Vous trouverez dans les quelques page qui suivent un petit essai sur l’art poétique, construit surtout à partir d’exemples venus de toutes les rencontres que j’ai pu faire en poésie depuis … des dizaines d’années. J’ai organisé le document à l’ancienne avec un sommaire et des chapitres pour vous permettre de naviguer d’un sujet à l’autre.
Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire part de vos remarques!
L’ange volé (The Stolen Angel)
La noirceur contemporaine n’est qu’une ombre
On ne m’interdira pas l’ineffable joie
Je m’assieds… Je me tais… J’apaise mes décombres…
Jusqu’à la Vie généreuse qui partage nos voix
Today’s darkness is but a shadow
Ineffable joice won’t be banned to me
I sit down… I stay silent… I soothe my ruins…
Until the lavish Life that shares our voices
Bernard Gast © L’ange volé (2004) – ‘Peinture avec le Cinéma’ (1,3 x 1,8 m) © Adagp (collection privée)
Texte de Bernard Gast www.bernardgast.com inspiré par une œuvre de l’auteur : L’ange volé
Bernard Gast est un artiste plasticien qui crée des œuvres à partir de pellicules 35 mm de cinéma et écrit ses propres textes sur ses œuvres
Saint-John Perse : Chanté pour celle qui fut là
Amour, ô mon amour, immense fut la nuit, immense notre veille où fut tant d’être consumé. Femme vous suis-je, et de grand sens, dans les ténèbres du coeur d’homme. La nuit d’été s’éclaire à nos persiennes closes; le raisin noir bleuit dans les campagnes; le câprier des bords de route montre le rose de sa chair; et la senteur du jour s’éveille dans vos arbres à résine.
(suite…)Saint-John Perse : Et vous, Mers…
Et vous, Mers, qui lisiez dans de plus vastes songes, nous laisserez-vous un soir aux rostres de la Ville, parmi la pierre publique et les pampres de bronze ?
Plus large, ô foule, notre audience sur ce versant d’un âge sans déclin : la Mer, immense et verte comme une aube à l’orient des hommes,
(suite…)soir flamboyant

vase de fleurs carrées
ou glaçons orangés
fond de taffetas rouges
bordant la mer qui bouge
immeuble ultra-moderne
et gratte-ciel bleui
train à vapeur en berne
par la fumée noirci
non je ne veux pas voir
les rivières de sang
mais le soir flamboyant
fort de rêve et d’espoir
Texte: Luc Fayard, inspiré de Soir Flamboyant, de Guillaume Villaros – 2010/2014 – acrylique au couteau sur papier.















