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publiés dans Amavero

Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.


  • Ponge (Francis) : L’Appareil du téléphone

    Lorsqu’un petit rocher, lourd et noir, portant son homard en anicroche, s’établit dans une maison, celle-ci doit subir l’invasion d’un rire aux accès argentins, impérieux et mornes. Sans doute est-ce celui de la mignonne sirène dont les deux seins sont en même temps apparus dans un coin sombre du corridor, et qui produit son appel par la vibration entre les deux d’une petite cerise de nickel, y pendante.
    Aussitôt, le homard frémit sur son socle. Il faut qu’on le décroche : il a quelque chose à dire, on veut être rassuré par votre voix.
    (suite…)


  • Verlaine (Paul) : L’espoir luit comme un brin de paille dans l’étable

    L’espoir luit comme un brin de paille dans l’étable.
    Que crains-tu de la guêpe ivre de son vol fou ?
    Vois, le soleil toujours poudroie à quelque trou.
    Que ne t’endormais-tu, le coude sur la table ?

    (suite…)

  • Saint Paul : Première épître aux Corinthiens « L’amour ne passera jamais »

    Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (XII 31-XIII 13)[1]
    Frères, parmi les dons de Dieu, vous cherchez à obtenir ce qu’il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres. J’aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.
    (suite…)


  • Aragon (Louis) : On fait l'homme

    Ce qu’il m’aura fallu de temps pour tout comprendre
    Je vois souvent mon ignorance en d’autres yeux
    Je reconnais ma nuit je reconnais ma cendre
    Ce qu’à la fin j’ai su comment le faire entendre
    Comment ce que je sais le dire de mon mieux

    (suite…)

  • Rimbaud (Arthur) : L'étoile a pleuré rose

    L’étoile a pleuré rose au cœur de tes oreilles
    L’infini a roulé blanc de ta nuque à tes reins,
    La mer a perlé rousse à tes mammes vermeilles,
    Et l’Homme saigné noir à ton flanc souverain.

    (1854-1891) Poésies


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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025