne doit pas être tout à fait le même que le nôtre. Laisser le temps au temps.Prendre son temps, c’est encore mieux. « Si tu veux faire ta place au soleil, fais du soleil » disait Giono. On pourrait le paraphraser: « Si tu veux gagner du temps, prends ton temps, crée-le! »  Désormais, mon temps sera à moi. Je serai l’araignée de ma vie. Faites gaffe, mouches et moustiques, passez votre chemin au large! Je tisserai patiemment les liens de ma renaissance, heure après heure, jour après jour, choisissant chaque fil, chaque mouvement, chaque lieu.

    Une fenêtre avec des rideaux, entourée de plantes grimpantes, et une toile d'araignée tissée dans un coin.

    première publication dans Infotekart : 22 juillet 2007


  • ligne noire d’horizon

    Abstract art featuring a dark background with a wavy gold line running through it, divided into three sections.
    Faz Fazou – Kintsugi Sea

    rejouant ma vie en spectateur indolent
    survolant la mêlée sur un nuage blanc
    je rejoindrai la ligne noire d’horizon
    et de mon ballon exposé aux vents contraires
    de la destinée et du hasard je verrai
    tous les gens que j’aime se déchirer sur terre

    du haut d’un ciel sombre
    pressé par le temps raccourci
    j’enverrai ma déclaration
    en quelques éclats de mots
    comme une pluie d’étoiles
    une tombée de pétales

    nous sommes des morceaux d’âme
    galets mal taillés
    roulés par le torrent
    des rencontres serpentines
    molécules entrechoquées de sentiments
    poussières de sable en syphon
    sans raison ni colonne vertébrale

    souffrant de l’insignifiance
    de notre incomplétude
    où le corps n’est rien
    et les mots peu de choses
    il nous reste une certitude
    c’est la veine de l’amour
    qui donne à nos ombres
    la chaleur qui nous répare
    et nous fortifie
    comme le sillon d’or
    d’une faïence kintsugi

    puis le tonnerre grondera
    et dans la blanche éternité
    le vent fugace dissoudra
    la nue des sons déchiquetés


  • J.-K. Huysmans : la petite danseuse de Degas

    Dans ses plus insouciants croquis, comme dans ses oeuvres achevées, la personnalité de M. Degas sourd ; ce dessin bref et nerveux, saisissant comme celui des Japonais, le vol d’un mouvement, la prise d’une attitude, n’appartient qu’à lui ;

    (suite…)


Art et Poésie : dernières publications

  • Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

    Pierre-Auguste Renoir et Richard Guino : deux bronzes

  • Jacques Bertin : Hymne (2018)

    Jacques Bertin : Hymne (2018)

  • Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

    We have not long to love.
    Light does not stay.
    The tender things are those we fold away.
    Coarse fabrics are the ones for common wear.
    In silence I have watched you comb your hair.
    Intimate the silence, dim and warm.
    I could but did not, reach to touch your arm.
    I could, but do not, break that which is still.
    (Almost the faintest whisper would be shrill.)
    So moments pass as though they wished to stay.
    We have not long to love.
    A night. A day….

    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    La lumière ne restera pas.
    Les choses tendres sont celles que nous rangeons.
    Les tissus grossiers sont ceux du quotidien.
    En silence, je t’ai observée peignant tes cheveux.
    Un silence intime, tamisé et chaleureux.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, tendre la main pour toucher ton bras.
    J’aurais pu, mais je ne l’ai pas fait, rompre l’immobile.
    (Le moindre murmure serait strident.)
    Ainsi passent les heures comme si elles voulaient rester
    Nous n’avons pas longtemps pour aimer.
    Une nuit. Un jour…

    Tennessee Williams (1911–1983). In the Winter of Cities (Dans l’hiver des villes). 1956 (New Directions Publishing).

    Tennessee Williams : We Have Not Long To Love (1956) – Nous n’avons pas longtemps pour aimer

  • Galerie du baroque

    Galerie du baroque

  • Galerie de la Genèse

    Galerie de la Genèse

  • John McKinstry – Coastal Cottages (2024)

    John McKinstry – Coastal Cottages (2024)

  • Mimmo Paladino – Sans titre (2011)

    Mimmo Paladino – Sans titre (2011)

  • Léon Spilliaert – La couture (1917)

    Léon Spilliaert – La couture (1917)

  • Roger Bissière : Composition verte (1961)

    Roger Bissière : Composition verte (1961)

  • Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

    Voudrais qu’on m’enfougère,
    qu’on m’envente, qu’on m’enrose,
    qu’on m’encoquelicotte, qu’on m’enféminise,
    qu’on m’endoucisse , qu’on m’enciélise ….
    Voudrais pas qu’on m’enterre.

    Louis Calaferte – L’homme vivant (1994)

    Louis Calaferte : Prière pour ne pas mourir (1994)

  • Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

    Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
    E questa siepe, che da tanta parte
    Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
    Ma sedendo e mirando, interminati
    Spazi di là da quella, e sovrumani
    Silenzi, e profondissima quiete
    Io nel pensier mi fingo; ove per poco
    Il cor non si spaura. E come il vento
    Odo stormir tra queste piante, io quello
    Infinito silenzio a questa voce
    Vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
    E le morte stagioni, e la presente
    E viva, e il suon di lei. Così tra questa
    Immensità s’annega il pensier mio:
    E il naufragar m’è dolce in questo mare. »

    Toujours j’aimai cette colline solitaire
    Et cette haie qui refuse au regard
    L’ultime horizon de ce monde.
    Mais, en m’asseyant, je laisse aller mes yeux,
    Je façonne, en esprit, au-delà d’e la haie, des espaces sans finn
    Des silences surhumains, et c’est une quiétude
    Si profonde que pour un peu se troublerait
    Le cœur . Et comme alors j’entends
    Le vent bruire dans ces feuillages, je compare
    Ce silence infini à cette voix,
    Et je me souviens de l’éternel
    Et des saisons mortes, et de celle
    Qui vit encore, de sa rumeur.
    Immensité où sombre ma pensée,
    Et m’abîmer m’est doux en cette mer.

    Giacomo Leopardi – Canti (1818)
    Traduction: Luc Fayard à partir des traductions de Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy

    Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

  • Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

    Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

Abonnez-vous à
La Gazette d’Amavero
Entrez votre email
et vous recevrez notre newsletter
un lundi sur deux :
100% bénévole, gratuit,
sans pub, ni spam, ni traqueurs

← Retour

Votre adresse email a été envoyée

Merci pour votre abonnement au site Amavero et à ses poèmes !

Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025